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Pourquoi il faut refuser l’accord de libre-échange transatlantique d’Obama

Lors de son discours de l’Union mercredi 13 février, le Président américain Barack Obama a annoncé l’ouverture de négociations dès le mois de juin en vue d’établir un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe. L’annonce fut immédiatement saluée par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour qui « Le futur accord sera un véritable moteur pour nos économies ».

Politiquement, il s’agit avant tout d’un coup d’Etat politique contre les Etats-nations et les peuples. Ce projet grotesque a pris forme dès 1995, quand fut adopté à Madrid par le président de la Commission européenne Jacques Santer et le président américain Bill Clinton, à l’époque en plein utopie libre-échangiste, le « Nouvel Agenda Transatlantique (NAT) » comprenant déjà un plan d’action commun en matière de coopération policière et judiciaire.

Suit alors le sommet EU-Etats-Unis du 30 avril 2007 avec la création d’un Conseil économique transatlantique (CET), orienté entre autres par « des représentants du monde de l’entreprise », chargé de l’harmonisation des législations pour faciliter « l’approfondissement du marché transatlantique ».

C’est cette même année qu’Edouard Balladur publie son livre Pour une Union occidentale entre l’Europe et les Etats-Unis où il ira encore plus loin en proposant, mondialisation oblige, la création d’un conseil exécutif paritaire réunissant tous les trois mois le président des Etats-Unis et le président du Conseil européen institué par le traité de Lisbonne !

En tout cas, le 10 juin 2008, la déclaration commune du sommet UE-Etats-Unis confirme la promotion fanatique du libre échange au niveau mondial : « nous résisterons au sentiment protectionniste à l’intérieur et nous nous opposerons au protectionnisme à l’étranger. Les modèles du libre et juste échange et de l’investissement ouvert sont les piliers de la croissance économique mondiale ».

Parallèlement aux négociations sur l’existence d’un grand marché, « des discussions discrètes se sont développées afin de créer un espace commun de contrôle des populations », nous apprend pour sa part le sociologue Jean-Claude Paye, le 16 décembre 2008 dans L’Humanité.

« Un rapport secret, conçu par des experts de six États membres, a établi un projet de création d’une aire de coopération transatlantique en matière de "liberté, de sécurité et de justice", d’ici 2014. » Selon Paye, l’enjeu de la création d’un tel espace, plus encore que le transfert des données personnelles et la collaboration des services de police (processus déjà largement réalisé), consiste dans la possibilité, à terme, de la remise des ressortissants de l’UE aux autorités américaines…

Avec l’arrivée d’Obama, le projet est remis à l’ordre du jour au niveau mondial. Le 26 mars 2009, le Parlement européen approuve par 503 voix pour, 51 voix contre et 10 abstentions, une résolution sur « l’état des résolutions transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis ». Son but : construire « un véritable marché transatlantique intégré », qui devra être établi « d’ici à 2015 ».

Aujourd’hui, l’objectif de l’accord, consiste à « réussir » là où l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après dix ans de négociations, a échoué : créer le plus étendu marché en libre-échange du monde sans y inclure les Brics (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud).

Bien que les relations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis, avec des barrières tarifaires de l’ordre de 3% en moyenne, représentent déjà le tiers des échanges mondiaux, les économistes font miroiter que les bénéfices de cet accord pourraient être de 0,5 point de PIB européen en plus dès 2016 et 1% par la suite. Les chiffres de 450 milliards et de 900 milliards d’euros sont respectivement avancés pour les échanges de marchandises et de services.

Cependant, le rapprochement des deux premiers marchés de la planète globalisée, doit également envoyer un message à la Chine. Après la guerre des monnaies qui vient de commencer, c’est la guerre commerciale qui s’annonce. « Dans la compétition internationale, Washington et Bruxelles ont compris qu’ils ont des intérêts communs », note un analyste.

Alors qu’aussi bien les Etats-Unis (avec l’ALENA) que l’UE (avec l’euro) ont déjà été confrontés avec le désastre d’une désindustrialisation accélérée, les élites financières espèrent surtout, grâce à la dérégulation totale entre les deux continents, faire décoller une nouvelle bulle purement spéculative.

Avant tout, un tel marché transatlantique permettrait aux Britanniques, qui du coup seraient tentés de rester membres de l’UE, de retrouver une place centrale entre partenaires historiques et géographiques. Du point de vue stratégique, une telle perspective vise à isoler la France et de la mettre en désaccord avec l’Allemagne. Cette dernière se réjouit de la possibilité d’une élimination totale ou du moins de l’abaissement des barrières douanières en y voyant une véritable relance de la croissance.

Les deux parties ont décidé d’insister non pas sur les barrières douanières mais sur l’harmonisation des règlements, des standards, car on estime aujourd’hui que c’est dans ces détails « que le protectionnisme est le plus pernicieux ». Du point de vue du libre échange absolu, il reste « des secteurs encore protégés de part et d’autre ». Le textile ou le transport maritime côté américain, l’agro-alimentaire côté européen.

La France devra donc réfléchir deux fois avant de s’y engager, car les Etats-Unis et les Britanniques exigeront le démantèlement de ce qui reste de la Politique agricole commune (PAC) et la fin des appellations d’origine contrôlées. Sommes-nous prêts à faire mourir nos éleveurs et laisser le bœuf (aux hormones), le porc et le soja transgénique américain (quand il en reste) atterrir dans nos assiettes ?

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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