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Tumultes au niveau des produits dérivés de crédits

La rédaction

On constate des secousses dramatiques sur le marché des produits dérivés de crédit, la partie du casino qui se développe le plus rapidement. L’élément le plus fragile de ces produits dérivés de crédit sont les « collateralized debt obligations » (CDOs) qui ont été directement affectés par le déclassement, le 5 mai, des obligations de General Motors et de Ford au niveau « poubelle ».

Une des dernières « innovations » du marché des dérivés, c’est le « capital structure arbitrage » (arbitrage de plan financier - CSA). Comme la CDO, cet instrument est basé sur un pari sur les obligations d’entreprise ou sur un produit dérivé de cette dette. Mais l’ensemble du pari est rendu encore plus complexe en y ajoutant un autre élément : la valeur de l’action de l’entreprise en question. Les hedge funds ont découvert, à travers des études empiriques, que lorsqu’une entreprise entre en difficulté, le prix de ses actions tend à baisser bien plus brusquement que celui de ses obligations ou d’une CDO afférente. C’est justement sur cette différence que parie le hedge fund, à l’aide du contrat CSA.

La dégradation à court terme des obligations de GM au niveau poubelle étant pratiquement une certitude depuis mars, de nombreux hedge funds ont pris des paris CSA sur GM. Et là surgit le problème : au cours de la même semaine, Kirk Kerkorian a annoncé l’achat de grandes quantités d’actions de GM, faisant monter de presque 20 % son cours boursier, tandis que les obligations de GM étaient décotées par Standard & Poor’s, faisant chuter leur prix. Les arbitragistes ont donc connu le pire des désastres.

Dans un article du 19 mai intitulé « Bombe à retardement dans les produits structurés de crédit », le quotidien suisse Neue Zuercher Zeitung faisait état de la situation très précaire sur le marché CSA : l’achat d’actions de GM par Kerkorian a provoqué un « feu de brousse » et une « réaction en chaîne » sur le marché des obligations, qui a alors touché les fonds spécialisés dans les CSAs et les CDOs. Les hedge funds ont essuyé des pertes « douloureuses » lorsque la prime de risque des obligations de GM a « explosé » et que les prix des produits dérivés qui leur sont liés ont plongé, tandis que les actions de GM étaient en forte hausse. Tentant d’échapper à leurs aventures, les investisseurs « à un certain moment ont provoqué des liquidations massives qui ont alors fait capoter le marché des produits dérivés de crédits ».

Personne ne sait combien de hedge funds ont bu le bouillon ces trois dernières semaines. A la fin de ce mois et au 30 juin, qui marque la fin du deuxième trimestre, « les cadavres [des hedge funds] traîneront sur les plages », notait un analyste financier de Londres. Les hedge funds « vendent dans la détresse », tentant désespérément de liquider des positions afin de couvrir des pertes ailleurs. Mais ces retraits accroissent précisément la tension dans l’ensemble du secteur des hedge funds. La surprenante hausse du dollar et la baisse du prix des matières premières, y compris le pétrole, sont directement attribuées à ces ventes paniquées de hedge funds.

Il ne fait aucun doute que certaines des plus grandes banques au monde, et non seulement leurs hedge funds, se trouvent actuellement en grande difficulté. La Deutsche Bank a fait l’objet d’une attention particulière. Dans un rapport publié le 17 mai, Merrill Lynch notait que la Deutsche Bank avait probablement essuyé des pertes significatives en produits dérivés suite à la rétrogradation de GM et de Ford. Non seulement le volume des émissions d’obligations gérées par la Deutsche Bank a dramatiquement chuté au cours du deuxième trimestre, mais la banque a connu une réduction des activités de hedge funds suite aux récentes turbulences sur le marché des dérivés de crédit, ainsi que des pertes sur ses propres positions commerciales. « La Deutsche Bank va avoir quelques ennuis à présent », conclut le rapport, publié la veille de la réunion annuelle des actionnaires de la banque à Francfort. Selon Merrill Lynch, près de 17% des détenteurs d’obligations et partenaires d’affaires de la Deutsche Bank sont des hedge funds.

Certes, le directeur financier de la Deutsche Bank, Clemens Boersig, a assuré le 11 mai à New York que sa banque était totalement indépendante des hedge funds. Il n’en reste pas moins que, selon le rapport annuel de 2004, la Deutsche Bank détenait un portefeuille de 21,5 billions de dollars en produits dérivés, notamment sur les taux d’intérêt, soit dix fois le PIB allemand.

LaRouche appelle à taxer les produits dérivés

Devant ce « carnage » dans le secteur des hedge funds, Lyndon LaRouche a renouvelé le 15 mai son appel, datant du début des années 90, en faveur de la taxation de toutes les transactions en produits dérivés. Une telle taxe ne permettrait bien sûr pas de renflouer le système financier international, mais obligerait les hedge funds et les banques à révéler l’ampleur de leurs portefeuilles en produits dérivés, et ce degré de transparence est une précondition nécessaire à toute réorganisation du système financier.

Cette taxe constituerait une première étape essentielle pour déterminer « qui fait quoi à qui » dans l’échange de produits dérivés entre hedge funds et banques. L’ancien président Bill Clinton avait évoqué cette perspective en 1998, face à la crise de LTCM, mais aucune décision ne fut prise. Selon LaRouche, cette taxe serait une première mesure en direction d’une régulation des hedge funds. La réorganisation du système monétaire et financier international - dans le cade du nouveau Bretton Woods prôné par LaRouche et du retour au système de taux de changes fixes après une mise en règlement judiciaire - nécessite en premier lieu cette régulation.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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