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Zepp-LaRouche : il est temps de ressortir le dossier Herrhausen

La rédaction

Dans un mémorandum du 25 novembre, la présidente internationale de l’Institut Schiller, Helga Zepp-LaRouche, passe en revue les révélations faites par John Perkins dans son nouveau livre Confessions of an Economic Hitman (Confessions d’un tueur à gages économique). Elle note en particulier que le modus operandi qu’il décrit « s’applique aussi à une série d’assassinats jamais élucidés en Europe, comme ceux d’Enrico Mattei, Aldo Moro, Jürgen Ponto, Alfred Herrhausen et Detlev Karsten Rohwedder. »

Perkins, rappelle-t-elle, « a décidé d’avouer son passé de "tueurs à gages économique" parce qu’il en était venu à la conclusion que c’est ce modus operandi, pratiqué sur des décennies, qui a mené, en fin de compte, aux événements du 11 septembre 2001. Apparemment, il craint que d’autres événements du même type ne soient à l’ordre du jour . »

Pour Helga Zepp-LaRouche, la parution de ce livre reflète une « révolte sans précédent au sein d’importantes sections des agences de renseignement, des forces armées, de l’administration et de la communauté diplomatique, de plus en plus convaincues que la poursuite de la politique de Bush et Cheney scellera le sort des Etats-Unis d’Amérique ». De même, il faut situer ce livre dans le contexte de l’accélération de la crise économico-financière et stratégique.

Les révélations de Perkins corroborent, quoique de manière incomplète et parfois déformée, l’expérience politique du mouvement international de Lyndon LaRouche durant ces trente dernières années, note Zepp-LaRouche, qui mentionne par ailleurs les assassinats d’Indira Gandhi et d’Ali Bhutto.

Pour ce qui est de l’Allemagne et de l’Europe, les assassinats de Herrhausen et Rohwedder, peu après l’effondrement du régime est-allemand, en novembre 1989, provoquèrent un brutal changement de politique. En 1992, le colonel Fletcher Prouty, un ancien haut responsable du renseignement américain, estima que John Kennedy, Enrico Mattei, Aldo Moro, Olof Palme et Herrhausen avaient été éliminés pour s’être opposés aux desseins d’une petite élite de pouvoir. Ce dernier fut assassiné le 30 novembre 1989, alors qu’il devait prononcer, quelques jours plus tard, un discours devant l’American Council on Germany de New York, pour présenter son approche des relations Est-Ouest en Europe et au-delà, approche non monétariste basée sur un développement économique réel. En cela, il était proche de la proposition de « triangle productif » mise en avant à l’époque par Lyndon LaRouche. Le 28 novembre 1989, le chancelier Helmut Kohl avait prononcé un discours spectaculaire ouvrant la voie à la réunification, sans l’« approbation » préalable des gouvernements britannique, français et américain. De son propre aveu, il dut connaître deux semaines plus tard « les heures les plus sombres de sa vie », lorsque, au sommet européen de Strasbourg, il fut obligé d’accepter un diktat - codifié plus tard sous forme du traité de Maastricht.

Pendant son bref mandat à la tête de la Treuhand, l’organisme chargé de la transformation économique de l’Allemagne de l’Est, Detlev Rohwedder tenta de poursuivre une politique de modernisation et de consolidation industrielles, plutôt que de privatisations. Son assassinat le 1er avril 1991, suivi par son remplacement par Brigit Breuel, ouvrit la porte à une politique de privatisation et de désindustrialisation sauvage dans la partie orientale du pays.

Herrhausen était conscient du danger qu’il courait : lorsqu’il présenta, le 28 novembre 1989, ses propositions d’effacement de la dette des pays en voie de développement devant le Conseil de la Deutsche Bank, il se heurta à une hostilité ouverte. Le matin du jour de son assassinat, il confia à sa femme : « Je ne sais pas si je survivrai à cela ».

Or, écrit Helga Zepp-LaRouche, ceux de l’oligarchie financière internationale qui ordonnèrent ces assassinats rencontreront leur némisis. En éliminant des personnalités comme Ghandi, Herrhausen ou Rohwedder, les cercles du système global actuel ont assuré leur propre chute et celle du « système monétariste anglo-hollandais dans son ensemble ».

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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