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Un économiste japonais attibue la crise au démantèlement de Glass-Steagall

La rédaction

21 mars 2012 (Nouvelle Solidarité) – Daisuke Kotegawa, un ancien haut dirigeant du ministère japonais des Finances et représentant du Japon au FMI, a identifié la démantèlement de Glass-Steagall (loi de Franklin Roosevelt séparant les banques d’affaires des banques de dépôt) comme « principale cause structurelle de la bulle financière aux Etats-Unis et en Europe entre 2002 et 2007 ». Dans une analyse pour l’Institut Canon d’études globales, où il est actuellement le directeur de la recherche, Kotegawa écrit que les mesures maladroites prises par le trio Paulson/Geithner/Darling à Londres et à New York face à la crise de 2008 ont sérieusement aggravé les choses.

Il a comparé la situation à la manière dont le Japon avait répondu à la crise de 1999 (il était alors directeur de la division des obligations aux ministère des Finances), forçant tout d’abord les firmes étrangères en faillite à liquider leurs positions, puis permettant au Japon d’absorber le coût de la liquidation, plutôt que de forcer le reste du monde à payer pour la crise. Kotegawa note également que plusieurs banquiers se sont retrouvés en prison, et fait remarquer que Washington à Londres ont ignoré à plusieurs reprises ses conseils à ce sujet et refusé d’emprisonner leurs banquiers criminels.

Voici donc quelques extraits :

« Pourquoi la crise économique mondiale a-t-elle eu lieu après le choc de Lehman Borthers ? Cette question n’a pas été discutée en détail, reflétant probablement le parti pris des médias occidentaux à l’égard de Wall Street. L’abolition complète de la Loi Glass-Steagall en février 1999 a été la principale cause structurelle de la bulle financière aux Etats-Unis et en Europe entre 2002 et 2007. Ceci a été accompli sous la direction du secrétaire au Trésor Larry Summers dans le cadre de la dérégulation des marchés financiers au cours de la fin du XXè siècle. Cette Loi avait été promulguée en 1933 dans le but de diviser les activités de banques et de finances à la suite de l’expérience tragique de la Grande dépression.

« Des liquidités excédentaires ont été créées pendant une longue période de politique monétaire laxiste sous les auspices d’Alan Greenspan et de la Réserve fédérale, nourrissant un jeu d’argent par les banques d’investissement qui n’était pas en accord avec les lois de la demande réelle. Une telle politique et une telle gestion par la Fed et le Trésor ont été la principale cause de la bulle. »

Sur la chute de Lehman Brothers. Après avoir décrit comment il avait géré la faillite de Yamaichi Securities, Kotegawa explique :

« Lehman a fait faillite le lundi 15 septembre 2008, sans que ses immenses positions dans des transactions transfrontalières aient été dénouées au préalable. Ceci a eu un effet de contagion extraordinaire sur le système financier mondial, avec la branche londonienne d’AIG, et déclenché une dépression mondiale comparable à la Grande dépression avant la Seconde guerre mondiale. (…) Une liquidation de Lehman seulement après que toutes les transactions étrangères aient été dénouées aurait pu éviter au monde la crise. L’on peut cependant comprendre que si Lehman Brothers avait été liquidée seulement après que toutes les transactions transfrontalières aient été dénouées, le gouvernement des Etats-Unis se serait vu obligé de dépenser de fortes sommes pour renflouer Lehmann, protéger le système financier américain et stopper tout effet de contagion aux autres institutions financières. Si tel avait été le cas, le gouvernement aurait eu besoin de s’expliquer longuement pour convaincre les contribuables sur la nécessité d’utiliser une somme aussi colossale d’argent public. Il est très probable que ceci aurait requis une enquête approfondie des responsabilités au niveau de la gestion des institutions financières et des autorités de supervision.

« Une telle enquête n’a jamais été conduite aux Etats-Unis ni au Royaume-Uni dans les trois années et demi après que Lehman Brothers ait fait faillite. Par contre, au Japon il y a dix ans, la responsabilité des cadres impliqués dans la faillite de Yamaichi, LTCB et NCB a été sérieusement examinée, la plupart de ses hauts cadres ayant été arrêtés et poursuivis. Nous avons fait part à plusieurs reprises du besoin de telles actions à nos partenaires dans les gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni, mais notre voix n’a pas été encore entendue. »

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  • petite souris • 21/03/2012 - 22:50

    Voilà qui est fort intéressant surtout lorsque l’on sait que le Japon est tenu pour être le fusible financier et économique des stètes....

    Donc le Japon a envie d’être libre et de ne pas sombrer.

    Les rats commencent à quitter le navire de la finance

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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