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Armes chimiques en Syrie : tous les chemins mènent à Londres

« C’est l’Empire britannique, imbécile », vient de redire Jacques Cheminade, évoquant le rôle néfaste que jouent la City de Londres et Wall Street — les héritiers modernes de pratiques financières de l’ancien Empire britannique — dans l’évolution économique et financière de la zone transatlantique.

Mais l’oligarchie financière anglo-américaine ne joue pas un rôle décisif uniquement dans l’évolution financière du monde. Elle est le cerveau stratégique de la zone euro-atlantique, celle qui élabore les plans qui détermineront quelle partie du monde imposera son hégémonie aux autres, qui sera le gros poisson qui mangera les petits.

Dans ce contexte, il est fascinant, pour ne pas dire effrayant, de voir a quel point les décisions qui amènent le couple anglo-américain, et son partenaire junior français, à engager des guerres qui taillent dans la chaire humaine et dans l’histoire des sociétés millénaires dans le seul but de forger un Empire mondial, sont prises de l’autre côté de la Manche.

Ce fut le cas de la Première guerre du Golfe contre Saddam Hussein (1990 à 1991) où la dame de fer Margaret Thatcheravait du insuffler à George Bush père, un peu de sa volonté de nuisance pour l’inciter à se lancer dans cette guerre insensée. Ce fut aussi le cas lors de la deuxième guerre du Golfe (2003 - 2011) où Tony Blair, l’héritier de la dame de Fer, a fourni le prétexte — les armes de destruction massives - à George W. Bush - pour repartir en croisade contre Saddam Hussein.

Et, si nous laissons faire, cela risque de marcher une troisième fois contre Bachar al-Assad, car toutes les « preuves » de l’utilisation « probable » d’armes chimiques par le gouvernement syrien viennent de Londres, ou de « l’opposition syrienne », déployée par Londres et ses alliés américains et français contre ce régime.

Remontons la machine du temps. Le 11 avril, selon un article publié par l’agence de presse très British Reuters, signé par George Ourfalian, des diplomates onusiens préférant garder l’anonymat, auraient affirmé avoir des preuves de l’emploi d’armes chimiques en Syrie. « Des examens du sol, des entretiens avec des témoins et des rebelles montraient, selon eux, que des agents neurotoxiques avaient été utilisés dans et autour d’Alep, de Homs et peut-être à Damas. »

Le 13 avril, ce fut au grand quotidien britannique The Times, de fournir les « premières preuves » de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Selon le Times des preuves médico-légales ont été découvertes dans un échantillon de terre prélevé dans une zone proche de Damas et sorti clandestinement du pays vers le Royaume-Uni. Cet échantillon aurait apporté la preuve qu’un certain type d’arme chimique avait été utilisée, ont indiqué des sources du ministère de la Défense anglais citées par le journal. Les tests ont été conduits au département de recherche chimique et biologique du ministère de la Défense britannique à Porton Down.

De même source, « l’unité britannique qui a supervisé l’opération n’a toutefois pas été en mesure de déterminer si les armes avaient été utilisées par le régime du président Bachar al-Assad ou par les rebelles qui le combattent. Elle n’a pas non plus précisé si cette utilisation avait été systématique. »

La désinformation se répand

A partir de là, les alliés du Royaume Uni, notamment au Quai d’Orsay en France et en Israël ont répandu la désinformation. Le 18 avril, selon le Canard Enchaîné du 24 avril, la Grande-Bretagne et la France ont demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’investiguer la possibilité d’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.

Le mardi 23 avril, c’est le général Itaï Brun, chef du département de recherche et d’analyse de la division du renseignement de l’armée israélienne, qui, sur la base des informations britanniques, déclarait que « Assad utilisait des armes chimiques en Syrie », évoquant comme « preuve » du gaz sarin les effet physiques sur les yeux et les lèvres des corps à partir des photos prises sur place.

Le 25 avril, c’est fut la lettre au Congrès d’un conseiller de la Maison Blanche, Miguel Rodriguez, notant que « la communauté des renseignements américains [avait] conclu, avec un certain degré de certitude, que le régime syrien [avait] utilisé des armes chimiques à petite échelle », qui, brandie par un John McCain devenu un peu gâteux et par d’autres sénateurs, qui a mis les feux aux poudres. Pour mieux reculer par la suite cependant, résultat de luttes de faction à Washington.

Un haut responsable de la Maison Blanche qui a préféré garder l’anonymat, tenait plus tard une conférence de presse téléphonique, au cours de laquelle il a fait même allusion aux manipulations de l’information qui conduisirent à la deuxième guerre d’Irak : « Nous voulons poursuivre nos investigations au-delà de ces évaluations afin d’assembler les faits qui nous permettront d’établir un ensemble d’informations crédibles et confirmées pouvant éclairer nos choix politiques. (…) Etant donné nos précédents historiques avec des évaluations – notamment des évaluations à propos des armes à destruction massive – il est très important que nous puissions établir ceci avec certitude »…

Empêcher une guerre mondiale

En cette heure grave, où ces forces d’Empire cherchent à nous entrainer une fois de plus dans une guerre qui aujourd’hui pourrait déclencher un conflit mondial de dimension potentiellement thermonucléaire, nous devons tout faire pour que la France ne soit pas de ce conflit.

Laurent Fabius est celui, qui au Quai d’Orsay, se trouve à la tête de ce mauvais remake de l’expédition militaire franco-anglaise lancée par Guy Mollet avec l’Angleterre contre l’Egypte de Nasser en 1956 ; de ce mauvais remake de l’expédition Franco-anglaise lancée par Nicolas Sarkozy contre Kadhafi qui se solde maintenant avec l’implosion de ce pays et sa prise de contrôle par des djihadistes ?

N’avons-nous pas appris les leçons de bombes qui ont détruit 80% de notre ambassade à Tripoli ? N’y-a-t-il en France, personne pour s’opposer à cette nouvelle guerre de destruction ?

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 29/04/2013 - 00:23

    La désinformation
    la manipulation
    le mensonge
    Ensemble, cela fait une très belle arme de destruction massive : le génocide parfait !
    Nan mais Allô ! Allô ! Quoi !
    Vous m’recevez lezélites ?

    Répondre à ce message

  • edith • 27/04/2013 - 19:06

    Il est surprenant de voir comment l’austérité a rendu les esclaves esclavagistes,on se bouge le cul que pour ce qui nous touche dans l’immédiateté.Je regarde peu la télé mais je vois que les médias ont profondément bouffer le mental ,en zappant sur l’emmission "C dans l’air " une femme posait une question : le clivage entre la droite et la gauche est de plus en plus visible que doit on faire " quel clivage ? c’est blanc bonnet et bonnet blanc ,même mélenchon veut payer la dette .Et vous voulez faire des centrales nucléaires avec des humanoïdes orgueilleux et sans clairvoyances bien trop dangereux ! sans être dans la doctrine écologiste je pense à la faune et à la flore de la planète on pourri tout par manque de sagesse cela suffit.Pour moi aujourd’hui ,du fait que les gens ne veulent pas changer intellectuellement faire un enfant revient à être infanticide et cela dans toutes les civilisations le passage à l’âge adulte et la pleine conscience ils n’en veulent pas c’est pour çà qu’ils veulent la guerre !

    • Eric • 27/04/2013 - 20:59

      Si les pays du monde étaient des démocraties et non des gouvernements non représentatifs (quand ils ne sont pas des dictatures), il n’y aurait jamais de guerres car ce ne sont pas les peuples qui veulent faire la guerre à d’autres peuples, mais les oligarchies toutes puissantes qui les manipulent. Or, ces oligarchies sont le produit de l’anachronique et avilissant système monétaire.

    Répondre à ce message

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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