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Pourquoi M. Moatti est-il allergique à Lyndon LaRouche ?

La rédaction

Communiqué de Solidarité et Progrès

Clichy, le 28 janvier 2013 – Il est des allergies chroniques dues à des causes physiques et d’autres à des raisons politiques. Celles de M. Alexandre Moatti envers « Lyndon LaRouche, inspirateur du candidat Jacques Cheminade à la dernière élection présidentielle française », relève manifestement du second ordre. Le Monde lui fait largement écho, consacrant à l’ouvrage de M. Moatti, Alterscience. Postures, dogmes, idéologies, quatre articles de son supplément scientifique du 19 janvier, qui, tous sans exception, mettent en cause Lyndon LaRouche. Attitude révélatrice mais éthiquement paradoxale pour un journal dont la « position », exprimée le 10 avril 2012, a été de « ne pas interroger Jacques Cheminade depuis l’officialisation de sa candidature ». A l’ostracisme du silence succède donc une salve de DCA par personne apparemment interposée.

M. Moatti a par ailleurs organisé plusieurs séminaires contre les conceptions de Lyndon LaRouche (dont le dernier a eu lieu le 20 novembre 2012, en présence d’une dizaine de personnes) et a tiré à boulets rouges sur la campagne présidentielle de Jacques Cheminade, le 31 mars 2012.

Pourquoi un tel acharnement prétendument thérapeutique ? La démarche et les attaques de M. Moatti permettent de nous éclairer.

Dans son ouvrage, dont Le Monde rapporte fidèlement l’esprit, M. Moatti procède à un amalgame entre diverses formes de superstitions ridicules ou dangereuses qui se sont exprimées dans l’histoire des sciences, comme les élucubrations de Jean-Paul Marat, Hans Hörbiger ou Emile Picard, et les travaux de ceux qui se battent pour assurer qu’une vraie science explore au-delà du connu et se mette au service de tous. Sous le parapluie commode de « l’alterscience », il englobe ceux qui remettent en cause les théories scientifiques dominantes, refusant de considérer que le propre de la science est de remettre en question. Ainsi Albert Einstein ou Max Planck, pour ne citer que deux personnalités que le « scientiste » autoproclamé qu’est M. Moatti dit admirer, ont été des « originaux » fondant leur démarche non sur la déduction ou l’induction, mais sur une imagination maîtrisée pour découvrir de nouveaux principes physiques remettant en cause les dogmes stériles dominants.

La défense du pré carré des scientifiques occupant le cercle de raison des diplômes, des honneurs et des cabinets ministériels est donc une première cause de la construction de l’édifice qu’occupe M. Moatti.

La seconde est plus grave encore. Reprenant le jugement de M. Moatti, le journaliste du Monde David Larousserie reproche à Lyndon LaRouche de « refuser l’idée de ressources finies ». Le « scientiste » se fait donc ici logiquement malthusien : pour lui, le monde est composé de ressources finies que les êtres humains ne doivent pas gâcher. Il exclut ainsi que les découvertes scientifiques, appliquées sous forme de technologies nouvelles et plus productives, permettent de transformer en ressources ce qui auparavant n’en était pas. Cette activité de l’esprit est le propre de l’homme et ce qui le différencie de l’animal. M. Moatti ne le prend pas en compte et prétend que Lyndon LaRouche, en rejetant l’abstraction mathématique, est un « technofasciste ». On peut retourner à M. Moatti son compliment car s’il considère que tout est ressource finie, l’esprit humain l’est également, ce qui constitue le fondement conceptuel du pessimisme « fasciste ». En effet, si l’esprit humain ne peut constamment étendre le champ des ressources, il faut en réserver l’usage à certains et réduire la « consommation destructrice » du plus grand nombre. Le cercle de raison d’une science mathématiquement figée n’est ainsi que le reflet du pouvoir d’une oligarchie politique, s’érigeant de fait ou de droit en race des seigneurs.

En outre, puisqu’il faut être précis, constatons que Lyndon LaRouche a toujours dit que les mathématiques sont nécessaires pour formaliser la découverte, mais ne peuvent en être la source. Apparemment, M. Moatti, tout historien des sciences qu’il soit, n’a pas pris connaissance de la thèse de doctorat de Bernhard Riemann qui, en 1854, conclut en disant que le domaine de la création humaine n’est plus celui des mathématiques pures, mais des sciences physiques.

M. Moatti serait-il donc un chercheur de bonne foi en désaccord sur un point fondamental ? La preuve du contraire est donnée par deux de ses assertions.

