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Si l’euro est par terre, c’est la faute aux dérivés de Goldman Sachs

La rédaction

15 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – Les informations révélées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel du 8 février, reprises par le New York Times du dimanche 14 février, confirment ce que l’on soupçonnait depuis longtemps : les banques spéculatives de Londres et New York, notamment Goldman Sachs ou encore JP Morgan, ont, par des montages financiers à très haut risque, « aidé » la Grèce à « échapper » aux critères de Maastricht. Aujourd’hui, ce seraient les mêmes qui spéculent sur l’éclatement de la zone euro.

Deux pavés se trouvent ainsi jetés dans la mare des idées reçues : soudainement, les Grecs et autres « PIIGS » peuplant le « Club Med » ne seraient plus les seuls tricheurs de la planète et l’administration Obama s’avèrerait entourée de représentants d’une caste de spéculateurs cupides, assez peu regardants sur l’avenir du monde.

Le contexte. Le système financier mondial chavire. Ecrasée par la dette résultant des renflouements bancaires, la zone euro, telle un zèbre blessé dans la jungle de la mondialisation, tombe. Dans sa chute malheureuse, il attire sur lui les fauves assoiffés de sang. Loups, lions, hyènes et autres corbeaux se ruent alors sur une proie sans défense.

Le New York Times rapporte qu’avec l’aide de Goldman Sachs, la Grèce a pu dissimuler pendant des décennies des milliards d’euros de dette sans que celle-ci ne figure en tant que telle dans la comptabilité européenne.

D’après le journal, début novembre 2009, soit trois mois avant qu’Athènes ne devienne l’épicentre d’une « angoisse financière globale », une équipe de Goldman Sachs arrive dans la capitale hellénique avec une proposition très moderne visant « à dépanner un gouvernement en proie à une crise budgétaire ». L’équipe, dirigée par le président de Goldman, Gary D. Cohn, propose de « reporter la dette du secteur de santé de la Grèce à plus tard, un peu de la même façon qu’un deuxième crédit hypothécaire permet à l’acheteur d’une résidence de combler son déficit provenant de sa carte de crédit ».

Dès 2001, après la décision de la France et de l’Allemagne de faire entrer la Grèce dans la zone euro, Goldman avait arrangé plusieurs milliards de crédits pour l’Etat grec. Ces accords, conclus dans le plus grand secret, furent présentés comme des ventes, non comme des dettes, et permirent à Athènes de donner l’impression de respecter les critères de convergence imposés à tout pays membre de la zone euro.

Selon le Times, un montage élaboré par Goldman Sachs en 2001, par le biais de swaps de devises, aurait notamment permis au gouvernement grec, juste après l’adhésion d’Athènes à l’union monétaire, d’emprunter plusieurs milliards en « dissimulant la transaction aux yeux du public ». Ce schéma, parfaitement légal, aurait aidé la Grèce à respecter les règles imposées par Bruxelles en matière de déficit. Goldman Sachs aurait perçu, au passage, quelque 300 millions de dollars de commissions.

Selon Der Spiegel, Goldman Sachs aurait mis au point en 2002 un produit financier dérivé, un swap de devises (« cross-currency swap ») qui aurait permis à la Grèce de mettre en place un emprunt qui n’apparaît pas dans les statistiques officielles.

Comme dans la crise des subprimes et l’implosion de l’affaire AIG, écrit le Times, « les produits financiers dérivés ont joué un rôle dans l’explosion de la dette grecque. Goldman Sachs, JP Morgan Chase et une vaste palette d’autres banques permirent aux autorités grecques, italiennes et éventuellement d’autres à camoufler des emprunts supplémentaires. Dans des douzaines de contrats dans toute l’Europe, les banques ont troqué leur offre de cash en échange de recettes futures des gouvernements (…) Par exemple, la Grèce a hypothéqué les recettes provenant des taxes aéroportuaires (en créant la structure Aeolos en 2001) et de la loterie (en créant Ariadne en 2000). »

Donc, si la Grèce est tant attaquée aujourd’hui, c’est en partie parce qu’elle cherche à se défaire de ces combines.

Ce qui est clair, c’est que le monde a besoin de toute urgence du plan LaRouche pour une réforme en profondeur du système financier international. En attendant, la Grèce pourrait immédiatement mettre sur pied une « Commission Pecora » et mener une enquête rigoureuse sur les responsabilités des banques.


Signez :
La pétition pour une Commission d’enquête (Pecora)
Vidéo :
Jacques Cheminade : c’est pas la Grèce, imbécile !


Voir les 3 commentaires

  • Elie • 15/02/2010 - 22:27

    Par la même occasion, ne pourrait on pas également créer une "commission tartanpion" pour mener une enquête rigoureuse sur la responsabilité des politiques grecs sur ces quarante dernières années. Banquiers pourris (je parle des spéculateurs) et homme politiques irresponsables et conrompus pourraient s’en retourner dos à dos. Et en Grèce, vous le savez comme moi, il y aurait de quoi faire. Une question....pourquoi dédouanez vous toujours les politiques ?

    • gdfontaines • 22/06/2010 - 00:20

      Un commission PECORA ne dédouane en rien les Politiques ! Plus proche de nous l’excellent travail fait en Islande. Le rapport des parlementaires accusant d’extrême négligence l’ancien Premier ministre conservateur Geir Haarde (démissionaire) et l’ex-gouverneur de la banque centrale, David Oddsson (destitué) .. Invitons la Grèce à en faire autant.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 16/02/2010 - 13:40

    Eh ! oui !

    Pour qu’il y ait corruption et tricherie, il faut un corrupteur qui trouve facilement un corrompu qui pourra servir de bouc émissaire !!!

    Le problème c’est quand le corrompu veut se refaire une virginité pour n’être ni responsable ni coupable ...

    J’ai déjà entendu cela quelquepart ... pas vous !!!

    Mes pensées vont d’abord et essentiellement au peuple grec puisque du sang grec coule aussi dans mes veines.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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