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A l’abri des regards, Moscovici confie la réforme bancaire aux experts

L’information n’a pas fait la une de notre belle presse. Lundi 16 juillet, alors que les dirigeants de nos grandes banques plaidaient fiévreusement à Matignon la cause de la « banque universelle », où se mêlent dangereusement les dépôts des ménages, des entreprises et des collectivités territoriales, aux opérations spéculatives à haut risque, c’est à Bercy que Pierre Moscovici, d’après un communiqué de presse, a « lancé la réforme bancaire ».

Pour ce faire, Moscovici a réuni lundi 16 juillet le « Conseil de régulation financière et du risque systémique (CEFRIS) » afin de « débattre des modalités de la réforme bancaire qui doit mettre en oeuvre l’engagement du Président de la République de séparer les activités des banques utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives ».

Le ministre « a insisté sur le fait que la réforme devait être conçue comme un instrument au service du financement de l’économie réelle et que son objectif était que les banques se focalisent sur le financement des entreprises et de la croissance et non sur des opérations purement spéculatives, stériles et risquées ».

En principe, ils auraient dû examiner les trois grandes options. D’abord celle du retour à une séparation juridique stricte (Glass-Steagall Act). Celle-ci est défendue depuis peu, suite aux scandales à répétition (Affaire Kerviel, « baleine de Londres », manipulation du LIBOR, blanchiment d’argent sale par HSBC, etc.), par une partie de l’establishment bancaire anglais. Ensuite les pseudo-réformes qui s’y opposent, en particulier la « règle Volcker  » américaine (interdiction pour les banques de spéculer pour compte propre) et la proposition de la Commission Vickers en Grande Bretagne (cantonnement des activités sous un même toit).

En effet, Bercy précise : « Les débats au sein du Conseil ont notamment porté sur les mesures envisagées dans d’autres pays et sur leur pertinence dans le contexte français, où les banques universelles ont montré leur résilience face à la crise. »

Ce passage reprend à la lettre la chanson de la Fédération bancaire française (FBF), présidée par Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, pour qui toute séparation est une idiotie.

Et de poursuivre : « Les débats ont également permis de mieux identifier ce qui, dans les activités des banques sur les marchés, correspond à des services rendus aux entreprises et utiles pour l’économie, et ce qui ne l’est pas. Ils ont également montré que le rôle des autorités de supervision était essentiel pour mieux tracer la frontière et que le critère décisif est celui du service aux clients. Quant aux opérations sans lien avec celui-ci, Pierre Moscovici a rappelé qu’il n’hésiterait pas à en assumer une stricte limitation voire leur interdiction. »

Rien que le langage employé fait craindre que l’on n’envisage nullement de « rudoyer » nos braves banquiers alors que certains méritent la prison. Ce qui se prépare dans ce cénacle, c’est un deal permettant de sauver la face. On n’imposera pas la solution Glass-Steagall, pourtant la seule capable d’éradiquer le risque systémique que représente le modèle de banque universelle. Pour faire semblant, on adoptera une règle Volcker « à la française » comme les banques l’exigent. Pour faire sensation on interdira quelques opérations spéculatives trop voyantes du type vente de CDS à nu.

Lorsque l’on examine qui est assis autour de la table, ce résultat n’est guère étonnant. Après trois jours de bataille acharnée avec le staff de presse du cabinet de M. Moscovici, alors qu’aucun organigramme n’existe sur les sites des ministères de tutelle, personne n’a pu, ou voulu, me préciser les noms des membres du CEFRIS.

Je n’ai donc pu que consulter la loi de 2010 qui précise que le CEFRIS est composé de huit membres. Des coupures de presse ici et là relatent quelques réunions du passé et permettent de constituer une liste approximative. J’ai donc tout de même décidé de rechercher les CV des personnes indiquées.

Voici le résultat de mes recherches (imparfaites). Si vous disposez de plus d’information, contactez-moi au plus vite pour corriger cet écrit.

