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A Davos, l’ancien économiste-en-chef de la BRI affirme qu’un krach s’annonce

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Pour l’ancien économiste-en-chef de la BRI William White, les politiques actuelles des banques centrales nous conduisent à un nouveau krach.
Crédit : ineteconomics.org

En 1995, l’économiste américain Lyndon LaRouche publie sa fameuse « triple courbe », appelée aussi « fonction typique d’effondrement ».

Avec ce graphique, LaRouche est devenu un économiste de référence en matière de prévision de l’effondrement du système financier de 2007-2008.

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A l’opposé d’une vision statistique, le schéma de LaRouche permet de visualiser la logique interne d’une dynamique : celle des courbes divergentes de l’économie réelle d’une part, et des agrégats monétaires et financiers de l’autre, aboutissant à un écart impossible à combler – c’est-à-dire le point de rupture où un krach se manifeste.

Ainsi, le graphique permet de comprendre, pourquoi l’injection de liquidités (au sein de cette dynamique) n’est qu’un accélérateur de l’effondrement et rien de moins.

Dans leur tentative de sauver le système, expliquait LaRouche, les banques centrales se heurteraient fatalement à un dilemme insoluble : ou bien, avec des taux bas voire négatifs, provoquer une spirale hyperinflationniste avec l’expansion monétaire ; ou alors, pour dégonfler la bulle, augmenter les taux et provoquer une réaction en chaîne menant à la désintégration du système.

Malheureusement, la réforme financière proposée par LaRouche (séparation stricte des banques, effacement sélectif des dettes spéculatives, retour au crédit public, etc.) n’a pas été mise en œuvre à l’époque et aujourd’hui tout le monde se rend compte que les mesures adoptées en 2008 ont aggravé la crise au lieu de la résoudre.

William White

C’est cette vérité que reconnaît également William White, l’ancien économiste en chef de la Banque des règlements internationaux (BRI) et actuellement à l’OCDE à Paris.

Déjà, en 2014, il avait déclaré à la revue allemande Focus Money que le monde était encore au milieu de la crise financière et que le pire était à venir. Les acteurs de la crise « n’ont effectivement rien appris », avait-t-il fait remarquer, avant d’ajouter :

Je pense que la cause de la crise financière a été une politique d’argent bon marché excessive, combinée avec de nouveaux produits financiers. Ceci a conduit à une bulle de crédit géante, en particulier dans les économies avancées. Depuis lors, rien n’a réellement changé. Une politique financière active gonfle de manière excessive le volume de crédit, comme avant, signifiant qu’elle fait la même chose que ce qui a déclenché le désastre [en 2008].

A Davos, lors d’une interview avec le Daily Telegraph publiée le 23 janvier, White est revenu à la charge :

Les banques centrales sont prises dans un ‘piège de la dette’. Elles ne peuvent pas continuer à maintenir des taux proches de zéro alors même que la pression inflationniste s’accroît au niveau international, parce que cela mènera à une bulle financière encore plus dangereuse, mais elles ne peuvent pas non plus augmenter à leur aise les taux sous peine de faire sauter le système.

Et de mettre en garde : « Tous les indicateurs du marché ressemblent beaucoup actuellement à ce que nous avons vu avant la crise de Lehman, mais la leçon a quelque part été oubliée. »

En pratiquant l’assouplissement quantitatif, estime-t-il, les banques centrales « ont jeté de l’huile sur le feu », et nul ne sait ce qui se passera lorsqu’elles l’arrêteront.

Pour illustrer la détérioration de la qualité du crédit, White mentionne l’expansion d’un instrument non régulé de la dette, à savoir, les Schuldschein allemands (reconnaissances de dette). En Allemagne, ces titres de créance, traditionnellement réservés aux sociétés allemandes, ont récemment attiré des clients internationaux n’ayant pas accès à d’autres formes de crédit nécessitant une notation. Ils ont ainsi été transformés en un genre de système bancaire de l’ombre.

Aujourd’hui, 50 % de la dette sur Schuldschein est détenue à l’étranger. A titre d’exemple, la société Carillion, qui vient se déclarer en faillite, avait levé 112 millions de livres à l’aide de cet instrument...

N’est-il pas temps d’écouter enfin les sages paroles de Lyndon LaRouche ?

Voir les 2 commentaires

  • jocker • 13/02/2018 - 03:30

    il y a au moins une justice, c’est que le système capitaliste toujours plus avide et plus prédateur, se passe lui même la corde au coup et va précipiter sa propre chute....
    Hélas ce sont des millions de citoyens innocents qui payeront au final l’addition mortifère.
    Si ce que vous dites est exact, alors la crise de 2008 ressemblera à un "gouter d’enfants",
    à coté de la Crise Majeure qui nous pend au nez, et qui s’annonce aussi grave que celle de 1929.

    Répondre à ce message

  • Donarier • 01/02/2018 - 07:44

    Peu surprenant... Mais il y a une zone d’ombre immense dans ces prévisions... C’est ce que décrit Roberto Saviano dans son livre enquête intitulé Extra Pure.
    Le narco capitalisme. Celui qui, par l’injection massive de liquidités (ce que prouve le travail de Saviano qui vit sous protection policière permanente), a sauvé les banques du krash de 2008... Nul doute que si le système tient comme un mort vivant c’est que le narco capital, d’une telle emprise, le maintient encore en vie. Vous ne pensez pas ?

    Répondre à ce message

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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