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Traiter la crise économique ou faire la guerre

La rédaction

Ces dernières semaines, Lyndon LaRouche a insisté sur le fait qu’il existe désormais deux possibilités pour l’Amérique. Soit l’administration Bush admet la gravité de la crise globale économique et financière et fait de sérieux efforts pour régler le problème en déclarant un état d’urgence économique nationale, en mettant en règlement judiciaire le système financier et en lançant de grands projets d’infrastructure, soit elle continue d’ignorer les réalités économiques, auquel cas, dans des conditions de vide politique, une guerre en Irak devient une quasi certitude dans les semaines à venir.

Les démissions forcées, annoncées le 6 décembre, du secrétaire au Trésor Paul O’Neill et du conseiller économique de la Maison Blanche, Lawrence Lindsey, semblent indiquer une certaine reconnaissance tardive de cette crise par le gouvernement Bush. Il serait prématuré d’émettre des commentaires sur leurs remplaçants probables, qui seraient John Snow et Stephen Friedmen. Cependant, les questions économiques ont été placées au centre des discussions Outre-Atlantique, créant un environnement plus propice pour les propositions de LaRouche.

Toutefois, il faut rester prudent. Les cercles autour de Bush tiennent beaucoup à leur projet de réductions fiscales sur les plus-values et d’autres secteurs, qu’ils considèrent comme une sorte de « recette miracle ». De même, ils tendent à rejeter toute intervention fédérale dans les situations suivantes : la désintégration des compagnies aériennes et des transports en général, la faillite fiscale de presque tous les Etats américains, l’énorme endettement de la population, l’augmentation du chômage, etc. Si l’administration Bush continue sa politique de l’autruche dans ces domaines, le mécontentement populaire et la désintégration économique convergeront pour créer un environnement dans lequel une guerre de diversion en Irak apparaîtra comme une proposition intéressante.

Dans ce contexte, LaRouche mène une offensive politique particulière pour décembre et janvier. Dans différentes grandes villes, des réunions publiques sont prévues pour discuter de son grand programme d’infrastructure rooseveltien.

De retour de Paris, où il se trouvait du 5 au 7 décembre pour rencontrer des hommes politiques et intellectuels français, Lyndon LaRouche s’est par ailleurs adressé, par enregistrement vidéo, à une réunion organisée à Los Angeles.

La réunion a été ouverte par Marvyn Dymally, ancien député fédéral, aujourd’hui parlementaire à l’assemblée de Californie, qui a noté le caractère « prophétique » des analyses de LaRouche en matière économique et financière. Après lecture des messages de salutation adressés par le sénateur d’Etat du Nevada, Joe Neal, le député démocrate du parlement de Hawaï, Mike Kahikina, de dirigeants syndicaux et d’organisations asiatiques et musulmanes de Californie, Harley Schlanger, coordinateur de la campagne de LaRouche sur la côte ouest, a fait un exposé sur le plan Lautenbach et Franklin Roosevelt.

Dans son intervention, LaRouche déclara : « Les Etats-Unis sont actuellement aux prises avec un effondrement économique en voie d’accélération, ainsi qu’avec la faillite du système monétaro-financier international et l’insolvabilité de la plupart de leurs Etats. S’il était soumis aux mêmes règles que les Etats, le gouvernement fédéral serait également en faillite, mais sa capacité de créer du crédit l’en préserve. (...) Les gens refusent de faire face à cette situation, ils préfèrent supposer qu’il existe certaines lois, certains arrangements, certaines déductions fiscales, certaines réductions des dépenses ou quelque chose qui va tout résoudreou peut-être une hausse d’impôts. Aucune de ces mesures ne marchera.

« Avec de bons programmes, nous pourrions rebâtir l’économie, comme le fit Franklin Roosevelt. (...) Nous devons émettre du crédit pour des projets d’infrastructure à grande échelle, notamment dans l’infrastructure économique de base. Nous rebâtirons l’économie grâce à l’afflux de crédit public dans des équipements économiques de base ainsi que dans la promotion de certains secteurs de la production agro-industrielle de pointe. (...) On ne trouvera pas de crédit dans le système bancaire, ni dans la vente d’actions ou d’autre chose, pour assurer ce travail de reconstruction. Nous devons donc utiliser le pouvoir de création de crédit et de régulation du gouvernement fédéral, qui fournira cet appui aux Etats, leur permettant ainsi de mener à bien leurs programmes. Pour la Californie, cela consiste en projets pour la production et la distribution d’électricité. (...) Nous avons donc besoin de deux ensembles de législations. Tout d’abord, comme je l’ai proposé, un programme national d’infrastructures que j’appelle parfois une « super TVA », en référence au développement de la Tennessee Valley Authority (TVA), décidée par Franklin Roosevelt. Ceci est nécessaire, au niveau fédéral et au niveau des Etats. Nous devons sauver notre système ferroviaire, nous devons protéger notre système de transport aérien, qui est en plein effondrement.

« Au niveau politique, le problème est le suivant : nous devons mettre en redressement judiciaire ce système financier et monétaire qui nous étrangle, . (...) Cependant, nous devons constater que la direction actuelle des partis politiques américains est parfaitement incapable de toute initiative compétente dans cette perspective. (...) La branche exécutive et le Congrès doivent intervenir au niveau législatif pour abroger, au moins temporairement, les lois adoptées au cours des 35 dernières années, qui nous ont fait passer d’un système monétaire international à taux de change fixe à un système à taux de change flottants, d’une politique protectionniste à un libéralisme sauvage et à une dérégulation massive. »

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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