Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

18 décembre - Macron : sa transition énergétique et la nôtre Lire 18 décembre - La Chine selon les néo-conservateurs à Washington et à Londres Lire 17 décembre - Réduire les émissions de CO2 : quelles conséquences ? Lire
AccueilActualité
Brèves

Spéculation alimentaire : le Crédit Agricole sur la défensive

9 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le 1er juin, Jacques Cheminade, candidat à la présidentielle 2012, publiait son plan sécheresse « Coupons l’herbe sous les pieds des spéculateurs ! » avançant les mesures clés qui doivent être entreprises dès maintenant face à l’urgence alimentaire mondiale.

Pour permettre une politique de production digne de ce nom, Cheminade appelle avant toute chose à « nettoyer les écuries d’Augias » : « La spéculation sur les produits agricoles avec des ETF (trackers, avec effet de levier) doit, en particulier, être interdite. N’est-il pas insupportable qu’une banque comme le Crédit agricole (pour ne nommer qu’elle), qui se montre si généreuse en offrant des facilités de trésorerie aux victimes de la sécheresse, continue, via Amundi, à spéculer sur les prix agricoles ? »

Alors que la déclaration de Cheminade a été largement diffusée dans les milieux agricoles, Amundi s’est mis sur la défensive en envoyant en première ligne son gérant des investissements agricoles (Amundi Funds Global Agriculture), Nicolas Fragneau, pour une interview dans Le Figaro du 6 juin titrée : « Nous ne participons pas à la raréfaction de l’agriculture ».

Tout au long de l’entrevue, Fragneau clame que ce n’est pas leur faute si les prix augmentent. « Beaucoup de nos clients nous ont posé la question » , dit-il, en jugeant que la hausse des prix est seulement due aux variations de l’offre et de la demande. A partir de là, il se pose en sauveur, puisque « investir dans les matières premières agricoles n’est pas uniquement spéculatif » si « vous privilégiez l’investissement à long terme »  ; semblant appeler à lui confier votre argent pour qu’il résolve la crise alimentaire...

Mais à l’heure où nos agriculteurs comptabilisent leurs hectares desséchés et envoient leur troupeau à l’abattage faute de pouvoir les nourrir, Amundi Funds Global Agriculture (géré depuis le paradis fiscal luxembourgeois) et ses 256 millions d’euros d’actifs, affichent une performance financière de 38,73%... Dans le même temps, les trackers/ETF (des paris virtuels mais affectant les prix mondiaux) d’Amundi, concentrés sur le blé, le maïs et le soja, affichent une performance de 71,39%...

Certes Amundi n’est pas le seul fonds français à spéculer sur la bouffe, mais il appartient à 75% au Crédit « Agricole »... Demandez à un agriculteur ce qu’il pense de cette banque et il vous dira : « Agricole ? Il n’en ont plus que le nom ! Crédit ? Ben y’en a plus pour nous ! »

Avec la sécheresse et les inondations qui frappent les productions céréalières en Europe, en Chine et en Amérique du Nord, les spéculateurs auront du grain à moudre pendant que le prix des denrées continueront de devenir trop cher pour des centaines de millions de personnes, y compris ici.

Il faut donc urgemment entreprendre le démantèlement des géants bancaires pour leur interdire de telles opérations, réorienter les financements vers la production et les grands projets d’infrastructure, et rétablir des stocks nationaux et régionaux permettant de casser la spéculation et d’éviter les pénuries.

Sécheresse : Fermons le casino pour nourrir l’humanité

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Pierre • 11/06/2011 - 03:34

    Que diantre !!!, le Bio est vivant et le fumier son apport principal de matière azotées de temps immémoriaux.

    "J’ai jamais tué d’bio....... ou y sentaient pas bon........"

    Bientôt les Paysans Bretons qui attaquaient les préfectures au lisier vont être accusés d’être des terroristes BIO.
    Les paris sont pris........ L’Article R 116-2 ne condamnant qu’à une amende de 1500 € va être certainement durcie.

    Tu iras jardiner à Guantanamo et nettoyer les latrines des dicentriques BIOS.....
    Et S&P n’en parlera pas ?

