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Tempête sur les marchés financiers

La rédaction

Le 17 mars, le prix du pétrole à New York a atteint son plus haut niveau depuis 13 ans, faisant planer la menace d’un nouveau « choc pétrolier » mondial. Ce jour-là à New York, les titres à terme du brut léger ont atteint 38,18 dollars le baril, le prix le plus élevé à la clôture pour le pétrole américain depuis octobre 1990. Le même jour, le Brent a gagné presque un dollar pour atteindre 33,53 dollars, là aussi l’un des niveaux les plus élevés de ces 13 dernières années. Le 18 mars, le président de l’OPEP, Purnomo Yusgiantoro, a déclaré au cours d’une conférence de presse à Djakarta, qu’il était inquiet de l’impact global des prix du pétrole, mais que l’OPEP n’en portait pas la responsabilité, cette hausse étant le résultat d’une frénésie spéculative et non d’une pénurie au niveau de l’approvisionnement. Le 22 mars, un responsable de l’OPEP a fait savoir que son organisation envisage de reporter de trois mois la réduction de la production d’un million de barils par jour, prévue au départ pour le 1er avril.

Plusieurs grandes banques d’investissement ont déjà annoncé qu’elles s’attendent à ce que les prix restent élevés pendant un certain temps. Par conséquent, il faudrait revoir à la baisse toutes les perspectives économiques qui se basent généralement sur un prix du pétrole à 25 dollars le baril. L’économie américaine en serait particulièrement frappée, annihilant par là même toute chance de réélection pour George W. Bush.

Au même moment, la ruée sur d’autres matières premières, due à un dollar faible et au montant record de contrats spéculatifs, continue de plus belle. Le cours de l’or a grimpé de 2 à 5 dollars presque quotidiennement au cours des deux dernières semaines. Le 18 mars, le prix de l’argent (métal) a pulvérisé son record d’il y a six ans, après avoir gagné 61% au cours des 12 derniers mois, sa plus forte hausse annuelle depuis 1980. Le 19 mars, les ventes à terme de l’argent ont atteint un sommet jamais vu depuis 16 ans. Simultanément, on a assisté à de fortes liquidations sur les marchés boursiers. Les marchés de change sont en plein désarroi ; au cours de la semaine de transactions qui s’est terminée le 19 mars, le dollar a connu sa plus forte chute en six mois par rapport au yen, suite à des rumeurs sur un éventuel ralentissement des interventions massives des autorités japonaises à partir du 31 mars.

Avertissements britanniques sur l’imminence d’un krach immobilier

Un courant de l’élite financière britannique a décidé de reconnaître ouvertement que le système financier se dirige vers le désastre. Les plus francs dans ce domaine sont certains responsables de la Banque d’Angleterre ainsi que l’Economist de Londres.

Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire met en garde contre une chute brutale du boom immobilier. Le prix des logements en Australie, en Irlande, aux Pays-Bas, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, selon lui, devrait chuter d’au moins 20% au cours des années à venir. Une augmentation relativement modeste des taux d’intérêt suffirait à déclencher un krach, l’endettement des ménages atteignant un niveau record. Depuis le milieu des années 90, l’Amérique a connu la plus forte hausse des prix du logement de son histoire et une chute du marché aurait des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale. « Il reste très peu de munitions fiscales et monétaires à la disposition des Etats-Unis pour soutenir l’économie si les prix du logement s’effondrent », écrit l’Economist, et « si les Etats-Unis tombent, ce serait la première faillite immobilière globale de l’histoire. » La valeur du marché global du logement se monte à environ 50 000 milliards de dollars, comparés aux 30 000 milliards de dollars des marchés boursiers.

Dans son édition précédente, l’Economist avait déjà consacré un article au thème : « Le logement dans une situation de trouble - Vendez, vendez, vendez ! », notant que « les prix des logements sont à des niveaux records par rapport au revenu moyen en Amérique, en Australie, en Grande-Bretagne, en Irlande, aux Pays-Bas et en Espagne. (...) Les prix britanniques, irlandais et hollandais sont actuellement supérieurs de 50% à leur moyenne d’il y a 30 ans par rapport aux revenus. Selon le même indicateur, la propriété est « surévaluée » de 23% en Amérique, de 33% en Australie et de 68% en Espagne. » Après le krach boursier, le boom du logement, dynamisé par des taux d’intérêt ultra-faibles, a aidé à soutenir l’économie. Mais si les prix des logements devaient se renverser, « l’économie pourrait se trouver en très mauvaise posture ».

De son côté, la Banque d’Angleterre ( BoE ) tire la sonnette d’alarme, en particulier sur le marché britannique. Dans son dernier bulletin trimestriel, l’économiste de la BoE, Olaf Weeken, avertit que les prix du logement ont trop grimpé depuis 1995 pour pouvoir rester aux niveaux actuels. En effet, ils ont augmenté de 15% l’année dernière et de 25% l’année précédente. « Il y a peu de doutes que de tels taux d’augmentation soient insoutenables », écrit Weeken. Le 19 mars, Paul Tucker, membre du Comité de politique monétaire de la BoE, a mis en garde, dans un discours devant des gestionnaires de fonds à Edimbourg, contre les risques « systémiques » du marché hypothécaire américain, en raison de la « structure de type Fannie-Freddie ».

L’Economist et Tucker ont tous deux appelé la Réserve fédérale à ne plus financer les bulles boursières par des injections de liquidités sans précédent. La FED devrait plutôt augmenter ses taux, comme la BoE l’a déjà fait. Cependant, le véritable agenda de ces cercles britanniques n’est pas vraiment clair. Il est bien trop tard pour dégonfler les bulles financières en diminuant l’apport de liquidités et toute augmentation substantielle des taux risque de faire tomber le château de cartes. Il n’y a que deux alternatives : soit l’approche LaRouche par une réforme financière globale de type « Bretton Woods », comprenant une mise en règlement judiciaire des obligations financières existantes, soit un effondrement désordonné qui serait alors utilisé par l’oligarchie financière pour imposer des politiques schachtiennes dans le monde entier.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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