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Socialistes, Réveillez-vous !

La rédaction

Par Jacques Cheminade

La situation politique est désastreuse. Parrainé par ses amis de l’oligarchie financière et leurs médias, Nicolas Sarkozy s’est emparé de la France. Le désastre n’est cependant pas un désastre français. Il s’agit d’un désastre mondial.

Par Jacques Cheminade

La situation politique est désastreuse. Parrainé par ses amis de l’oligarchie financière et leurs médias, Nicolas Sarkozy s’est emparé de la France. Le désastre n’est cependant pas un désastre français. Il s’agit d’un désastre mondial. Nous devons donc mobiliser toutes nos énergies pour déjouer les manoeuvres de Nicolas Sarkozy mais surtout articuler notre politique intérieure avec un projet de politique internationale aux dimensions de l’effondrement économique, de la désintégration financière et de la dislocation sociale que le monde subit. Or que fait le Parti socialiste ? Il n’est pas en ordre de marche, comme le répète François Hollande, mais il a passé la marche arrière. La confusion des sentiments, des courants et des ambitions n’aboutit qu’à l’espoir d’empêcher Nicolas Sarkozy d’obtenir une large majorité aux élections législatives. De tels espoirs sont mortifères car ils n’ont jamais fait rêver ni vivre personne.

Ce qu’il faut à la gauche, c’est sortir du verbiage et des schémas pour passer à la réalité qui les engendre : établir d’où vient le désastre et entamer le combat pour faire face. C’est surtout rejeter une mentalité autodestructrice de perdant.

En ne prenant pas en compte les enjeux internationaux, en surenchérissant sur l’administration Bush-Cheney en ce qui concerne l’Iran, en ne comprenant pas le lien entre développement du nucléaire, vraie croissance physique et justice sociale, en demeurant attachée à la realpolitik mitterrandienne, Ségolène Royal a embourbé une campagne qui avait pour mérite de remettre en cause la tutelle des éléphants. Il ne faudrait pas que les législatives soient l’occasion de leur retour. Au contraire, nous espérons que la brèche ouverte par Ségolène apportera l’air frais du ressourcement dont le parti a besoin pour redevenir celui de Jaurès et de la Résistance.

Alors, tout redeviendrait possible. Imaginons que ses dirigeants expliquent qu’un nouvel ordre financier et monétaire international, s’appuyant sur le développement de l’Eurasie, de Paris à Pékin, est la seule voie pour échapper à l’effondrement et enclencher une logique anti-guerre par le développement mutuel. Imaginons qu’ils apportent tout leur soutien à ceux qui veulent tracer de nouvelles routes de la soie et construire un tunnel sous le détroit de Béring, unissant l’espace eurasiatique aux Amériques. Imaginons qu’ils dénoncent la politique de l’administration Bush-Cheney en montrant qu’elle mène aujourd’hui à la guerre et en désignant Nicolas Sarkozy comme leur complice. Imaginons qu’à partir d’une nouvelle politique de Pont terrestre eurasiatique, prenant avantage des déclarations de Poutine en faveur d’une politique rooseveltienne de grands travaux, les socialistes proposent un plan de paix pour toute l’Asie du Sud-Ouest, stabilisant Israël et la Palestine par un développement mutuel. Imaginons l’enthousiasme suscité par une telle approche lorsqu’ils montreraient que par elle, par son financement audacieux, les conditions indispensables à une politique de justice sociale en France même seraient créées, renversant le choix de la rigueur autodestructrice effectué en 1983. Imaginer cela, c’est prendre le taureau là où sont ses cornes et être réellement réaliste. Chercher au contraire à limiter les conditions de la défaite, ce n’est pas être réaliste, c’est être impuissant.

Le financement ? Ah, répondra-t-on, mais la France est trop endettée ! Ce n’est pas vrai : notre dette est pour moitié une dette entre Français, et notre taux d’épargne dépasse 15 %, alors que celui des Etats-Unis est négatif et celui de la Grande-Bretagne bien plus bas. Mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel est que seule la réouverture des guichets d’un crédit productif public, accompagnée d’une politique internationale fondée sur des taux de change stables, avec un contrôle de l’orientation des flux de capitaux, est capable de financer le développement de l’Europe et de l’Asie à l’échelle voulue, non pour que l’Asie prenne nos marchés, mais pour que soient créées les conditions d’un développement mutuel, avec des marchés organisés et intelligemment protégés. C’est interdit par Maastricht et par le fonctionnement de la Banque centrale européenne ? C’est précisément cela qu’il faut changer, pour que toute l’Europe arrête de se faire hara-kiri et de dégénérer dans un conglomérat d’Etats ingouvernables, ayant livré leur souveraineté nationale au féodalisme financier.

Le système financier et monétaire international doit être réorganisé pour arrêter les spéculations prédatrices. Les socialistes doivent proposer que la France mette ce défi sur la table du monde.

Il faut faire vite, donner l’impulsion très vite. Déjà, l’industrie automobile américaine se trouve détruite, et ce sera demain le sort de la nôtre si nous ne faisons rien. Les cadences infernales de M.Ghosn ne sont en rien une solution : les suicides de Renault-Guyancourt sont le premier signe de ce à quoi aboutit une « rationalisation financière ». Déjà, nos cliniques sont achetées par des fonds d’investissement et de pension qui entendent les rationaliser, c’est-à-dire traiter les maladies les plus chères des malades les plus riches. Il y aurait beaucoup d’autres « déjà » à mentionner ici. Cependant, l’essentiel est qu’avec l’environnement du crédit productif public, qui suppose aussi le retour de l’Etat avec un Plan (les oreilles et les yeux) et une banque nationale (les bras et les jambes), il faut montrer comment on peut inverser les politiques de Nicolas Sarkozy, dont les « réformes » ne profitent qu’aux plus riches.

On pourra ainsi sauver l’Hôpital public et la Sécurité sociale, se donner une Formation professionnelle digne de ce nom et une Education nationale avec une carte scolaire pourvue réellement de moyens. Car la carte scolaire, comme la police de proximité, ont échoué faute de moyens en faveur des quartiers les plus démunis. Une justice qui soit la même pour tous, un vrai pouvoir avec les moyens pour tous d’avoir un bon avocat, ce qui suppose de multiplier par quatre l’aide juridictionnelle, doubler le nombre d’inspecteurs du travail pour assurer le suivi de leurs constats, organiser une hausse des salaires dans le nouvel environnement économique productif ainsi créé : cela s’appelle la gauche, si ce mot a un sens.

C’est ce que nous entendons défendre aux assises refondatrices de la gauche, mais il faudrait se battre pour ce projet dès les législatives d’aujourd’hui. C’est ce que font nos candidats, en tant qu’éclaireurs. Car tout raisonnement en termes de positionnement, avec ou sans le centre, avec ou sans la gauche de la gauche, est stérile et exclut qu’on parvienne à une majorité d’idées. Il faut se battre avec un projet traitant les vraies causes des choses. Le gouvernement des riches, par les riches et pour les riches que nous nous sommes donné est destructeur ; il faut un projet pour rétablir le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. En haussant le ton. Car c’est le seul moyen de retrouver l’estime de nous-mêmes et de nous réapproprier notre pays.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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