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Vladimir Poutine à Rome

La rédaction

D’importants accords économiques et politiques ont été conclus au cours de la visite que le président russe a effectuée à Rome les 5 et 6 novembre, à l’occasion du sommet UE-Russie. Outre des discussions bilatérales et une rencontre avec Jean-Paul II, Vladimir Poutine a eu l’occasion de s’expliquer sur l’affaire Youkos/Khodorkovsky.

Parmi les douze accords signés entre l’Italie et la Russie, le « Mémorandum d’accord sur la formation de districts industriels sur le territoire de la Fédération russe » présente un intérêt particulier. Son but est de reproduire en Russie une caractéristique typique des petites et moyennes entreprises italiennes : le regroupement de sociétés spécialistes de produits similaires ou d’une ligne de produits similaires dans une même zone géographique. Cette « constellation » de PMI fonctionne presque comme une grande entreprise, mais avec certains avantages : une multiplicité de propriétés familiales au lieu d’un actionnariat, une concurrence au niveau de la technologie et de la qualité, et les profits sont généralement réinvestis dans la production et non pas versés directement aux actionnaires.

Le 6 novembre, Poutine a rencontré le président de la Commission, Romano Prodi, le responsable des Affaires étrangères de l’UE, Javier Solana, et les commissaires Patten et Lamy. Dans une interview au Corriere della Sera le 4 novembre, Poutine a déclaré : « La Russie est à moitié en Europe et à moitié en Asie, mais notre culture est européenne. La plupart de nos relations économiques se font avec l’Europe. Sans doute allons-nous accorder une attention appropriée à nos relations avec l’Amérique et l’Extrême-Orient, mais notre avenir est en Europe . »

La réunion entre Poutine et Jean-Paul II fut un succès. Le Pape remercia le président russe pour sa position sur la guerre d’Irak et son soutien à la « feuille de route » pour la paix au Proche-Orient. Il s’est également félicité de ses efforts « en faveur du rapprochement entre les églises catholique et orthodoxe ». A l’issue de son audience avec le Pape, Poutine a téléphoné au patriarche Alexei II.

Dans son interview au Corriere, le dirigeant russe a rejeté les critiques occidentales sur son attitude dans l’affaire Youkos/Khodorovsky. Affirmant que la Russie n’évolue pas vers un « Etat autoritaire », il a établi un parallèle entre cette affaire et les crimes dont sont accusés les directeurs d’Enron aux Etats Unis, où « deux douzaines de directeurs d’affaires sont poursuivis par une cour de justice », certains ayant été arrêtés « devant les caméras, menottes aux poignets ». En Russie, où « les immenses propriétés de l’Etat ont été privatisées, les participants à cette privatisation ont cru qu’ils pourraient vivre indéfiniment suivant leurs propres règles. Aujourd’hui, nous devons au contraire montrer clairement que chacun doit respecter les lois de notre pays. » A propos du remaniement du Kremlin, il a précisé que le départ d’Alexandre Volochine « était prévu depuis longtemps ». Dans une conférence de presse ultérieure, il a reçu le soutien du Premier ministre Silvio Berlusconi, qui a dit disposer « d’informations directes de la part d’Italiens présents en Russie, et je sais très bien que des violations précises de la loi ont été commises par des entreprises travaillant à l’extraction et à la vente de pétrole ».

Primakov et Glaziev soutiennent le remaniement de Poutine

L’ancien Premier ministre Evgueni Primakov, actuellement directeur de la Chambre de commerce et d’industrie russe, a donné une analyse intéressante de la situation russe dans une interview à la radio Ekho Moskvy, le 4 novembre. Interrogé sur le départ d’Alexandre Volochine du poste de chef de l’administration présidentielle, il a estimé que c’était « une bonne chose ».

Sa fonction principale, selon Primakov, était de servir d’« intermédiaire entre les oligarques et le plus haut niveau de la structure du pouvoir ». Il y avait un accord tacite selon lequel « les oligarques devaient payer leurs impôts honnêtement, verser des salaires décents et les augmenter, et contribuer aux programmes sociaux nécessaires dans les régions où ils ont des activités, mais s’abstenir de s’ingérer dans des positions de pouvoir politique et de corrompre le processus politique ». En retour, « ils avaient une certaine liberté de manœuvre, sous la forme d’une possibilité de s’approprier une part substantielle de la rente naturelle », expression désignant les recettes provenant de l’exploitation des ressources naturelles.

En tant qu’intermédiaire, Volochine aurait dû remarquer avec le temps que les oligarques « respectaient de moins en moins ces règles, il aurait dû remédier à la situation, les ramener à la raison, leur dire qu’ils ne pouvaient pas faire cela. Mais il s’est avéré qu’il était moins un intermédiaire qu’un membre du camp des oligarques, car il leur a permis d’agir comme bon leur semblait . »

Le président Poutine a également été soutenu par un homme politique en pleine ascension, Serguei Glaziev, qui a rencontré Lyndon LaRouche à de nombreuses reprises. L’affaire du géant pétrolier Youkos fut le thème de l’émission d’ORT « Zerkalo », le 1er novembre, avec pour invités Glaziev et Grigori Yavlinsky, respectivement chefs des groupes parlementaires « Rodina » et « Yabloko » à la Douma. A cette occasion, puis à nouveau lors d’une déclaration sur les nouvelles nominations au Kremlin, Glaziev a soutenu les mesures prises contre l’oligarque Mikhaïl Khodorkovsky, ainsi que le remaniement ministériel, tout en dénonçant les réactions excessives. Selon lui, le dirigeant de l’Union des forces de droite, Anatoli Tchoubaïs, s’est montré hystérique en clamant que le Président devrait intervenir [pour protéger Khodorkovsky], c’est-à-dire en demandant ouvertement au Président de violer la Constitution.

Les juges doivent décider si l’action des autorités policières est fondée, précisa Glaziev, mais « le programme de privatisations qui a eu lieu » dans les années 90 a totalement transformé les marchés financiers russes en vaste terrain pour spéculateurs. « Les investisseurs qui veulent mettre leur argent dans des sociétés qui se développent ne jouent pas sur le marché, contrairement aux spéculateurs ». En outre, « les doutes entourant la légitimité des droits de propriété en Russie alimentent la spéculation ». Par conséquent, si les procureurs ont des éléments, « tout doit être mis sur la table et examiné par les tribunaux, de façon à déterminer quelles sociétés ont été privatisées de manière légale, et lesquelles l’ont été illégalement. Faute de tracer cette frontière, la redivision de la propriété pourrait durer indéfiniment. (...) Je ne prône pas de mesures policières administratives, mais il faut régler la question des accords douteux intervenus pendant la privatisation. (...) Tous les cas douteux sont bien connus, grâce aux enquêtes menées par la Chambre de comptabilité et le Bureau du procureur général . »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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