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Une solution pour achever la Grèce, l’Europe, et plus si besoin est

La rédaction

26 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) – Nous prendrait-on pour des idiots quand on nous dit qu’une solution a été trouvée entre les différents pays de la zone euro pour résoudre le problème grec ? Non, puisque de toute façon, ce que pensent (et vivent) les populations ou ce que sont censées assurer nos Constitutions (nos droits sociaux par exemple) n’est pas pris en compte par nos soi-disant représentants. Pas étonnant donc que l’accord survenu hier entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et les autres « représentants » d’Etats européens ne crée les conditions que pour plus d’austérité et de désengagement des Etats au profit des milieux financiers européens (et) mondialisés.

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Caricature du Parisien

D’abord, on nous présente cet accord comme un compromis entre la vision Sarkozy (intervention des autres Etats européens) et celle de Merkel (pas les pays, le FMI), l’action du second venant en soutien à celle du premier. En réalité, aucune aide n’est assurée, puisque la décision d’aider la Grèce ou tout autre pays européen dans la même situation ne devra être prise qu’en dernier recours, c’est-à-dire si le pays en difficulté « n’a pas d’autre option » (par exemple, s’il n’y a plus personne à tondre) et à l’unanimité des pays de la zone euro. En clair, la ligne dure d’Angie a gagné : elle aura un droit de veto. L’hypocrisie va encore plus loin puisque, comme le rapporte Le Figaro : « Les taux devront être assez élevés pour ne pas s’assimiler à des subventions [sic] et inciter la Grèce à retourner se financer sur les marchés dès que possible [re-sic] ».

Mais ce n’est pas fini. Pour s’assurer que ce cas ne se reproduise pas, de nouvelles mesures contraignantes et supranationales, en plus de l’intervention du FMI, vont être mises en place.
Les traités européens devraient être modifiés ou plutôt durcis : « Sur le plan budgétaire, la France accepte la demande allemande d’un droit de regard européen renforcé sur les déficits nationaux, « sanctions comprises ». Ce tour de vis pourrait se préciser avant la fin de l’année, avec une révision des traités. Concession à Berlin, Paris envisage déjà « toutes les options juridiques possibles », comme l’expulsion pure et simple…

Résultat : « La pilule qui s’annonce est amère pour le premier ministre Papandréou. Il attendait de l’Europe qu’elle l’aide à se refinancer à moindre coût. Athènes doit trouver 15 milliards d’euros d’ici à début mai et 50 milliards avant la fin de l’année. Les conditions posées par Angela Merkel font du soutien conjoint de l’UE et du FMI un recours très dissuasif.
« La Grèce ne pourra y faire appel qu’en dernier ressort, en clair seulement si les seize pays de l’euro constatent - à l’unanimité - qu’elle ne peut pas se refinancer sur le marché. Les crédits européens se feront « sans élément de subvention ». Côté FMI, les taux paraissent plus attrayants. Mais ils relèguent la Grèce au rang de pays assisté. Ils passent aussi par une cure d’austérité supplémentaire qu’Athènes aurait du mal à faire passer face à la colère sociale. »

Bref, la « solidarité » européenne à bel et bien disparu avec l’entrée des loups dans la bergerie, d’autant que les décisions se prennent au niveau de la zone euro et non de l’UE (16 pays contre 27), la Grèce est livrée à elle-même et aux aboyeurs d’austérité.

Pour la France, le même traitement est prévu : Marc Touati explique dans Le Parisien que le risque de connaître la même situation « est infime mais il existe » et qu’elle doit « absolument améliorer ses finances publiques », tout en rappelant que la France, avec un déficit public de 3,9% du PIB, est en 3e position dans le classement européen des mauvais élèves, derrière la Grèce (5,5%) et le Portugal (4,1%)…


Lire la déclaration de Jacques Cheminade sur le sujet


Voir les 6 commentaires

  • Senec • 26/03/2010 - 16:18

    La solidarité, ce n’est pas autoriser les fainéants et les truqueurs à puiser dans la poche des travailleurs économes. Il y aura, effectivement, solidarité puisque les bons élèves vont mettre les autres au pas. Voilà qui me semble clair ! Vos idées datent encore du socialisme parasite !

    • Léo • 26/03/2010 - 22:53

      Dis donc Senec, t’as pas l’impression de pousser un peu.

    • R.B • 29/03/2010 - 12:05

      Qu’est ce qui fait dire à Senec qui est un bon ou mauvais élève ? Grecs truqueurs et Français travailleurs économes ? C’est sûrement aussi évident que cela. Ce postulat qui vise à faire croire que l’on est soi-même le plus intelligent est bien le premier pas pour ne pas être solidaire. Donnons du travail qualifié aux gens et les moyens de s’élever plutôt que de leur donner du bâton. Comme cela, même les popoches de Senec seront les mieux remplies, et celles des autres également, ne lui en déplaise.

    Répondre à ce message

  • arcane • 27/03/2010 - 12:50

    Personne ne croit à la théorie du complot ou refuse d’y croire. Ou celui qui croit en cette hypothèse passe pour un conspirationniste.
    Cependant cela se produit sous nos yeux à grande échelle sans que ces personnages et familles n’aient plus besoin de se cacher.
    La déstruction de l’économie humaine est programmée de longue date et le but est de prendre les populations en otage afin d’en faire des esclaves soumis et appeurés.
    Personne ne peut croire que cette débacles de pays entiers est simplement due à une incapacité ou manque d’intelligence.
    ce sont les memes forces qui ont organisées les dernieres guerres qui continuent leur plan machiavellique.

    En meme temps, il est grand temps que nous humanité, cessions d’etre des assistés et cessions de croire que les solutions viennent d’en haut. En haut ils ont des solutions mais pas pour l’amelioration de vie du plus grand nombre.
    Il est necéssaire de dire non en conscience, partout ou nous sommes, et de retrouver un véritable sens à la vie.
    Des technologies, des bricollages de chiffres, des replatrages ici ou la, n’aboutirons plus si nous donnons pas un nouveau sens plus profond à l’existance.

    Répondre à ce message

  • michel49 • 27/03/2010 - 09:59

    Adolfine perçait sous Merkel...

    Répondre à ce message

  • petite souris • 26/03/2010 - 18:32

    ...à terme, de nombreux pays vont sombrer aussi...

    ...et alors ? ils seront rayés de la carte ? leur monnaie exclue du système financier ?

    ... " et le combat cessera faute de combattants..."

    et alors ? les dirigeants n’auront plus rien à diriger !!!

    ... donc, tous ces messieurs scient la branche sur laquelle ils sont assis !!!

    Cela devient ubuesque ou kafkaïen !!!

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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