X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Sur la conférence de la Wehrkunde à Munich

La rédaction

La « Conférence annuelle sur la sécurité internationale » de Munich - baptisée réunion de la Wehrkunde - s’est déroulée dans une atmosphère quelque peu étrange cette année : les participants américains, européens, russes et asiatiques, semblaient être sur « des longueurs d’onde différentes ». Les participants non-américains, venant de pays membres ou non membres de l’OTAN, semblaient hésiter à adopter des positions claires et fermes envers la nouvelle administration américaine de George W. Bush.

Dans sa première prestation à l’étranger, le nouveau secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a déclaré en termes dépourvus d’ambiguïté que l’administration Bush poursuivra son programme de défense anti-missiles - quoi qu’en pensent les alliés européens de l’OTAN. Oui, nous pouvons discuter de défense anti-missiles, a dit Rumsfeld, mais la décision est déjà prise, définitivement. En termes tout aussi clairs, il s’est plaint de ce que l’Initiative de défense européenne, réaffirmée au dernier sommet de l’UE à Nice, tendrait à affaiblir l’OTAN, qui a au contraire besoin d’être renforcée. Il veut une décision sur le nouvel élargissement de l’OTAN d’ici l’année prochaine. A noter que Rumsfeld n’a pas mentionné une seule fois la Russie dans ses remarques, ignorant simplement le président du Conseil de sécurité russe Sergei Ivanov, tout en saluant les délégations du Japon, de Chine, d’Inde et de Singapour.

Plus brutalement encore que le nouveau ministre de la Défense, Henry Kissinger a averti les Européens, les Russes et les Asiatiques de ne pas provoquer l’ire des Etats-Unis s’ils ne voulaient pas s’attirer un châtiment de leur part. Sans donner de noms, il a attaqué les « dirigeants européens » qui ont critiqué les politiques américaines lorsqu’ils se sont rendus à Moscou. Laissant au vestiaire le langage diplomatique habituel, Kissinger a dit que le programme américain de défense anti-missiles n’est pas avant tout dirigé contre les « Etats voyous », comme la Corée du Nord et l’Iran avec leurs capacités limitées, mais plutôt contre les grandes puissances nucléaires comme la Russie, la Chine ou l’Inde. D’autres participants américains, comme les sénateurs Joseph Lieberman et McCain et l’ancien secrétaire à la Défense Cohen, ont affirmé que la politique de défense américaine est solidement soutenue par les deux partis.

Lorsqu’Ivanov a pris la parole le lendemain, Rumsfeld avait déjà quitté la conférence. Le Russe voit dans le programme de défense anti-missiles américain une violation du traité ABM de 1972 (décrit par Rumsfeld comme de l’« histoire ancienne »), brisant la tendance au contrôle des armements de ces dernières décennies. Mais Ivanov n’a pas présenté de grand dessein stratégique ; au contraire, il a fait un long tour d’horizon des réalisations, des problèmes et des doléances russes. Apparemment, les dirigeants russes veulent tester s’il est encore possible d’arriver à un accord bilatéral avec l’administration Bush.

Côté européen, les Allemands ont fait entendre, quoique prudemment, leurs sérieuses inquiétudes quant à l’impact qu’aurait une défense anti-missiles américaine, y compris sur la Russie et la Chine. Le porte-parole des chrétiens-démocrates en matière de politique étrangère, Karl Lamers, un « ancien » de l’ère de Helmut Kohl, a fait une intervention remarquée, lançant à Rumsfeld, de manière provocatrice, que si les Américains caressaient le « rêve de l’invulnérabilité », en pensant devenir « l’hégémon du monde », ils se laissaient aveugler par le même « mythe de Siegfried » d’invulnérabilité auquel les Allemands avaient cru dans le passé. Les Français ont gardé un profil bas. Ils semblent également chercher un accord spécial avec Bush. Quant aux représentants de l’Europe centrale et de l’Est, notamment les nouveaux membres de l’OTAN que sont la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, ils se sont fait remarquer par leur absence d’intervention.

Signalons enfin la présentation du conseiller à la sécurité nationale de l’Inde, Brajeesh Mishra, qui a rejeté les espoirs de certains à Washington qui voudraient voir l’Inde s’aligner stratégiquement sur les Etats-Unis contre la Russie et la Chine. Il a rappelé le « partenariat stratégique » entre New Delhi et Moscou et appelé à la création d’un « ordre mondial multipolaire », l’un des aspects dominants de la politique étrangère indienne.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard