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Vote institutionnel de « censure » contre Bush

La rédaction

Le 13 mars, le sénateur démocrate Russ Feingold a déposé une résolution de censure à l’encontre du président George W. Bush pour avoir enfreint la loi sur le Renseignement intérieur (FISA), qui interdit l’espionnage de citoyens américains sur le sol national. Le président de la Commission judiciaire du Sénat, Arlen Specter, a ouvert une audition spéciale sur cette résolution, tout en exprimant son opposition au texte et rappelant que la commission tient par ailleurs des auditions sur la question du programme d’espionnage intérieur mené par la NSA (agence nationale de sécurité) à la demande de la Maison Blanche. L’audition du 31 mars étant organisée de telle façon que Feingold puisse choisir lui-même deux des cinq témoins qui seraient entendus, il désigna un ancien responsable du département de la Justice du gouvernement Reagan, Bruce Fein, et un ancien conseiller juridique du président Nixon, John Dean. Le premier pointa d’emblée deux aspects de la crise actuelle qui sont sans précédent :

  • l’extension des pouvoirs de guerre sur une période indéfinie, ce qui revient à introduire un changement permanent de la forme de gouvernement ;
  • l’extension du champ de bataille au monde entier. Le Président peut autoriser l’assassinat de quiconque à Bagdad, à Kaboul ou devant la pizzeria du coin. « On peut perdre une république étape par étape tout aussi efficacement que d’un seul coup, lors d’un putsch », fit-il remarquer.

En outre, selon Fein, le secret entourant le programme de la NSA est tel que le Congrès se trouve dans l’impossibilité d’en évaluer la nécessité, ni le nombre d’Américains touchés, pas plus que la qualité des renseignements recueillis, etc.

John Dean, qui connaît de l’intérieur le phénomène de l’abus de pouvoir, estime que nous avons affaire à une présidence qui s’arroge de plus en plus de pouvoirs, sans motif particulier. Si le Congrès ne s’y oppose pas, comme il le devrait, dit-il, le Président s’en aperçoit : « ils en prennent le plus possible ». Contrairement à 1974, à l’époque de Richard Nixon, le Congrès aujourd’hui n’est pas prêt à intervenir pour assurer l’équilibre des pouvoirs.

L’auteur de la résolution, le sénateur Feingold, a fait valoir qu’il est temps que le Président rende des comptes. Si la théorie juridique adoptée par la Maison Blanche (pouvoirs illimités pour la branche exécutive dans la conduite de la « guerre ») s’applique, alors les protections des droits civiques ajoutées au Patriot Act resteront de toute façon lettre morte et les résultats de l’enquête, demandée par Arlen Specter, sur la constitutionnalité du programme de mise sur écoutes de la NSA seront superflus. De même, toute législation future du Congrès, relative à la sécurité nationale ou à la surveillance, serait une mascarade. Suivant cette théorie, déclara Feingold, « nous n’avons plus un système constitutionnel composé de trois branches de gouvernement égales ; nous avons une monarchie ». Si le Congrès « ne se défend pas et ne défend pas le peuple américain, nous devenons complices des violations de la loi. La motion de censure est donc la réponse appropriée. »

Par ailleurs, quatre juges fédéraux de poids, ayant tous exercé auprès du tribunal institué en vertu de la loi sur le renseignement intérieur (FISA), ont apporté leur soutien à la proposition de loi du sénateur Specter, prévoyant que le tribunal de la FISA se prononce sur la légalité et la constitutionnalité du programme d’écoutes de la NSA.

Financial Times : il est temps de renvoyer Cheney et Rumsfeld !

Le 30 mars, le quotidien financier de Londres, le Financial Times, a publié un commentaire de son correspondant à Washington, Richard Luce, intitulé, « Une chance manquée de ressusciter une présidence pourrait coûter cher à Bush ». A l’occasion de la démission du secrétaire général de la Maison Blanche, Andrew Card, Luce notait que de tous côtés, depuis les alliés conservateurs au Congrès et le néo-conservateur Weekly Standard, jusqu’au démocrates libéraux, en passant par les tribunes libres du New York Times, on pressait Bush de remanier un gouvernement « usé et discrédité ». Or le remplacement de Card par Josh Bolten est loin d’être satisfaisant.

L’article du FT s’en prend particulièrement au vice-président Cheney, rappelant l’accident de chasse et sa tentative de le dissimuler, sa cote de popularité qui plafonne à 18 %, soit « la moitié de celle, déjà déplorable, de Bush ». Rien ne permet d’expliquer « l’autonomie sans précédent accordée au vice-président le plus impopulaire de l’histoire du pays ».

Si la menace d’une éviction immédiate ne pèse pas sur George W. Bush, sa situation est à peine meilleure, si son parti continue à le rejeter pour les deux ans et demi de mandat qui lui restent. « Le renvoi de Dick Cheney ou de Donald Rumsfeld, les deux personnalités les plus étroitement associées au mépris du gouvernement pour les conseils de tiers, briserait son record inégalé de loyauté envers ses amis. Mais il signalerait avec force qu’il est sincère dans sa volonté de changer de direction. »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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