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Stratégie de sortie américaine d’Irak

La rédaction

Le 26 octobre à Colombus (Ohio), Lyndon LaRouche a présenté une stratégie qui permettrait aux Etats-Unis de quitter l’Irak.

« Nous devons commencer par appréhender la réalité de la situation : il n’y avait aucun motif à l’invasion américaine de l’Irak sous George W. Bush. Le problème consistait à clarifier l’existence possible d’armes de destruction massives, interdites en vertu de l’accord imposé à l’Irak. Il n’y avait aucune preuve de l’existence de ces armes, uniquement des soupçons. Une équipe d’inspecteurs internationaux qualifiés avait été déployée auparavant en Irak et ils avaient admis n’avoir rien trouvé de substantiel en termes d’armes physiques. Cheney et Bush prétendaient, contre vents et marée, qu’il en existait encore, bien que, à ce jour, on n’en ait pas découvert la moindre trace. Tous les inspecteurs, tous les spécialistes, sont d’accord là-dessus : Saddam Hussein ne disposait d’aucune arme de destruction massive à l’époque où nous avons envahi l’Irak. (...)

« L’Europe l’avait compris, sauf Tony Blair, qui est un allié proche et, d’après certains, un contrôleur de Dick Cheney par l’intermédiaire de sa femme, Lynne Cheney. (...) A l’exception donc de Blair et compagnie, il n’y avait pas de soutien significatif pour une action immédiate contre l’Irak, aux Nations unies ou ailleurs. On préférait poursuivre le processus d’enquête et tenter de résoudre les problèmes en suspens. Cela voulait dire, pour l’essentiel, redéployer les inspecteurs, qui avaient été retirés. Le seul point d’interrogation était la présence cachée d’armes de destruction massive. (...)

« Entre-temps, des officiers supérieurs, comme le chef d’état-major Shinseki, ont dit qu’il ne fallait pas entrer en Irak avec moins de 500 000 soldats, sinon ce serait un désastre.

« Nous sommes donc partis en guerre et l’Irak s’est rendu. Le général Garner fut chargé de négocier la reddition de l’armée irakienne et du parti Baas, qui avait gouverné l’Irak. Il les a embauchés, sauf ceux jugés des partisans trop fanatiques de Saddam Hussein. Sinon, on devait garder les autres commandants militaires, ainsi que les fonctionnaires baassistes qui avaient administré le pays. Nous aurions alors dû faire ce que l’on fait habituellement, comme après la Deuxième Guerre mondiale : dans chaque région occupée à la suite d’une conquête militaire, on doit mobiliser les habitants pour rebâtir la zone qui vient d’être conquise.

« Mais nous ne l’avons pas fait. Nous y avons envoyé [Paul] Bremer, un protégé de George Shultz - je ne sais pas si Bremer porte vraiment la responsabilité de ce qui s’est passé, mais il avait des ordres, apparemment du département de la Défense, visant à éliminer l’influence de l’armée irakienne et du parti Baas. Ceci, combiné au manque de forces américaines sur place pour assurer une occupation compétente, a mené au chaos. Au lieu d’avoir recours aux méthodes habituelles pour maintenir le pouvoir, nous avons commencé à tuer, pour régler les problèmes avec la population irakienne. On cherchait des victimes.

« En conséquence, nous avons provoqué ce qu’on appelle en termes militaro- techniques - et des experts au plus haut niveau avaient mis en garde contre ce danger - une "guerre asymétrique", où tout un chacun organise une petite équipe et commence à tuer l’envahisseur haï. C’est ce qui se passe maintenant.

« La situation en Irak, du point de vue de l’occupant, est comparable à celle des Français en Algérie, à l’époque où de Gaulle les retira. Nous sommes dans une situation impossible : l’armee américaine ne peut pas y rester !

« Nous devons trouver une solution. J’en ai discuté avec des représentants de haut niveau de la région, qui comprend la Turquie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, l’Iran, la Syrie, l’Egypte et les pays arabes en général. Je propose de négocier et d’organiser une zone de sécurité régionale, qui serait consacrée dans un accord général de sécurité entre pays de cette région, avec la coopération et le coparrainage de l’Europe de l’Ouest et de la Russie. D’abord et avant tout, nous devons avoir un programme de développement économique pour la région. (...)

« Quant aux Etats-Unis, je recommande que le président Clinton, qui est sans doute l’homme politique américain qui suscite le moins de méfiance au Moyen-Orient, soit nommé envoyé spécial de l’administration Kerry pour s’occuper de cette région. Nous devons arriver à la paix entre Israéliens et Palestiniens, mais que ce soit une paix juste, pas une question de qui va manger qui. Nous devons appliquer le principe des traités de Westphalie de 1648, qui mirent fin à trente ans de guerres de religion en Europe.

« Nous avons une situation similaire avec Israël et la Palestine : des gens qui s’entretuent pour des raisons religieuses ou culturelles. Nous devons nous appuyer sur le modèle des traités de Westphalie pour chercher une paix entre Israéliens et Palestiniens, garantie par des forces puissantes, comme l’Europe et les Etats-Unis. Et les pays de la région - Turquie, Arménie, Azebaïdjan, Iran, Egypte, etc. - participeront à un accord général de sécurité pour la région, avec un programme de pacification et de développement.

« Si les Etats-Unis continuent à occuper l’Irak, les conséquences seront désastreuses. Nous devons partir, un point c’est tout. Mais nous ne devons pas le faire imprudemment. En ce sens, Kerry est correct : nous devons nous retirer de manière ordonnée. Je propose que nous nous retirions dans le cadre d’un nouvel accord de sécurité de l’Asie du Sud-Ouest. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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