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Tony Blair a participé au meurtre de la Loi Glass-Steagall

La rédaction

17 mai 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors que la grande majorité de la presse européenne, à l’exception de la britannique, fait généralement l’impasse sur le débat crucial sur le retour impératif à la loi Glass-Steagall, la livraison de janvier/février/mars (N° 34) de la prestigieuse revue Analyse financière que publie la Société française des analystes financiers (SFAF) consacre un article intéressant à ce sujet.

Si l’auteur semble ne pas avoir compris toute l’envergure du combat politique qui a eu lieu entre le président américain Franklin Delano Roosevelt et les prédateurs de Wall Street pour que le Glass-Steagall devienne réalité, il soulève néanmoins quelques points importants.

Sous le titre « Orthodoxie financière et régulation bancaire : les leçons du Glass-Steagall Act », Nicolas Firzli, une autorité dans son domaine [1] souligne l’objectif essentiel de cette loi adoptée en 1933 : « La stricte séparation des métiers bancaires instituée par le Glass-Steagall Act permettra de mettre un terme aux conflits d’intérêt en cascade à l’origine de la crise : avant 1933, les sociétés de bourse chargées d’évaluer les grandes entreprises et d’émettre des titres financiers pour leur compte (actions, obligations…) étaient contrôlées par les mêmes groupes bancaires dont le métier était d’accorder des prêts aux entreprises et de gérer les économies des particuliers. La loi mettra un terme à ces dérives pour plus de six décennies : à partir de 1933, "les vendeurs ne seront plus les évaluateurs" et "les prêteurs cesseront d’être les conseillers" ; ces simples règles de bon sens désormais inscrites dans un texte de loi permettront d’éviter les abus, et ce faisant, de ramener la confiance sans laquelle les marchés financiers ne peuvent fonctionner correctement. »

Cependant, en dépit des secousses boursières, sous la pression de Wall Street et de son digne représentant Larry Summers, la loi fut abrogée en 1999 : « A partir du milieu des années 1990, Bill Clinton et Tony Blair développent et mettent en application une « nouvelle manière de faire de la politique » au centre-gauche qui servira plus tard de modèle à bon nombre de leaders européens toutes tendances politiques confondues : pour faire passer des réformes prétendument inévitables allant toujours dans le sens d’un retrait grandissant de l’État, du démantèlement des services publics à la dérégulation tous azimuts, Clinton et Blair vont faire appel à l’avis « impartial » d’experts issus des banques d’affaires new-yorkaises et des cabinets de conseil bostoniens. Tony Blair ira jusqu’à donner en fermage à la société McKinsey des pans entiers de la politique gouvernementale britannique, court-circuitant délibérément les hauts fonctionnaires des ministères de la Fonction publique et des Finances (...) [2] »

L’auteur note avec ironie que « La conception que Tony Blair se fait de la "crédibilité économique" est assez simple : spéculation immobilière et crédits hypothécaires faciles pour tous, y compris pour les ménages les plus pauvres, qui sont désormais incités à investir avant même d’avoir épargné. »

Cette vision s’est aggravée sous la Présidence Bush. Frizli rapporte qu’à la suite de la débâcle d’Enron, Paul O’Neill, à l’époque secrétaire au Trésor américain, et les experts du Trésor américain, plaidaient pour une plus grande régulation financière. En vain. « Ce mépris affiché pour les universitaires et les experts économiques du ministère des Finances (auprès desquels le sénateur Carter Glass était justement allé chercher conseil en 1932-1933) est la marque d’un dangereux déclin intellectuel et civique (…) : on assiste aujourd’hui à l’affaiblissement progressif de la sensibilité rationaliste-humaniste héritée de la Renaissance et des Lumières, et, corollairement, à l’émergence d’une sensibilité politique nouvelle fondée sur la manipulation constante des symboles culturels nationaux et l’utilisation d’effets d’annonce médiatiques incessants. »

Frizli s’en prend ensuite aux politiques anti-crise actuelles, radicalement opposées à la démarche de Glass-Steagall, avant de constater que « la situation est tout autre dans la Chine post-communiste qui a adopté deux grandes lois largement inspirées du Glass-Steagall Act : la loi sur la banque commerciale de 1995, complétée par la loi sur les sociétés de bourse de 1998 (entrée en application au moment même où les États-Unis s’apprêtaient à abroger la législation modèle de 1933). Soucieuses avant tout d’efficacité économique, les élites politiques chinoises ont fait le choix de la stricte séparation des activités de banque de dépôt et de banque d’affaires : de tous les pays industrialisés, la Chine est celui dont le système financier a le mieux traversé la crise. »

La seule chose que l’on est tenté d’ajouter c’est que la crise n’est pas fini et que le rétablissement du Glass-Steagall par le Sénat américain pourrait ouvrir les portes d’un système bancaire où seules les activités finançant les choses essentielles pour l’homme seront possibles.




[1Président du Conseil économique Europe-Canada (CEEC). Spécialiste en marketing bancaire et en allocations d’actifs, membre de la commission développement international de la SFAF. Diplômé d’HEC Paris et de McGill University (BA en économie et mathématiques financières), il a une expérience de plus de dix ans dans les services financiers en Europe, en Amérique du nord et en Asie. Il a été notamment responsable du marketing institutionnel au sein de la société de gestion AXA Investment Managers (AXA IM).

Voir les 4 commentaires

  • populasse • 18/05/2010 - 14:27

    De Standaard belge avait publié un article dans ses pages spéciales finances de 98 sur la Glass steagall avec les photo de Roosevelt et Clinton.

    Ils avait gagné ma fidélité pendant 1 ans avant de me lasser (et d’avoir d’autres objectifs que d’améliorer mon néerlandais francique !).

    Répondre à ce message

  • Guillet • 18/05/2010 - 17:53

    meurtre ou pas ,il faudrait avant tout interdire de boursicoter à découvert ! cela assainirait grandement les affaires et un grand pas vers la sagesse serait accompli .

    Répondre à ce message

  • petite souris • 18/05/2010 - 12:37

    "on assiste aujourd’hui à l’affaiblissement progressif de la sensibilité rationaliste-humaniste héritée de la Renaissance et des Lumières, et, corollairement, à l’émergence d’une sensibilité politique nouvelle fondée sur la manipulation constante des symboles culturels nationaux et l’utilisation d’effets d’annonce médiatiques incessants."

    Enfin, cela s’écrit dans des journaux autres que Nouvelle Solidarité !!!

    Manipulation pour détruire et les états-nation et les peuples !

    Des voix commencent à sortir de l’ombre, c’est l’espoir qui renait.

    Souvenons-nous des paroles du chant des partisans :

    http://www.fndirp.asso.fr/chantpartisans.htm

    Répondre à ce message

  • michel49 • 18/05/2010 - 10:48

    L’affaire Levisky n’a bien sûr aucun rapport avec la decision de Clinton...

    Répondre à ce message

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