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Après la Chine, le Japon et la Norvège tentés par le thorium

Il est assez amusant de voir le chroniqueur europhobe du Daily Telegraph Ambrose Evans-Pritchard monter dans le nid-de-pie du bateau britannique pour voir comment vont tourner les vents pour l’Empire.

Cependant, force est de constater que c’est lui qui, le premier, a rapporté en Occident l’énorme intérêt manifesté par les Chinois à l’égard du thorium. Ce métal, aussi abondant dans la nature que le plomb, nous servira peut-être un jour à faire marcher nos centrales nucléaires de 4e génération, efficaces, peu polluantes et par leur conception même, libérées des risques que présentent les réacteurs actuels.

Le 6 janvier, Evans-Pritchard s’exclamait que la Chine « ouvre la voie à l’énergie nucléaire propre à partir du thorium (…) Les Chinois raflent l’énergie du thorium, accentuant la course globale pour le prix d’un nucléaire propre, bon marché et sûr. Bonne chance à eux. Ils peuvent nous faire une faveur à nous tous. »

Chine : cap sur le thorium

Et il rappelle les faits : le fils de Jiang Zemin, Jiang Mianheng, dirige à l’Académie chinoise des sciences une start-up de 350 millions de dollars. 140 docteurs en science ont déjà été recrutés à plein temps à l’Institut de physique nucléaire de Shanghai pour travailler sur le thorium et d’ici 2015, l’équipe comptera 750 personnes.

« La Chine est un pays à surveiller », affirme, de retour d’une visite sur place, la baronne Worthington, une ancienne activiste des Amis de la Terre, actuellement à la tête du groupe pluriel sur l’énergie du thorium au sein du Parlement britannique. « Ils y vont pour de vrai, dit-elle, et ils disposent de chercheurs talentueux. Cela pourrait déboucher sur une percée majeure », s’inquiète-elle.

Historiquement, c’est à Oak Ridge, au Tennessee, pendant et après la guerre, que les premiers réacteurs au thorium ont été conçus et développés. Après avoir testé des dizaines de type de réacteurs, les Etats-Unis d’Amérique, pour leurs sous-marins et leur force de frappe, optent pour les réacteurs à l’uranium. Ces derniers produisent un déchet qui intéresse beaucoup l’armée, le plutonium, alors que les réacteurs au thorium n’en produisent guère… La filière thorium est donc progressivement abandonnée. Alors que les rapports sommeillaient dans les archives, un ingénieur de la Nasa, Kirk Sorensen, décide un jour de les rendre publics.

Alors qu’en Occident, on s’y intéresse à peine, la Chine saisit la balle au bond. M. Jiang, qui estime que son pays dispose d’assez de thorium pour se pourvoir en électricité pendant 20 000 ans, s’est rendu à Oak Ridge après avoir lu un article dans la revue American Scientist. Son équipe estime que les réacteurs à sels fondus (RSF), si l’on s’y prend correctement, présentent une réponse adéquate aux problèmes énergétiques de la Chine. Ces derniers, estime M. Jiang, deviennent « effroyables » et poseront d’ici peu un problème à la sécurité nationale. L’équipe de Shanghai envisage de construire un petit réacteur de recherche de 2 MW utilisant la technique des sels fondus d’ici à 2020. Ensuite, elle se lancera dans de vrais prototypes de réacteurs plus grands. Un réacteur utilisant le thorium comme combustible solide, du type « lit de boulets », est également envisagé. Et ce alors que la Chine achèvera la construction de 26 réacteurs d’ici à 2015, en a planifié 51 autres et envisage de construire 120 réacteurs classiques supplémentaires. Seulement, pour les alimenter, le pays dépend des importations en uranium.

Le Japon s’interroge

A côté de la Chine, le Japon, qui après l’accident de Fukushima cherche à redorer le blason de l’industrie nucléaire afin de regagner la confiance de l’opinion publique, est également tenté de s’orienter sur cette voie. L’Institut international des études avancées (IIAS), actuellement dirigé par Takashi Kamei, un fervent partisan de la filière du thorium, travaille sur les réacteurs aux sels fondus. Peut-être s’agissait-il de cette filière, lorsque le 31 décembre 2012 le Premier ministre japonais Shinzo Abe a affirmé qu’il comptait relancer l’énergie nucléaire avec une technologie « entièrement différente ». Alors que la précédente majorité préparait le Japon à sortir du nucléaire, le Parti libéral-démocrate, qui a remporté les élections législatives le 16 décembre 2012, n’a pas caché sa conviction que l’Archipel ne peut pas se passer de l’énergie nucléaire.

La Norvège s’y met

En Europe, c’est la Norvège, un pays doté de solides réserves de thorium, qui vient de briser le tabou. Après tout, c’est le scientifique norvégien Berzelius qui en 1829, lorsqu’il découvrit ce métal, le nomma thorium, d’après Thor, le dieu scandinave du tonnerre. La société privée Thor Energy, avec l’aide du Japonais Toshiba et de l’Américain Westinghouse, va brûler du thorium comme combustible solide dans le réacteur d’essai d’Halden près d’Oslo, un programme lancé dès la fin des années 1950 par les pays membres de l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire. La France y est représentée par EDF, le Commissariat à l’énergie atomique et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. « Le test va commencer à la mi-mars. Nous allons tester une petite quantité de thorium que nous avons acheté en Allemagne », a expliqué au Monde Fridtjov Owre, directeur du projet Halden.

La France regarde

En France, où, avec l’équipe du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC) et le CNRS de Grenoble nous disposons d’une petite équipe de très haut niveau sur la question et où le sujet du nucléaire du futur fut le sujet d’un important séminaire fin 2012, pour l’instant, aucun financement conséquent permet réellement de rattraper le train qui est en marche dans le monde entier. N’est-il pas temps de faire un véritable pari sur l’avenir au lieu de parier sur les indices boursiers ?

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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