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Zone euro : date de péremption – été 2011

La rédaction

6 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Comme l’avait bien compris le poète allemand Friedrich Schiller, « il y a une limite à la tyrannie » ; celle-ci est autant physique que morale. Le vent des révoltes contre le suicidaire sauvetage de l’euro souffle sur l’Europe et ne semble pouvoir que s’amplifier tant l’austérité est brutale. Le nouveau plan d’ « aide » prévoit d’accroître l’endettement de l’Etat hellénique tout en bradant les entreprises publiques à des firmes multinationales privées et en réduisant les niveaux de vie. Côté physique, c’est la catastrophe agricole, alimentaire et énergétique, à l’heure où le populisme vert et le lobby du green business font replonger l’Allemagne 200 ans en arrière. Depuis que le gouvernement Merkel a arrêté 7 réacteurs nucléaires au lendemain de Fukushima, les importations d’électricité nucléaire française et tchèque outre-Rhin ont doublé, laissant présager des black-out géants au moindre aléas.

Jeudi dernier, feignant la sérénité, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a proposé de nommer sans délai un ministre supranational des Finances doté d’un droit de véto sur les politiques économiques nationales. Mais dans sa défense de Trichet, l’éditorialiste du Figaro Alexandre Adler est bien obligé de reconnaître que cet écrasement des peuples et de leur souveraineté « a pour but d’empêcher la débandade pendant qu’il en est encore temps, c’est-à-dire pendant l’été 2011 . Mais, passé ce délai, la situation sera en tous points comparable à celle d’une Union soviétique déjà prévenue de l’effondrement économique et morale de la RDA. » De l’avis même des gens du sérail, c’est donc maintenant que tout se joue, et on voit mal comment un ministère des Finances européen pourrait être mis en place en quelques semaines...

Et lorsque l’on parle de débandade, il ne s’agit pas des cas de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal ou de l’Espagne, mais de la BCE elle-même ! A l’actif de la banque centrale européenne, l’on trouve 2000 milliards d’euros de produits financiers déposés là par les banques en échange d’argent fraîchement imprimé. Au moins la moitié de ces titres sont des actifs pourris reçus entre 2007 et 2010. Des actifs titrisés ABS (nominalement près de 500 milliards d’euros) mais aussi des obligations irlandaises (145 milliards d’euros), grecques (87 milliards), portugaises (60 milliards) et espagnoles (51 milliards). A la moindre mauvaise nouvelle en provenance de la Grèce et/ou d’une grande banque européenne ou même des marchés internationaux, la BCE se volatilisera ou devra noyer l’incendie sous un flot de monnaie engendrant une hyperinflation.

Côté dollar, ce n’est guère mieux : la deuxième phase de la politique d’assouplissement quantitatif (QEII – planche à billet) touche à son terme ; malgré 75 milliards de dollars injectés mensuellement sur les marchés de capitaux américains, la situation de l’économie réelle n’a fait qu’empirer. On estime que pour 1 dollar de PIB supplémentaire, il a fallu imprimer 3 dollars, l’essentiel du QEII étant aller alimenter les spéculations. Sans QEIII, les marchés s’effondreront, avec QEIII, l’inflation explosera à la mode Weimar.

La seule alternative est d’organiser une faillite ordonnée des spéculateurs qui résultera du rétablissement de la loi Glass-Steagall aux Etats-Unis (actuellement en débat au Congrès) et de mesures similaires en Europe que nous devons défendre dès maintenant.

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  • petite souris • 06/06/2011 - 23:15

    Tous ces milliards, ces QEII, QEIII etc... me donnent le tournis ...
    Ce que je comprends bien c’est la date de péremption.
    Dans les hypermarchés loin de nos centre-ville, la veille de cette date on met à la poubelle tous les produits et on les arrose d’essence pour que personne ne puisse se servir car ils sont encore consommables quelque temps ...
    ...donc, à l’automne tout s’en va à vau-l’eau ...

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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