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Un ancien haut responsable de l’administration Reagan compare Bush à Hitler

La rédaction

« Bush imite de manière agressive la prétention d’Hitler selon laquelle la défense de l’empire lui permet de faire fi de l’Etat de droit », écrit Paul Craig Roberts dans un article paru le 2 janvier sur le site www.antiwar.com, sous le titre « Une administration criminelle ». Roberts était adjoint au ministre des Finances dans le gouvernement Reagan.

« L’administration Bush est prise la main dans le sac à commettre une illégalité flagrante et elle riposte en tentant d’arrêter le patriote qui a exposé ses menées illégales, écrit-il. (...) Comparé au Spygate, le Watergate fut une partie de plaisir. Les mensonges, crimes et illégalités de l’administration Bush montrent qu’il s’agit d’une administration criminelle avec une mentalité d’Etat policier et des méthodes d’Etat policier. »

Sachant que la loi en vigueur (FISA) accorde déjà à Bush « tous les pouvoirs dont il aurait besoin pour espionner des terroristes présumés », pourquoi a-t-il choisi d’emprunter la voie de l’illégalité ? Il y a deux raisons possibles, estime Craig. L’une est que les néo-conservateurs utilisent l’administration Bush pour concentrer le pouvoir dans la branche exécutive.

L’autre, c’est que le gouvernement « n’espionnait pas pour des raisons légitimes et que par conséquent, il devait maintenir le tribunal dans l’ignorance de ses activités ». Quelles sont ces raisons illégitimes ? « Se pourrait-il que l’administration Bush ait utilisé l’appareil du gouvernement américain pour influencer le résultat de l’élection présidentielle ? » Ces deux hypothèses méritent d’être examinées à fond par le Congrès, estime Roberts. Or, en demandant au département de la Justice de mener une enquête sur l’origine de la fuite, l’administration a créé un prétexte pour refuser de coopérer avec le Congrès sous peine de compromettre sa propre enquête.

« Que feront les cours fédérales ? », se demande Paul Craig. « Lorsqu’Hitler contesta le système judiciaire allemand, celui-ci s’écroula, acceptant qu’Hitler soit la loi. Les prétentions d’Hitler ne reposaient sur rien, tout comme la prétention de Bush de s’arroger des pouvoirs extra-légaux n’est basée que sur des mémos écrits par des fonctionnaires qu’il a lui-même nommés. »

Roberts identifie le rôle de la Federalist Society, une organisation de juristes républicains qui « ne manque jamais de soutenir les décisions de la cour tendant à concentrer le pouvoir dans la branche exécutive du gouvernement » et « qui n’aime pas la séparation des pouvoirs, fondement de notre système constitutionnel ».

Il conclut : « Le 11 septembre 2001 a conforté les objectifs des néo-conservateurs exactement comme l’incendie du Reichstag l’avait fait pour Hitler. Peur, hystérie et urgence nationale sont les instruments avérés des prises de pouvoir excessives. Au moment où les cours fédérales commencent à faire preuve d’un peu de résistance aux prétentions de pouvoir de Bush, une autre attaque terroriste permettra-t-elle à l’administration Bush d’achever son coup d’Etat ? »

Quand Bill Jones, de l’Executive Intelligence Review, demanda à Scott McClellan, porte-parole de la Maison Blanche, si le gouvernement était troublé par le fait qu’un chroniqueur conservateur ait comparé l’exploitation du 11 septembre à l’incendie du Reichstag, McClellan répondit qu’il n’était pas au courant de cette histoire et se déclara en désaccord avec l’interprétation qu’en faisait Jones.

Qu’est-ce que la Federalist Society ?

La notion de pouvoir exécutif illimité, défendue ouvertement par Dick Cheney, a été abordée dans de nombreux mémorandums juridiques rédigés ces cinq dernières années par un groupe d’avocats, dont la plupart ont été formés par la Federalist Society. Le père spirituel du concept de pouvoir exécutif absolu est le juriste nazi Carl Schmitt, qui avait élaboré la théorie du chef suprême, ou Fürhrerprinzip. Dans le langage de David Addington, actuel chef de cabinet de Cheney, et de la Federalist Society, ce principe s’appelle « exécutif unitaire ».

Fondée en 1982 dans les facultés de droit des universités de Chicago et de Yale, la FS a promu la suppression de toutes les protections régulatrices de l’Etat providence, tout en soutenant les pires excès de l’Etat policier. Les Patriot Acts (lois de lutte contre le terrorisme) et les tristement célèbres mémorandums du gouvernement sur la torture » ont été rédigés par une équipe composée de membres de la FS et de leurs alliés à l’intérieur de l’Office of Legal Counsel (OLC) du ministère de la Justice et de l’Office of General Counsel (OGC) de la Maison Blanche, sous la houlette de Cheney et d’Addington.

La FS s’est efforcée d’infiltrer les grandes facultés de droit aux Etats-Unis afin d’y introduire des dogmes fascistes, diamétralement opposés à l’idéologie américaine, de type « révolution conservatrice », tout en plaçant des avocats réactionnaires et ambitieux, triés sur le volet, à des postes clés de l’exécutif et des organismes fédéraux de régulation. Leur objectif est de miner peu à peu la Constitution. L’OGC et l’OLC sont désormais dominés par des membres et sympathisants de la société, qui occupent par ailleurs un nombre impressionnant de postes de juges fédéraux, y compris à la Cour suprême. Lorsque C. Boyden Gray était avocat de la Maison Blanche sous Bush père, il chargea la fondatrice de la FS, Lee Liberman Otis, d’examiner les postulants à toute nomination judiciaire. De son propre aveu, aucun juge non membre de la société n’a obtenu de poste pendant toute cette période.

Hillary Clinton a dénoncé à l’époque la « vaste conspiration de droite » derrière la tentative de destituer son mari, le président Bill Clinton ; au centre de cette conspiration, on trouvait effectivement la Federalist Society. C’est un sympathisant, le juge David Sentelle, qui présida la commission ayant sélectionné Kenneth Starr, autre membre de la FS, pour diriger l’enquête sur l’affaire Whitewater. Starr choisit comme adjoint Brett Kavanaugh, lui aussi membre. (Kavanaugh est avocat associé de la Maison Blanche depuis l’inauguration de George W. Bush, en janvier 2001). Le sénateur républicain Orrin Hatch, co-président du Conseil de visiteurs de la Société, présidait la commission Judiciaire du Sénat à l’époque du procès en destitution de Clinton. Son fils, Brent Hatch, est le trésorier du conseil des directeurs de la FS. Theodore Olson, président de la FS à Washington, a dirigé le « salon anti-Clinton », chargé de la propagande massive contre la présidence.

Il semble que la FS ait été créée par trois étudiants de l’université de Yale : Steven Calabresi, Lee Liberman et David McIntosh. Calabresi était un protégé de deux professeurs nommés à la Cour fédérale par le président Reagan : Robert Bork et Ralph Winter. A Chicago, le mentor de Liberman et de McIntosh était le professeur Antonin Scalia. Bork, Winter et Scalia furent les premiers parrains universitaires de la société, en 1982.

Parmi les membres de la FS au sein de l’administration de George W. Bush, citons John Ashcroft, Spencer Abraham, Gail Gorton, Michael Chertoff, Larry Thompson, John Bolton, C. Boyden Gray, Timothy Flanigan et Theodore Olson. A la Cour suprême, les juges Scalia, Clarence Thomas et le nouveau juge John Roberts en sont membres, de même le candidat Samuel Alito.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

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La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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