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Vers une monnaie unique mondiale ?

La rédaction

Lors d’une récente conférence à Sienne (Italie), dans un château du XVIème siècle, un petit groupe de banquiers et d’économistes ont discuté d’un projet de « monnaie unique mondiale » visant à remplacer toutes les monnaies existantes et qui serait contrôlée par une « banque centrale mondiale » supranationale. Une telle vision correspond au stade ultime de l’utopie synarchiste, qui prévoit l’élimination de toute souveraineté nationale et de toute initiative laissée à un gouvernement représentatif dans les affaires économiques. La conférence était organisée par l’économiste canadien Robert Mundell qui, depuis 1971, invite chaque année quelques économistes et financiers dans son château de Sienne, racheté dans les années 60 aux descendants de la famille de Pandolfo Petrucci (« Il Magnifico »), qui gouverna la ville jusqu’en 1512.

Le seul compte rendu public de cette conférence, à notre connaissance, est paru dans le Wall Street Journal du 30 juin, dans un article rédigé par son « rédacteur émérite » Robert Bartley, connu pour son animosité vis-à-vis de Lyndon LaRouche. Bartley écrit : « L’économie globale a-t-elle besoin d’une monnaie globale ? (...) Si l’euro peut remplacer le franc, le mark et la lire, pourquoi une nouvelle monnaie mondiale ne pourrait-elle pas fusionner le dollar, l’euro et le yen ? » Ce qui signifierait, bien évidemment, « la plus grande de toutes les réformes, une banque centrale supranationale ».

Bartley est depuis longtemps un proche collaborateur de Robert Mundell, qui a publié de nombreux articles et livres sur la question de la fusion des monnaies nationales, depuis ses premiers travaux au sein du département « Recherches » du Fonds monétaire international, dans les années 60. Partisans et détracteurs de l’euro considèrent tous Mundell, qui a toujours soutenu avec enthousiasme la monnaie européenne, comme une référence incontournable. Dans les années 70, Mundell et l’un de ses collaborateurs de l’université de Chicago, Arthur Laffer, ont imaginé le concept de politique économique de l’offre (supply-side economics), prônant en particulier d’importantes baisses d’impôt pour éviter le déclin économique. En 1999, l’Académie royale de Suède lui a décerné le prix Nobel d’économie.

Pour discuter de son dernier plan, il avait invité entre autres :

  • Jacob Frenkel, économiste en chef du FMI de 1987 à 1991, puis directeur de la Banque centrale israélienne, avant de rejoindre, en 2000, la banque de placement américaine Merrill Lynch, dont il est actuellement le président international.
  • Steve Hanke, de l’université Johns Hopkins à Baltimore, défenseur acharné du système de « Currency Board » (conseil monétaire) qui prévoit le contrôle total de la politique monétaire par un automatisme basé sur la quantité de capitaux étrangers affluant dans un pays donné.
  • Domingo Cavallo, tristement connu pour son rôle dans la destruction de l’économie argentine. Au début des années 90, il devient ministre des Finances en Argentine et impose une vaste dérégulation. Ayant réintégré ce poste en 2000, il dut le quitter en décembre 2001 suite à la cessation de paiements du pays.
  • Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale et favorable au plan de « monnaie mondiale ». Le 9 novembre 1978, il avait déclaré que « la désintégration contrôlée de l’économie mondiale est un objectif légitime ». Quelques mois plus tard, il fut nommé à la tête de la Réserve fédérale, où il imposa à l’économie américaine et mondiale sa « thérapie de choc », à savoir des taux d’intérêt de 20% !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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