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Un assassinat politique ébranle la Russie

La rédaction

Le 9 août, les médias russes ont annoncé la terrible nouvelle concernant l’assassinat, dans son appartement de Moscou, du professeur Grigori L. Bondarevski, un éminent académicien russe, orientaliste et conseiller du Kremlin. Violemment frappé à la tête avec un objet lourd, le professeur, âgé de 83 ans, a souffert d’une commotion cérébrale avant de sombrer dans le coma et de finalement décéder à l’hôpital à 23 heures.

L’assassinat du Pr Bondarevski n’a rien à voir avec un crime crapuleux ; il s’agit d’un acte dont le mobile est politique. L’objectif était d’éliminer un opposant de premier plan aux politiques de nouvel empire édictées à Washington et soutenues en Russie par le groupe d’oligarques de Khodorkovski et Berezovski. Cet assassinat constitue aussi, bien sûr, un « signal » à tous ceux qui en Russie et ailleurs partagent le point de vue du Pr Bondarevski.

La nature politique de ce crime est clairement ressortie de la couverture de la télévision nationale russe, le soir du 9 août, et d’une dépêche d’Interfax diffusée plus tôt dans la journée, soulignant toutes deux que le Pr Bondarevski était un opposant déterminé à la guerre d’Irak. Dans la dépêche d’Interfax, Bondarevski est cité affirmant qu’un quelconque soutien russe à une attaque américaine contre l’Irak entraînerait « un total discrédit de la Russie » et, le paraphrasant, que les vestiges d’autorité de la Russie s’effondreraient avec grand fracas.

Ces derniers mois, lors de discussions avec EIR, le Pr Bondarevski a constamment exprimé, et avec enthousiasme, son soutien aux efforts de Lyndon LaRouche pour forcer Dick Cheney à quitter le gouvernement américain. Il se considérait d’ailleurs lui-même comme l’un des principaux opposants, en Russie, de Cheney et de ses alliés américains.

Apprenant la nouvelle de l’assassinat du Professeur, Lyndon LaRouche a souligné que, quels que soient les détails spécifiques de ce crime, il doit être vu dans le contexte des aspects systémiques du conflit réel qui se déroule en Russie. D’un côté, on a les « vieilles élites russes », dont faisait partie le Pr Bondarevski, qui tentent de convaincre le président Vladimir Putin de suivre une politique conforme aux intérêts nationaux, au développement économique et à la sécurité de la Russie, et de le dissuader de conclure un quelconque accord avec les idéologues impériaux synarchistes de Washington et de Londres. Mais de l’autre, il y a les « voleurs » comme Khodorkovski et Berezovski qui, dans une opération caractéristique des synarchistes, pillent le pays au bénéfice des financiers.

Il faut se rappeler que, récemment, Cheney a rencontré secrètement aux Etats-Unis Khodorkovski, le dirigeant de Yukos. Le président Bush ainsi que quelques hauts responsables de son administration se sont par ailleurs engagés à prendre la défense de Khodorkovski et de Berezovski, tous deux faisant l’objet d’enquêtes judiciaires en Russie. Les origines de l’opération de Berezovski remontent au début des années 90, avec les intrigues de l’International Republican Institute en Russie, une institution créée par le Project Democracy.

En mémoire du professeur Grigori L. Bondarevski

Nous avons appris, à la rédaction de EIR, la terrible nouvelle de l’assassinat du Pr Bondarevski avec un profond sentiment de peine et de tristesse, mais aussi de révolte, quand on voit ce qui a été fait à cet individu exceptionnel. Nous avons eu l’immense privilège de le connaître personnellement pendant près de treize ans, période durant laquelle nous avons bénéficié de la perspicacité de ces analyses historiques et stratégiques ainsi que, nous devons le souligner, de son humour dévastateur et de son sens de l’ironie.

Nous avons rencontré « le Professeur » (comme nous l’appelions toujours) à Londres, fin septembre 1990, après qu’il ait accordé un entretien à la presse britannique dans lequel, avec son ironie coutumière, il s’étonnait que les Américains et les Britanniques n’aient pas su à l’avance que Saddam Hussein avait l’intention d’envahir le Koweït un mois plus tôt. En décembre 1990, il nous rendit visite pour la première fois à Wiesbaden, à notre quartier général européen, donnant à cette occasion quelques présentations à notre équipe, qui furent en elles-mêmes des événements historiques. Après avoir rencontré Helga Zepp-LaRouche, « le Professeur » s’engagea à faire connaître la proposition de LaRouche de développement infrastructurel européen - le "Triangle" Paris-Berlin-Vienne - décidant de l’appeler "Quadrangle" afin d’inclure Moscou. De plus, il nous fit entrevoir l’importance des projets infrastructurels ferroviaires en cours de développement pour relier les pays d’Eurasie, contribuant ainsi à ce qui allait devenir la politique de LaRouche - son programme de Pont terrestre eurasiatique.

A travers toutes ces rencontres, il nous est apparu qu’avec « le Professeur », nous étions en présence de l’un des plus éminents experts du renseignement dans le monde, quelqu’un dont les points de vue et les recommandations d’ordre politique étaient considérés avec le plus grand sérieux non seulement en Russie, où il servit sept gouvernements soviétiques puis russes pendant soixante ans, mais également en Inde, en Asie centrale, dans le Golfe, dans le Caucase, en Grande-Bretagne, etc. Il fut, entre autres, membre de l’Institut d’études socio-politiques de l’Académie des sciences russe, élu en 1995 à l’Académie des sciences sociales russe, conseiller sur les affaires orientales des gouvernements soviétiques et russes et s’est vu attribuer le Prix international Nehru, la plus haute distinction du gouvernement indien. Il est l’auteur de vingt-sept livres et de nombreux articles, sur des sujets aussi divers que l’Asie centrale et du Sud, le Caucase et le Golfe persique, la politique impériale britannique au Proche et Moyen-Orient, ou encore des études sur le chemin de fer Bagdad-Berlin.

Avec Grigori Bondarevski, le renseignement avait une signification bien particulière, constamment enrichie par une profonde connaissance de l’histoire. Il faisait toujours référence à son travail original d’archives dans de nombreux projets historiques. De plus, il était capable de nous régaler pendant des heures avec des anecdotes personnelles remontant à son expérience durant la Deuxième Guerre mondiale à Téhéran, Tachkent et ailleurs. Juste avant sa disparition brutale, nous étions en train de préparer un entretien avec lui concernant le désordre qui règne aujourd’hui en Irak.

A la fin des années 90, le Pr Bondarevski avait noué des liens d’amitié personnels avec Helga et Lyndon LaRouche, les rencontrant à plusieurs reprises en Allemagne et à Moscou. Au cours des quelque deux cents discussions que j’ai pu avoir avec lui durant cette période de treize ans, il me disait souvent « Vous devez dire à LaRouche... » ou « M. LaRouche doit savoir que... », indiquant ensuite un sujet de « la plus haute importance ». Tant que je vivrai, je l’entendrai toujours dire ces mots ! Le Pr Grigori L. Bondarevski était un être absolument exceptionnel. Ma femme, Mary, et moi-même, M. et Mme LaRouche ainsi que tous nos collègues qui l’ont connu le regrettent beaucoup, bien au-delà de ce que les mots peuvent exprimer. (Mark Burdman)

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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