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Barrages : la France doit dire NON à la privatisation réclamée par L’UE

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Barrage EDF de Roselend.

En 2010, en contrepartie du maintien des tarifs réglementés de l’électricité pour les particuliers, François Fillon, alors premier ministre, s’engageait auprès des grands prêtres du néolibéralisme de Bruxelles à ouvrir à la concurrence un certain nombre de concessions hydroélectriques - opérées pour l’essentiel par EDF.

Actuellement, EDF exploite plus de 20 000 mégawatts de concessions hydroélectriques, c’est-à-dire 85 % du total. L’électricité d’origine hydraulique est la première énergie renouvelable dans le monde avec près de 20 % de la production. En France, elle représente en moyenne 13 % de la production nationale.

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Implantation des centrales hydrauliques EDF.

Depuis, la privatisation n’a pas eu lieu et ceci au grand dam des milieux financiers qui tiennent les manettes des grands énergéticiens européens. Or, d’après Le Figaro, Bruxelles a envoyé en octobre 2015 une mise en demeure sommant le gouvernement français à s’exécuter. Et selon une source proche du dossier, la Commission européenne serait même encline à demander à EDF de ne pas se porter candidat dans le cadre des appels d’offres qui seraient lancés… « Paris dispose désormais de deux mois pour apporter une réponse, qu’il s’agisse de contester cette procédure ou d’apporter des éléments tangibles permettant de trouver une issue », précise le journal.

À cela s’ajoutent les conséquences des choix stratégiques calamiteux d’EDF (notamment l’investissement précipité dans le projet d’EPR au Royaume-Uni) qui poussent les dirigeants du groupe à vouloir vendre les actifs les plus rentables.

Chez les salariés, l’inquiétude monte. La Fédération CGT Mines-Énergie considère que « l’heure est grave pour l’hydraulique, son modèle et ses emplois associés ».

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Nouvelle Solidarité N° 18/2013 - S’abonner

Les syndicats rappellent qu’un barrage hydro-électrique est bien plus qu’une simple machine à faire de l’électricité et que c’est précisément pour cette raison qu’en France, la gestion des barrages a été inscrite dans une logique de service public, c’est-à-dire :

« Au bénéfice de tous les utilisateurs de l’eau - production d’électricité, eau potable, irrigation, tourisme, gestion de l’eau… cet équilibre économique est à préserver. »

Ils précisent également que « le parc hydroélectrique français fournit des services aux systèmes électriques français et européen (réglages de fréquence et de tension) indispensables à leur équilibre : une sécurité du système à ne pas négliger ! »

À l’opposé, expliquent-ils :

Une ouverture à la concurrence accélérée et précitée des concessions hydrauliques n’apporterait aucun avantage aux consommateurs qui bénéficient en France de prix de l’électricité parmi les plus bas de la zone Euro. Elle comporterait en outre un risque de complexification de la gestion de l’ensemble du système électrique car la recherche de profits passera au-dessus de l’intérêt collectif.

N’oublions pas le rôle majeur de l’hydraulique qui est de plus en plus sollicité pour gérer les aléas climatiques grandissants et l’insertion sur le réseau électrique des énergies intermittentes - éolien et solaire... Souvenons-nous que c’est la gestion optimisée et structurée de l’hydraulique en France qui a évité le black-out suite à l’accident en Allemagne, le 4 novembre 2006. L’évolution dans ce secteur stratégique serait également visible dans la gestion de l’eau et ses retombées économiques, aujourd’hui assurées en grande partie par EDF - qui gère 75% des eaux de surface artificielles en France - ce qui a permis de gérer au mieux les derniers épisodes de sécheresse.

Ainsi, ils concluent :

La multiplication d’acteurs dans le domaine de l’hydroélectricité fait courir un risque de désoptimisation élevée, avec des conséquences potentielles sur la sûreté des barrages et la sécurité des biens et des personnes.

De leur côté, les élus ne voient pas d’un bon œil l’ouverture à la concurrence : depuis plusieurs décennies, EDF exploite non seulement les barrages mais contribue aussi fortement à l’animation des vallées.

Ainsi, comme les syndicats, S&P s’oppose au diktat bruxellois en estimant que « la mise en concurrence des concessions hydrauliques génère, de fait, un frein aux investissements en cours et prévus dans les territoires car ils deviennent incertains. Cela aura des conséquences fortes sur la création d’emplois et sur le soutien économique des régions ».

Une pétition a été lancé fin 2015, merci de la signer !

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Voir les 4 commentaires

  • BONIN Stéphane • 05/11/2016 - 18:23

    Mr LEGRAND, avec l’ Europe de Bruxelles, tout est possible . Y compris obliger les Etats à céder/"vendre" (terme officiel) les bijoux de famille . Il suffit de voir ce qu’ il s’ est passé ces dernières années ; par exemple pour les autoroutes : même la Cour des Comptes dit que c’ est un manque énorme pour les finances de l’ Etat, c’ est dire !

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  • BONIN Stéphane • 07/11/2016 - 18:10

    Hélas Monsieur LEGRAND, avec l’ UE derrière ça, ce n’ est pas un "beau tissu d’ âneries" . Nos chers eurocrates sont capable de tout..................et surtout pas pour défendre les droits élémentaires des peuples - dont celui d’ avoir droit à une énergie à tarif modéré.

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  • francis legrand • 04/11/2016 - 11:27

    beau tissu d’âneries : le renouvellement des concessions hydroélectriques n’est pas une privatisation car l’Etat est propriétaire des barrages et le restera à l’avenir. Il s’agit simplement de choisir des concessionnaires en fonction notamment du niveau de chiffre d’affaire qu’ils reverseront aux communes, obligation que n’a pas aujourd’hui EDF.

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  • BONIN Stéphane • 02/11/2016 - 20:44

    S’ il s’ avère impossible de "changer l’ Europe" (de Bruxelles), alors il faut la quitter ! Et si d’ autres pays nous suivent (je le crois !), reconstruire une autre Europe . J’ aimerai bien voir comment réagiraient nos "chers amis" US . En opposant ces "2 Europe" ? Ils en sont capables, mais il faudra peut-être prendre ce risque : le début de notre indépendance envers wall-street et la city !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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