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UE : la Russie offre l’espoir à la Grèce, la Troïka l’agonie

La rédaction

3 février 2012 (Nouvelle Solidarité) — Pour prendre la mesure de l’intention suicidaire de la politique de l’UE, il est utile de comparer la rencontre récente à Moscou entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et le dirigeant du parti grec de la Nouvelle démocratie Antónis Samarás, aux dernières exigences de la Troïka (BCE, Commission européenne et FMI) vis-à-vis d’Athènes.

Samarás a déclaré, selon Athen News, que sa rencontre avec Poutine « s’est passée dans un très bon climat et toutes les questions ont été approfondies. Il a fait montre d’un intérêt particulier et d’une volonté d’assister notre pays. Nous avons aussi parlé des problèmes dans les relations entre la Grèce et la Russie et nous avons examiné les voies pour les surmonter. »

Les discussions ont porté sur la coopération énergétique et l’investissement russe en Grèce, surtout dans les grands projets d’infrastructure, comme les ports, les aéroports et éventuellement les chemins de fer, qui seront partiellement privatisés. Poutine tient beaucoup à la construction de la portion sud du gazoduc South Stream, qui sera mis en chantier plus tôt que prévu, soit avant la fin de 2012.

Le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, a exprimé de son côté un intérêt pour l’investissement dans le secteur public de l’énergie en Grèce, y compris dans la construction de centrales électriques dans l’Ouest du pays, qui pourraient être alimentées par le gazoduc South Stream. Samarás a également rencontré le chef de cabinet du Kremlin Sergueï Ivanov, ainsi que le patriarche russe Cyrille.

Le jour même où Samarás était à Moscou, l’infâme Troïka présentait ses nouvelles exigences au Premier ministre fantoche de la Grèce, Lucas Papademos. Elles sont plus que draconiennes : 150 000 licenciements dans le secteur public d’ici 2015, réduction des dépenses militaires et de santé, suppression d’institutions d’Etat. Mais ce n’est pas tout. On exige aussi la coupe des retraites, une augmentation supplémentaire des impôts et l’économie de 2,2 milliards d’euros supplémentaires dans les dépenses publiques prévues pour cette année, accompagnées d’une baisse des avantages de la sécurité sociale de 5 %.

Lors de la réunion du 30 janvier, les chefs de gouvernement de l’UE ont reporté la discussion sur l’adoption d’une proposition allemande exigeant que la Grèce cède sa souveraineté en matière fiscale et de dépenses à un « commissaire du budget » de la zone euro, avant de pouvoir bénéficier de la prochaine tranche d’aide de 130 milliards d’euros. Ce nouveau commissaire serait nommé par les ministres des Finances de la zone euro et serait chargé de superviser « tous les principaux postes de dépenses » du gouvernement. « La Grèce doit accepter de transférer sa souveraineté budgétaire au niveau européen pour un certain temps », affirme le document. Et plus loin : « Si une future tranche n’est pas déboursée, la Grèce ne pourra pas menacer ses créanciers d’un défaut de paiement, mais devra accepter à la place des réductions supplémentaires dans les dépenses primaires comme seule conséquence possible de tout non-déboursement. » Athènes serait aussi contrainte d’adopter une loi consacrant de façon permanente l’utilisation des recettes de l’Etat en priorité au service de la dette.

Entre-temps, les histoires d’horreur sur le terrain attestent de la misère croissante de la population grecque. Le maire d’Athènes, Georges Kaminis, ainsi que l’archevêché d’Athènes et le ministère de la Santé, viennent de présenter un rapport au Parlement sur l’augmentation dramatique du nombre de « nouveaux sans-abris ». Il s’agit de personnes issues de la classe moyenne, y compris des familles entières, qui se retrouvent à la rue. La plupart de ceux qui sont à la recherche d’un logement temporaire auprès des 52 lieux prévus à cet effet dans toute la ville n’ont pas pu payer leur loyer à cause de l’augmentation des impôts. D’autres, suite à la perte de leur emploi ou à la baisse de leur salaire, n’ont pas pu payer leurs cotisations de santé, et ne peuvent donc pas se faire soigner.

Encore plus révélateur de la barbarie imposée aux Grecs : certains sont contraints d’abandonner leurs enfants. SOS Enfants, qui gère des établissements pour enfants abandonnés ou maltraités, rapporte qu’elle a reçu entre 700 et 800 demandes d’aide de la part de familles depuis le début de 2011. Avant la crise financière, la raison la plus courante pour le placement d’enfants était la maltraitance. L’an dernier, près de 100 % des nouveaux placements ont eu lieu suite à une crise financière au sein de la famille. Les responsables s’attendent à ce que la situation devienne encore plus difficile au cours des prochains mois.

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  • Soubise • 04/02/2012 - 12:10

    Et ceci n’est que le prélude à d’autres pays Européens d’ici deux ans ,dont la France.
    Une façon de prévoir l’avenir.

    Répondre à ce message

  • Eric • 03/02/2012 - 20:44

    "Mitterrand et sa clique", "Sarkozy et sa clique", "la Troïka et sa clique" n’étaient et ne sont que des symptômes. Or des symptômes ne peuvent disparaître que si on s’attaque à la racine du mal, à savoir le système monétaire. Autrement dit, ce dernier doit être aboli, sinon les horreurs qui se passent en Grèce auront également lieu dans d’autres pays européens.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 03/02/2012 - 11:40

    La Troïka exige aussi la coupe des retraites, une augmentation supplémentaire des impôts et l’économie de 2,2 milliards d’euros supplémentaires dans les dépenses publiques prévues pour cette année, accompagnées d’une baisse des avantages de la sécurité sociale de 5 %.
    une proposition allemande exigeant que la Grèce cède sa souveraineté en matière fiscale et de dépenses à un « commissaire du budget »

    Ben voyons !!!

    * 1° question :
    Est-ce qu’il y a des hommes à la tête de la Toïka ?
    Quel est celui qui en Allemagne a osé rédiger une telle proposition ?
    J’entends par homme, un humaniste, un homme qui sait ce qu’est l’honneur la dignité le respect de son semblable : l’autre, celui qui ou bien n’a pas eu la chance de naître dans le même milieu social, celui qui n’a pas eu la capacité de faire un métier qui perdure dans le temps malgré la crise, celui enfin qui n’a jamais voulu baisser sa culotte c’est à dire accepter magouilles tricheries morales en tout genre
    enfin celui qui veut être libre et pas mis en esclavage par des voyous.

    * 2° question :
    De quel droit d’ingérence léonine ces mêmes hommes décident de s’approprier un pays et de mettre à mort sa population ???
    Le génocide de la Grèce est décidé,les modalités sont en marche !!!

    Nozélites européennes viennent de montrer leur visage de dictateurs.
    Dieu merci la Russie agit dans le bon sens.

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  • gdfontaines • 03/02/2012 - 11:02

    On connaissait " Alibaba et les 40 voleurs " (Mitterand et sa clique), " Le clan des siciliens " (Sarkosi et sa clique) et grâce à leur magnifique boulot d’incapable .. voila le retour du "IIIème Reich" La Troïka et sa clique .. car que dire de ceux qui s’inoculent le SIDA en Grèce pour pouvoir toucher une des dernières allocations (600€) qui reste acquise et versée ? Une élimination de masse .. programmée !
    http://www.marianne2.fr/Grece-quand-le-sida-devient-une-planche-de-survie_a212795.html

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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