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Alstom, patriotisme économique : enfin le coup de clairon de la cavalerie ?

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La turbine nucléaire à vapeur Arabelle d’Alstom, équipée des ailettes les plus longues du monde, devra notamment équiper les EPR en Finlande, en Chine et en France.
Crédit : www.alstom.com

Dix jours avant le scrutin européen et sous la menace d’apparaître comme appartenant à un gouvernement ayant fait, comme en 1940, « le choix de la défaite », le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg et le Premier ministre Manuel Valls ont décidé de signer un décret élargissant à cinq nouveaux secteurs (l’approvisionnent en énergie et en eau, l’exploitation des réseaux et des services de transport, communications électroniques et santé publique) l’autorisation préalable du gouvernement aux investissements étrangers en France. Celui de 2005 se cantonnait jusqu’ici aux activités de la défense et à la sécurité. Partisans de Sully, de Jean-Baptiste Colbert et de Charles de Gaulle, nous disons « enfin ! » tout en attendant la suite.

C’est « la fin du laisser-faire », explique Montebourg pour qui l’heure du « patriotisme économique » a sonné. « Alstom entre dans le champ de ce décret comme d’autres entreprises stratégiques », estime M. Montebourg qui rappelle que cette entreprise « est un maillon essentiel de notre indépendance énergétique ».

Ce décret, voté à minuit moins une, offre enfin à l’État la capacité de bloquer des cessions ou d’exiger des contreparties. « La France ne peut pas se contenter de discours quand les autres États agissent », précise Montebourg.

En gestation depuis plusieurs mois, l’adoption de ce décret a été brutalement accélérée avec la révélation, fin avril, des négociations secrètes entamées par le PDG d’Alstom Patrick Kron et l’américain General Electric pour le rachat des activités énergie, qui, présentées par la presse comme une « filiale », représentent plus de 70 % de ses activités ! Alors qu’on nous vend la fable qu’Alstom n’a pas de « masse critique », il ne s’agit, de la part des actionnaires, nullement d’une ambition industrielle, mais d’une opération purement financière.

Les banques, notamment BNP Paribas, après la gamelle prise par leur client Bouygues dans les télécoms, ont mis ce dernier au pied du mur pour trouver du cash. C’est alors que Bouygues a accéléré son projet de vendre à la découpe Alstom dont il est le principal actionnaire. Officiellement, on annonce qu’Alstom, qui ne « pèse que » 20 milliards d’euros, manque de « taille critique » (pour pouvoir enrichir qui ?) alors que General Electric (146 milliards) ou Siemens (78 milliards) sont supposés l’avoir. Visiblement, ce n’est pas Alstom mais ses dirigeants qui manquent singulièrement de jugement critique !

Attendons de voir si le gouvernement utilisera son nouveau décret autrement que pour faire semblant de se défendre. Serons-nous capables de nouer des alliances industrielles avec les pays de l’Eurasie où nos productions seraient utiles ?

Pour conclure, soulignons que le choix de vendre ce fleuron de notre industrie ne fait que mettre un peu plus en lumière la philosophie de nos banques universelles pour qui l’industrie, et ceux qui les font tourner, pas assez rentable à court terme, ne sont qu’un fardeau dont il faut se débarrasser au plus vite. Avec l’argent gagné en Bourse, on achètera toujours ce qu’il nous faut, mais produit ailleurs et moins cher !

A vous citoyen de vous équiper intellectuellement pour le combat en vous procurant notre dernier dossier à mettre entre toutes les mains : « Une nouvelle ère industrielle pour la France. »

Voir les 2 commentaires

  • arroseur arrosé • 21/03/2015 - 16:18

    Encore un commentaire tardif.

    J’étais d’accord sur l’article "L’industrie française s’effondre"
    pour le constat d’échec, mais accuser la finance est un peu facile.
    Surtout dans un pays qui vit à crédit depuis 30 ou 40 ans.

    Quand à Colbert, c’est une calamité selon moi.
    Que serait la France aujourd’hui si un "corrompu" comme Fouquet
    n’avait pas été embastillé en 1661 avec la bénédiction de Colbert ?

    L’élite genevoise en Suisse existerait-elle aujourd’hui
    sans l’élimination du protestantisme en 1685,
    au bénéfice du colbertisme centralisateur ?

    Et si l’assistanat chronique et le dirigisme typiquement hexagonal
    fonctionnent vraiment, pourquoi la planète n’est-t-elle pas déjà
    convertie aux grands projets pharaoniques et à l’économie planifiée ?

    Enfin, au moment même où les Calvinistes étaient persécutés,
    Colbert achevait son fameux "code noir" qui a instauré aux Antilles
    l’esclavagisme le plus brutal (cf. mortalité élevée et insurrection à Haïti).

    Répondre à ce message

  • YvesGilbert • 17/05/2014 - 15:02

    Si des dizaines de milliards sont trop peu pour faire partie de l’économie mondiale, alors il n’y a aucune place pour les débutants ni les jeunes.
    Tel est le véritable visage de la bourse.
    Il nous faut donc la chasser du pouvoir et tout ce qu’elle a mis en place dans son sillage : la mondialisation, l’Europe de Maastricht et l’Euro.

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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