La première concerne la réalité politique tangible. Selon le Monde, interprétant M. Moatti, M. LaRouche a été, outre Jacques Cheminade, « inspirateur de candidats républicains aux Etats-Unis, tel Newt Gingrich en 2012 ». L’affirmation est tellement blessante et fantaisiste, ce personnage étant aux antipodes des positions politiques que défend M. LaRouche, qu’on ne peut que constater ici une malveillance digne d’une vitupération de Jean-Paul Marat. De plus, M. LaRouche se trouve accusé de reprendre « les mêmes arguments que des savants nazis allemands quelques dizaines d’années plus tôt ». Ici toutes les bornes se trouvent dépassées, puisque M. LaRouche combat l’idéologie néfaste de ces soi-disant savants et défend au contraire, dans de multiples écrits disponibles, la démarche de Einstein, Planck et Kepler. Dans son livre, M. Moatti prétend en outre que « le complot juif mondial est le fonds de commerce de LaRouche ». Autant affirmer n’importe quoi pour discréditer l’ennemi ; M. LaRouche est au contraire un grand admirateur de Moïse Mendelssohn, dont ses amis en France et aux Etats-Unis ont fait republier le Phédon, et il a défendu les plans de Shimon Peres et de Yitzhak Rabbin, ainsi que le pacte de Genève de Yossi Beilin et d’Abbed Rabbo, pour une paix par le développement économique mutuel au Moyen-Orient.

Il est vrai que M. Moatti ne lit probablement pas ce dont il parle. Car il se réfère au magazine Fusion comme source active, alors qu’il n’existe plus depuis sept ans. Ce qui, pour un homme se prétendant au courant de l’actualité, fait déborder le vase… d’un acharnement qui n’a rien de scientifique ni même de scientiste.

Solidarité et Progrès continuera pour sa part à militer pour le réel progrès scientifique, tant dans les domaines de la recherche fondamentale que de la recherche appliquée et de l’innovation, et pour que les moyens financiers nécessaires y soient consacrés, plutôt qu’au renflouement de banques devenues casinos et qui assurent parfois les fins de mois de la presse écrite.

Quant à M. Moatti, nous considérons que ses conceptions sont vieilles comme le monde, ou Le Monde, c’est-à-dire appartiennent à l’univers mental de l’oligarchie dont nous sommes, il est vrai, les pires ennemis. Sur cela au moins, l’oligarchie et nous-mêmes nous accordons. Chacun est responsable des conséquences des positions qu’il aura prises, non dans l’abstraction mathématique, mais dans la chair et les os de la réalité.

Concluons en constatant que l’unité SPHère de l’université Paris-Diderot, dans laquelle M. Moatti est chercheur associé, a organisé les 19, 20 et 21 novembre 2012 un colloque international intitulé « Sélection, tri et triage en médecine : logique, pratiques et valeurs ». Il ne faut peut-être pas s’en étonner car si l’on applique la méthode logico-déductive propre aux écrits de M. Moatti, considérer que les ressources sont limitées conduit à promouvoir le triage des soins médicaux. Il n’y en aurait pas assez pour tous. C’est ainsi, en tous cas, que commença le régime nazi, par l’euthanasie à l’encontre des handicapés.

Voir les 2 commentaires

  • nono • 30/01/2013 - 17:03

    En 2012, sur son blog, Alexandre Moatti compare la puissance produite à l’hectare par une centrale nucléaire et un parc éolien. Cela fait penser à la densité de flux d’énergie. De plus, il prend comme exemple la centrale de Cattenom, l’exemple qu’utilise S&P depuis des années.
    http://www.maths-et-physique.net/article-nucleaire-vs-eolien-rendement-a-l-hectare-109569951.html
    C’est curieux. Il doit survoler d’un oeuil S&P. Il est directeur de publication pour sciences.gouv.fr et croit devoir instaurer une science officielle et démonter tout ce qui en sort sans prendre le temps de comprendre.

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  • P.C • 30/01/2013 - 15:50

    y a t-il un Scientifique dans ce pays, un vrai ! capable d’ouvrir un débat clair sur cette gigantesque question de fond qu’est la propagande du mensonge en politique par " la supposée Science" interposée - ?
    Merci d’avance de créer la surprise attendue depuis 40 ans par une grande partie de la population, qui faute d’être au travail, additionne les mensonges d’Etat. Chacun son "job" !
    Je note que le seul, jamais invité à parler lui-même, et qui soit condamné à la boucler par les voies "respectables" de nos "sachants" français, s’appelle une fois de plus Lyndon LaRouche !.. ; De quoi se poser de graves questions..., sur les intentions, non ?!

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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