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Un contrat sur la vie du Président français ?

La rédaction

7 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Personne ne peut nous accuser de complaisance envers le chef de l’Etat, dont nous avons dénoncé à plusieurs reprises les connivences avec les néo-conservateurs, la dérive sécuritaire et la politique anti-sociale.

Cependant, lorsque Le Monde du 7 octobre titre sur cinq colonnes : « Ils veulent assassiner le président français », il est permis de trouver ce genre de jeu bien étrange. La tache de sang sur un vieux parchemin, faisant pendant à un portrait de Machiavel, accroît l’impression de malaise. De quoi s’agit-il ? Bien que le bandeau du Monde ne l’annonce pas, il s’agit bien sûr d’un roman, en l’occurrence de la traduction française de The Machiavelli Covenant, publié en Angleterre en 2006 par l’écrivain californien Allan Folsom, un des favoris de Little Brown Cie et Warner Books.

Il nous raconte l’histoire d’un groupe secret qui a su mettre la main sur l’unique copie d’un écrit de Machiavel. Un des sites faisant la promotion du livre le résume ainsi : « Les origines du groupe remontaient 500 ans en arrière. Au seizième siècle, un Machiavel mourant aurait mis la dernière main à une oeuvre sinistre, The Covenant (littéralement « le contrat » ou « le pacte »), un plan inquiétant pour obtenir le vrai pouvoir et surtout un plan pour le garder. Pendant des siècles, ce groupement richissime et despotique a tenu ce plan au secret, tirant inspiration et force de sa connaissance sanguinaire et son pouvoir rare. Uni par des rites viscéraux et des boucheries rituelles dédiés à leur vision de gouvernance globale, la secte a prospéré au-delà du rêve de la cupidité et de la domination. Désormais, trois personnes se trouvent entre la Fraternité et sa conquête apocalyptique finale ». Ces trois personnes sont le chancelier allemand, le Président des Etats-Unis et celui de la France !

Et encore, « l’assassinat de dirigeants mondiaux, le massacre de millions, des attaques sur les Etats-Unis avec des armes de destruction de masse – rien n’échappe à l’imagination de cette coterie ». Déjà en juin, après un clip sur Dailymotion, c’était au tour d’un pastiche du Monde vendu en kiosque d’annoncer : « Sarkozy est mort. Le président est mort dans des conditions drôlement mystérieuses. »

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Par ailleurs, une pièce de théâtre ordurière jouée en Allemagne, par le Theater Bonn, et divers articles du quotidien espagnol ultra-libéral El Mundo s’en prennent à Nicolas Sarkozy en dénonçant son « péché étatiste et interventionniste » ou en le comparant à un diable de Tasmanie (le carnassier Sarkophilus Harrisii).

Au moment où la France tente de réunir un G-14 et travaille d’arrache-pied avec la Russie pour changer l’architecture financière mondiale dans la direction d’un Nouveau Bretton Woods comme alternative au chaos, la multiplication de ces menaces et de ces attaques est pour le moins déconcertante.

L’on peut même parler de chantage, si l’on se souvient de la campagne menée par Greenpeace après l’élection de Jacques Chirac en 1995, montrant dans un clip un profil lui ressemblant, éclaboussé d’un liquide rougeâtre après avoir entendu un coup de feu — du vin français bien entendu, dont l’Organisation exigeait le boycott puisqu’à l’époque, la France entendait encore poursuivre des essais nucléaires pour continuer à se donner les moyens de son indépendance.

Serions-nous un peu paranos ? Verrions-nous partout des menaces ? Mais si l’on peut écrire impunément : « Ils veulent assassiner le président français » et se faire publier dans un grand journal du soir sans même indiquer sur le bandeau qu’il s’agit d’une fiction, on passe les limites du mauvais goût pour s’engager dans les eaux troubles du chantage. Non pas contre Nicolas Sarkozy en tant que tel, mais contre l’institution de la Présidence française, dans la mesure où celle-ci pourrait être aujourd’hui déterminante sur la scène mondiale. Rappelons-nous : Jacques Chirac, qui avait dénoncé le sida financier à la conférence du G7 à Halifax, renonça à toute velléité de combat contre le système et la fracture sociale après la campagne de Greenpeace. Serait-ce aussi le but poursuivi aujourd’hui, à un moment bien plus décisif de l’histoire ?

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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