    Répondre à ce message

  • Pierre • 11/06/2011 - 03:29

    « Nous ne participons pas à la raréfaction de l’agriculture »
    C’est une évidence.....
    Comme par hasard, les médias aux ordres de ces messieurs accusent à tort des concombres BIO Espagnoles, soit dit en passant, le potager de l’Europe, une des rares activités à survivre en Espagne qui est économiquement dans le collimateur de l’Allemagne où les bio-écolos font de l’ombre électorale à Miss Merckel. Puis on s’en prend à la confrérie des mangeurs de graines germées BIO........... "retrouvée au fond d’une poubelle".
    LE BIO TUE.
    LE GEANT VERT EST UN VIOLEUR ET IL TREMPE SON CONCOMBRE DANS DE LA MERDE TUEUSE. !!! TREMBLEZ MENAGERES !!!
    Et elles tremblent. Même devant ses tomates ! Elles croient ses salades....
    En l’occurrence elles tremblent devant Echérichia Colli, le truc que tout "gratte-cul" a sous les ongles !
    Juste un peu trop "muté" pour être honnête, d’après l’analyse de nos concurrents Chinois.....
    Après les purins végétaux, voilà que nos éradicateurs de bibites vont découvrir que le fumier contient de la merde !!!!!
    L’attaque en règle se poursuit.
    FUMIER

    Répondre à ce message

  • millesime • 10/06/2011 - 06:40

    le fonds existe au Luxembourg le CA et les autres banques française ont créé des fonds "alimentaire" , il est donc difficile de "nettoyer les écuries"
    mais il est possible de commencer par une chose :

    « interdire les paris sur les fluctuations de prix. »l

    à ces différents fonds soit disant "alimentaire", c’est une question de "volonté politique"
    il est certain que la City à Londres, et le marché à terme de Chicago feront du lobbing pour éviter cela mais ...!
    http://millesime.over-blog.com

    Répondre à ce message

  • petite souris • 10/06/2011 - 01:12

    Nicolas Fragneau dans Le Figaro du 6 juin titrée : " Nous ne participons pas à la raréfaction de l’agriculture"

    Prenons ce monsieur au mot !
    Il laisse l’agriculture exister certes, mais c’est pour mieux spéculer !!!
    Honte à lui !

    Amundi Funds Global Agriculture (géré depuis le paradis fiscal luxembourgeois) et ses 256 millions d’euros d’actifs, affichent une performance financière de 38,73%... Dans le même temps, les trackers/ETF (des paris virtuels mais affectant les prix mondiaux) d’Amundi, concentrés sur le blé, le maïs et le soja, affichent une performance de 71,39%...

    Ce qui devient bien pire et plus pervers !!!

    Répondre à ce message

  • EDITH • 09/06/2011 - 18:10

    Sincérement je ne crois pas qu’ils s’arrêtront de spéculer sur les produits agricoles.En premier parce qu’ils ont tout investis dans les produits dérivés qui sont entrain de tomber comme un château de cartes,il faut bien se refaire,est le logiciel qu’ils ont dans la tête et un logiciel c’est très bête ! Deux ils se sentent investis d’une mission par l’oligarchie ,"il y a trop de monde sur terre et comme vous êtes des initiés vous allez nous aider a les faire disparaître" la faim qu’elle outil sublime testé dans les camps de concentration durant la derniére guerre !Trois les guerres de courte durée pour anéantir la psychologie des résistants,c’est ce qui se fait en lybie et bientôt en Syrie pour des pretextes mensongers avec l’aide de la propagande médiatique ,les journalistes aiment se penser initiés et courent aux diners du siècle contraire à la déontologie du métier.Quatre tout le monde vit actuellement dans son monde entropique fait de peurs et d’incertitudes et donc ses agents se raccrochent a leur monde ,qu’ils savent mauvais mais qu’ils connaissent parfaitement.Donc tout est là pour une bonne révolution bien sanglante .Ils ne savent pas ce qu’ils font pour eux c’est normal ça ira mieux demain !"ah ça ira,ça ira les aristos à la lanterne de leur cupidité on les pendra" !!!

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Hausse des prix : c’est la spéculation, imbécile !

13 juin 2011
Brèves
Hausse des prix : c’est la spéculation, imbécile !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard