X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
RIA Novosti

Un anniversaire qui donne la migraine

La rédaction

par Vladimir Simonov

Ce serait bien d’être à Berlin le dimanche 25 mars. Il sera possible pendant vingt-quatre heures de se rendre dans 35 discothèques et clubs pour la somme de 13 € et tout cela aux frais de l’Etat. Et, surtout, on pourra voir près de trente leaders européens fêter l’anniversaire de leur grand et quelque peu terrible enfant, l’Union européenne née il y a cinquante ans.

Le 25 mars 1957, au Palazzo dei Conservatori de la capitale italienne, six Etats - la France, l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie et les pays du Benelux - signaient le Traité de Rome portant fondation de la Communauté Economique Européenne (CEE), embryon de l’actuelle Union européenne.

Il est clair, même pour quelqu’un de non averti, que le Marché commun s’est transformé en un demi-siècle en une structure gigantesque, dont les 490 millions d’habitants originaires de 27 pays différents ont réellement beaucoup de choses en commun. L’Union européenne possède aujourd’hui une seule Banque centrale, une seule monnaie, des frontières ouvertes par endroits, des embryons d’armée et de police, un même passeport, une devise, un hymne et même des plaques d’immatriculation communes.

Au- dessus de tout cela, telle un chef d’orchestre exigeant face à ses musiciens, trône l’administration de Bruxelles qui dégage des fluides d’autosatisfaction et parfois même d’« élu de Dieu » .

Le 25 mars, ces gens nous expliqueront que la création de l’UE visait avant tout à faire régner en Europe la paix entre les anciens ennemis, à initier le continent aux valeurs morales et à améliorer le niveau de vie de l’Européen lambda. Nous ne les croirons pas. Les historiens affirment autre chose : c’est la peur d’une Allemagne renaissant à une vitesse fulgurante de ses cendres d’après guerre qui a poussé à agir les architectes de l’intégration européenne. A lier le sort de l’Allemagne au sort de ses voisins occidentaux de façon à empêcher une nouvelle guerre. Tel était le sens initial du Marché commun.

Cela ne signifie pas que les citoyens de l’UE n’ont pas obtenu la paix, qu’ils appréhendent déjà comme une banalité du quotidien, un peu comme la lumière du soleil.

Ils ont acquis beaucoup d’autres bonnes choses. A l’occasion de cet anniversaire, quelqu’un a dressé la liste des dix cadeaux offerts par l’Union européenne à ses ouailles et elle est impressionnante. Y figure la possibilité de voyager librement dans les quinze pays de la zone Schengen, de bénéficier de tous les avantages sociaux à l’étranger. Et le faible coût des billets d’avions et du téléphone en résultat de la concurrence européenne. Et la bonne qualité des produits alimentaires, de l’air, de l’eau des rivières, des plages, due en partie à l’instauration de normes identiques.

Le plus étonnant, c’est que l’UE est parvenue à tous ces bons résultats au cours de ces mêmes cinquante ans qui l’ont vue déchirée par des contradictions nationales féroces entre ses membres. Ils ont menacé de la faire couler et il ne fait aucun doute qu’ils continueront à proférer leurs menaces.

Le veto de Charles de Gaulle a empêché l’adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE jusqu’en 1973. Le général avait peur de voir le Royaume Uni jouer, au sein de la Communauté, le rôle de cheval de Troie des Etats-Unis. De Gaulle n’a malheureusement pas vécu jusqu’à la guerre en Irak, ce qui lui aurait permis de se convaincre combien il avait raison.

Toute l’histoire ultérieure révèle un conflit entre deux conceptions diamétralement opposées de la vocation majeure de l’UE. L’une, dite française, place au centre les intérêts du continent et l’autre, atlantiste, a les faveurs enthousiastes de cette même Grande-Bretagne, rejointe par les nouveaux pays membres de l’Europe de l’Est.

Ces derniers temps, ces néophytes cherchent à inoculer à l’Europe leurs phobies fantomatiques de la Russie. L’apparition de cette nouvelle ligne de partage pousse à un résultat inattendu et peut-être même positif. La vieille Europe s’unit autour de l’idée d’un partenariat Russie - UE. Elle ne veut pas que le plombier polonais lui fasse la leçon, entre autres sur la façon de tourner le robinet des relations d’affaires traditionnelles.

La peur d’une invasion des plombiers polonais, de la mafia lituanienne et des prostituées bulgares aura été l’un des grands facteurs qui, en 2005, ont mis au placard le projet de constitution européenne. Les Hollandais lui ont dit « non » , effrayés à l’idée que leur petit pays libéral puisse être piétiné dans la foule des nouveaux membres turbulents déferlant suite à l’élargissement de l’UE. Le « non » a été suggéré aux Français par une envolée du chômage à 10 %.

C’est ici que nous abordons les mauvaises nouvelles. L’Europe unie fête son cinquantième anniversaire avec un épouvantable mal de tête. Elle est également dépressive, comme c’est souvent le cas à cet âge.

Le principal problème est économique. Les économies de l’UE progressent, bien entendu, mais pas aussi vite que l’on souhaiterait et avec un taux de chômage préoccupant. A la veille de cet anniversaire, le Financial Times et l’Institut Harris ont interrogé 6 772 citoyens de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne ; les résultats de ce sondage sont stupéfiants : 44 % des Européens estiment que leur vie s’est détériorée avec l’adhésion de leur pays à l’UE. Bien plus, 22 % voudraient en sortir, le plus vite étant le mieux.

Il est tout aussi intéressant de voir à quoi les personnes interrogées associent l’Union européenne, le club le plus à la mode du continent : à la bureaucratie pour 20 %, à la démocratie pour 9 % seulement.

Une position que comprennent, ô combien, les 750 000 « non-citoyens » russophones des pays Baltes qui sont toujours privés des principaux droits de l’homme. Le statut de pays membre de l’Europe unie et la réputation d’une réserve de non-droit sont parfois synonymes.

Les leaders de l’UE se préparent à signer, à Berlin, une déclaration appelée à expliquer aux générations futures le chemin sur lequel s’est engagée la nouvelle Europe. Mais, ils ne sont pas d’accord, encore une fois. La Grande-Bretagne est hostile au terme de « constitution » . La France exige que son modèle social soit décrété valeur fondamentale de l’UE. La Pologne rêve de faire mention de la chrétienté mais la France et certains autres pays y sont opposés.

Où donc diriges-tu tes pas, Europe unie ? Et bon anniversaire, où que tu ailles !

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard