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Sommet Merkel-Sarkozy : au bord du précipice, l’euro fait un grand pas en avant !

La rédaction

6 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — On nous affirme que la souris Merkozy a accouché d’une montagne. En réalité, acculés devant la désintégration violente de tout le système euro et dans une ultime tentative de « rassurer les marchés », nos deux chefs d’Etat viennent d’esquisser les grandes lignes d’un « nouveau Traité européen », dit pacte de stabilité exclusif, qu’ils comptent faire avaler ce week-end aux autres pays membres de l’UE, et au moins aux 17 membres de la zone euro.

Comme dans une mauvaise pièce de Molière, nos dirigeants s’acharnent sur ce que tout le monde sait être un cadavre faisandé. D’un coté, le docteur Sarkozy, pour qui un bon lavement (renflouement par la BCE et eurobonds) permettra de relancer la machine et d’autre part le professeur Merkel, pour qui le salut du malade dépendra uniquement d’une bonne saignée (austérité et rigueur budgétaire) !

Ainsi, rien ne vous étonnera dans le compromis obtenu :

  1. Les pays de la zone euro seront désormais soumis à des sanctions automatiques et immédiates lorsque le niveau de déficit de 3% de PIB sera franchi. Cependant, une « majorité qualifié » pourra empêcher ces sanctions.
  2. Les pays membres de la zone euro inscriront une règle d’or « renforcée » et « sévère » dans leurs constitutions afin que « les cours constitutionnelles puissent contrôler les budgets ».
  3. Si la Cour européenne de justice, basée au Luxembourg, pourra déterminer si les budgets nationaux sont conformes aux Traités, elle ne pourra pas les valider ni les annuler.
  4. A la demande de la France, la participation du secteur privé dans la restructuration de la dette d’un pays, ne devrait pas se reproduire.
  5. La « solidarité » de la zone euro (comprenez le dépouillement des peuples au service des banksters) sera essentiellement assuré par le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui sera lancé dès 2012 et non pas en 2013
  6. Terrifié par le danger réel d’une hyperinflation, on ne changera pas les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) et on reconnaît que les eurobonds « ne sont pas la solution ».

En clair, l’austérité pour le plus grand nombre et l’argent aux banquiers ! Le tout drapé dans une pseudo-constitutionalité permettant d’exclure toute interférence des peuples (référendums) et les parlements nationaux dépouillés de leurs prérogatives !

Mais un nouveau traité, ça prend du temps... et l’argent il le faut tout de suite.

Il est vrai que les traders ont bien du mal à trouver sur la table de leur cuisine les doses de substances spéculatives à bas prix auxquelles ils ont été accoutumé depuis tant d’années. D’ailleurs, à peine quelques heures après l’accord Merkel-Sarkozy, Standard & Poor’s a mis l’ensemble des pays AAA de la zone euro sous « surveillance négative », menaçant de baisser en particulier la note de la France de deux crans.

« C’est du Hjalmar Schacht [ministre keynésien des finances d’Hitler] et du Brüning [chancelier connu pour sa politique d’austérité draconienne], sans Hitler (pour l’instant) », commentait hier soir Helga Zepp-LaRouche, présidente de notre parti frère en Allemagne, le Büso, pour qui le combat pour un nouveau Glass-Steagall reste la clef pour retourner la situation.

Voir les 4 commentaires

  • italiapolare • 07/12/2011 - 17:48

    Il se trouve des gens assez stupides pour affirmer que certaines mesures ne sont "pas démocratiques mais nécessaires" et que le fait de vouloir vivre dans un pays souverain, c’est rester égoïstement dans son petit coin, autrement dit, vouloir "empêcher l’Europe de se construire". Certains ne verraient pas d’un mauvais oeil la mise en place d’une dictature mondiale, pourvu que celle-ci ne menace jamais leur petit confort et leurs conceptions à courte vue. Bien entendu, ils admirent Sarkozy et Merkel, ces deux dirigeants qui nous rappellent si bien que nous devons être raisonnables dans nos dépenses. Moins de soins, moins d’instruction, des logements toujours plus chers (voire pas de toit du tout), des factures de plus en plus élevées, tout cela pendant que les banques spéculent sur notre dos, ce n’est "pas démocratique mais nécessaire"... Il y en a assez de ces discours de fanatiques néoconservateurs. Chaque pays a le droit (et le devoir) d’assurer le bien-être de sa population, sans se faire dicter des mesures d’austérité par Merkel et Sarkozy, ces deux valets de l’Empire financier.

    Répondre à ce message

  • Elie • 07/12/2011 - 10:18

    Bien sûr qu’il faut un retour de la loi glass-Steagall mais ça ne résoudra pas le problème de l’endettement des états. Excepté l’Allemagne, tous les pays européens paient la note de 30 ou 40 années de gabegie.
    Un politicien ça ne compte pas, ça dépense. Le problème, c’est que c’est toujours le peuple qui rembourse.
    Une chose est sûre en tous cas, Jacques Cheminade n’exercera jamais de fonctions d’état, donc il ne rajoutera pas de dettes supplémentaires, c’est déjà pas mal.

    • petite souris • 07/12/2011 - 12:30

      Ben voyons !
      Il vaut donc mieux voter pour quelqu’un
      * dont on sait qu’il ne voudra pas du nouveau Glass-Steagal Act
      et
      * dont on est certain qu’il continuera à dépenser et à nous faire rembourser !!!!

      Je ne comprends pas bien votre raisonnement, mais je ne suis qu’une toute petite souris .......

    Répondre à ce message

  • petite souris • 06/12/2011 - 21:57

    Sarmarkokel ! un parfait specimen politique qui, n’ayant pas de solution, ne trouve pas mieux que de faire un nouveau traité !!!!
    ....encore une couche de bla-bla ce sera bien évidement plus compréhensible !!!
    .... et surtout ne pas consulter les peuples !!!

    Rendez-vous compte, les peuples veulent que l’on agisse pour eux et ils veulent de la démocratie !!!
    De la pure folie vous dis-je ! le peuple ne comprend rien !!!

    Ben voyons !

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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