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Après la République démocratique du Congo, la Centrafrique au bord du chaos

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Déjà en décembre 2013, dans une tribune publiée dans Le Monde sur la situation en Centrafrique, l’archevêque Mgr Nzapalainga et l’imam Kobine Layama de Bangui alertaient l’opinion :

Plus de deux millions de personnes, soit près de la moitié de la population du pays, ont désespérément besoin d’aide. A l’heure où nous écrivons, près de 40 000 personnes sont entassées dans l’enceinte de l’aéroport de Bangui, la capitale, sans abri ni toilettes. Des centaines de personnes ont été tuées, certaines d’entre elles sont des patients qu’on a fait sortir de force des hôpitaux pour les exécuter.

Qu’en est-il aujourd’hui en Afrique ?

Avant tout, il est utile de rappeler qu’au moment où nous écrivons ces lignes, de macabres affaires autour du génocide rwandais refont surface dans nos médias, avec le dépôt d’une plainte contre « la banque d’un monde qui change » (BNP Paribas) par l’association anti-corruption Sherpa et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) pour « complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ». BNP Paribas aurait « participé au financement de l’achat de 80 tonnes d’armes, ayant servi à la perpétration du génocide », alors « que la banque ne pouvait douter des intentions génocidaires des autorités du pays pour qui elle a autorisé le transfert », selon ces même associations.

Or depuis ces évènements, le génocide en RDC, n’a jamais cessé ! Des centaines de milliers de femmes et de filles y ont été violées et mutilées par les armées et milices de tous pays et de tous bords.

Avec au final un seul objectif : enrichir les actionnaires de grandes multinationales s’accaparant les richesses minières exceptionnelles que recèlent les sous-sol de la RDC (diamant, or, étain, gaz, pétrole, uranium et coltan – précieux pour nos smartphones). [1]

Va-t-on encore devoir être spectateurs des pires atrocités que l’homme puisse commettre pour le seul bénéfice de quelques oligarques ?

La Centrafrique

Mines d’or, de diamants, de mercure, de fer ; culture de café, de tabac, de coton ; forêts riches en essence précieuse, voilà à quoi se résume la Centrafrique pour de nombreux Occidentaux.

Un rapport de Global Witness avait d’ailleurs dévoilé que des entreprises forestières elles-mêmes reconnaissaient avoir versé des sommes importantes aux rebelles de la Séléka en 2013, année où a commencé le conflit, pour acheter leur sécurité et pouvoir continuer à travailler. Un bois qui est ensuite exporté vers l’Union européenne. Les grandes concessions industrielles bénéficient de la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) et de ce qui reste des forces de l’ordre centrafricaines.

En effet malgré l’opération Sangaris conduite en République centrafricaine par l’armée française du 5 décembre 2013 au 31 octobre 2016 (7e intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960 !), la situation n’a que très peu évolué.

Selon toutes les informations qui viennent de la Centrafrique, des groupes politico-militaires composé de l’ex mouvement Séléka (Musulmans venus de l’Est et du Nord) mais aussi des groupes d’autodéfense Balaka (Chrétiens) ont tous repris les armes.

Comme le rapporte le journal Le Monde dans un article du 19 juin, « ces groupes se font et se défont, nouent et dénouent des alliances à géométrie variable suivant des lignes communautaires, politiques ou religieuses, avec en filigrane, le contrôle des ressources du pays (or, diamant, cheptel, etc.) »

La Centrafrique est devenue depuis 2013 un État failli avec un gouvernement fantôme, dans lequel les intérêts économiques et donc géopolitiques sont devenus les maîtres du jeu. J’écrivais déjà en 2014 qu’« il est temps d’agir, car aujourd’hui la Centrafrique est dans une situation de chaos pré-génocidaire, comme le Rwanda au début des années 1990. » [2]

La situation s’est empirée et l’horloge tourne, où est le maître ?

Solution : le co-développement

Une étude récente publiée aux États-Unis analyse comment développer une nouvelle approche vis-à-vis du continent en faisant le bilan extrêmement négatif des soixante dernières années d’aide au développement. Même si cette étude ne concerne que l’engagement américain en Afrique, ses conclusions sont tout à fait applicables à la France.

Depuis les années 1940, les USA ont fourni à l’Afrique plus de 215 milliards de dollars d’aide au développement (économique et militaire). Résultat : la plupart des pays vivent toujours au « cœur des ténèbres ».

Dans certains pays l’aide au développement apportée par la « communauté internationale » peut atteindre jusqu’à la moitié du produit intérieur brut. Le problème est que cette dépendance à l’assistance internationale n’a fait que faire stagner les économies des dits pays, abaisser l’indice de développement humain (IDH) [3], réduire leur stabilité et augmenter leur corruption !

Sans rentrer ici dans les détails de cette analyse, nous voyons raisonnablement que cette politique d’aide au développement n’a été qu’un échec organisé, un choix de la défaite, une géopolitique du non développement et du pillage des ressources du continent.

Cependant, avec la dynamique de co-développement mise en place par la Chine dans le cadre des Nouvelles routes de la Soie, l’Occident commence à s’éveiller...

Il se dit que s’il ne veut pas tout perdre et maintenir une présence durable en Afrique, ses politiques doivent changer. Ne reste qu’à se battre pour que ce questionnement occidental se traduise en réel en changement de paradigme : celui d’échanges gagnant-gagnant et non plus gagnant-perdant.

La porte de sortie du chaos : le projet Transaqua

Le 13 décembre, la compagnie Powerchina, la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), dont fait partie la Centrafrique, et les autorités nigérianes ont signé un protocole d’accord pour faire une étude de faisabilité au sujet d’un projet suivant très exactement les spécifications du projet Transaqua, défendu depuis les années 1980 par notre mouvement politique Solidarité et Progrès.

Élaboré dans les années 1970 par une compagnie italienne, Bonifica, le projet Transaqua a deux objectifs principaux : la remise en eau du lac Tchad à partir des eaux du fleuve Congo et le développement d’infrastructures de transport, d’énergie et agricoles pour toute l’Afrique centrale.

Ainsi, selon la déclaration de la CBLT, Powerchina étudiera la faisabilité des étapes initiales d’un projet d’infrastructures créant un corridor de développement reliant l’Afrique de l’ouest à l’Afrique centrale, avec le transfert potentiel de 50 milliards de m3 d’eau annuels vers le lac Tchad, via une série de canaux et de barrages construits en RDC, en République du Congo et en République centrafricaine.

Au-delà des 15 à 25 000 millions de kWh d’électricité hydraulique générés, l’irrigation d’une étendue de 50 000 à 70 000 km² pour la culture et l’élevage mettrait la région sur la voie de l’éradication de l’extrême pauvreté, terreau véritable des extrémismes et des guerres.


[1Voir notamment le documentaire de Frank Poulsen, Blood in the mobile ( « Du sang dans vos portables »). Comme des dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde, le cinéaste Frank Poulsen possède un mobile Nokia. Or, il a entendu dire que le commerce du coltan, un métal rare qui entre dans la composition des téléphones portables et que les fabricants achètent à prix d’or, est au cœur de la guerre en RDC, l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 5 millions de morts...

[3L’indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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