Liste des membres du CEFRIS :

  • M. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, président.
  • M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP).
  • M. Jean-Philippe Thierry, vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Cette institution, créée en 2008, est issue de la fusion de plusieurs organismes : la Commission bancaire, l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam), le Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI) et le Comité des entreprises d’assurance. Diplomé de Science-Po, Jean-Philippe Thierry a été désigné, en tant que président d’Allianz (ex-AGF), comme le patron le mieux payé de France en 2007 par le magazine Capital, avec 23,2 millions d’euros de salaire annuel, soit 1,9 million d’euros par mois. Ancien président de Worms & Cie et de Générali France, il est depuis 1996 président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assurance (FFSAA). Il a été nommé membre du Conseil d’administration d’ATOS Origin en février 2009. Il est également président du Conseil de surveillance d’Euler-Hermès et du Groupe Mondial Assistance, et siège en tant qu’administrateur aux conseils de PPR et de la Société financière foncière et de participations (FFP). Il a été fait commandeur de l’ordre de Saint-Charles de Monaco (un paradis fiscal) par ordonnance souveraine du 17 novembre 2011.
  • M. Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). (Il prendra bientôt la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).)
  • M. Jérôme Haas, président de l’Autorité des normes comptables (ANC). Ce dernier a été administrateur-adjoint à la Banque mondiale et Secrétaire général du Club de Paris. Il est également membre du Conseil de stabilité financière.
  • M. Jacques de Larosière, ex-directeur général du FMI, président du Comité stratégique de France Trésor, entre autres.
  • Mme Florence Lustman, inspecteur général des finances. Mme Lustman est issue du corps de contrôle des assurances, qui veille à la solvabilité des compagnies d’assurances et des mutuelles. Elle fut chargée par le Président Nicolas Sarkozy du pilotage interministériel du Plan Alzheimer 2008-2012.
  • M. Jean-François Lepetit, président du Conseil national de la comptabilité. Après 27 ans de services au groupe Indosuez, il est aujourd’hui l’un des directeurs non-exécutifs de la banque « universelle » BNP-Paribas et un proche de Michel Pebereau [1]. M. Lepetit a joué un rôle majeur dans la création des marchés financiers spéculatifs en tant que président du Conseil du marché à terme et président du Conseil des marchés financiers. Il a présidé la Commission des opérations de Bourse (COB) avant que celle-ci ne devienne l’AMF. M. Lepetit est également membre du Comité de surveillance de l’Autorité financière du Qatar, une annexe de la City de Londres au service de l’Empire britannique.

Il y a donc peu hélas de doute : bien que je connais insuffisamment chaque membre du CEFRIS, mon sentiment demeure que M. Moscovici a confié le travail à une fine équipe ! La seule bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas encore pris de décision.

Car « à la suite des débats au sein du Conseil, Pierre Moscovici a estimé que cette réforme devrait être réalisée après évaluation des conclusions de la Commission mise en place en février 2012 par la Commission européenne (Commission Liikanen), qui sont attendues à la fin du mois de septembre prochain, et en coordination avec la législation communautaire qui pourrait voir le jour dans le prolongement des travaux de cette Commission. Le ministre a demandé au Conseil de mener au cours des prochains mois des consultations sur ce sujet, notamment auprès des représentants des banques et de la Place de Paris, afin de lui faire des propositions pour les modalités de mise en œuvre de cette réforme. »

A vos plumes donc chers lecteurs ! Ne laissons-pas nos politiques confier une réforme si essentielle aux experts dont les politiques nous ont conduit à la situation catastrophique actuelle.

Signez l’Appel à un Glass-Steagall global.


[1M. Lepetit est l’auteur d’un Rapport sur le risque systémique (Avril 2010). Il y considère toute forme de séparation bancaire comme "contreproductive".

Page 84 : "Ces mesures dites de « narrow banking » consistent à interdire aux banques de dépôts certaines activités risquées, notamment le trading pour compte propre. Ce type de mesure a déjà été mis en place au Royaume Uni à travers le régime des building societies qui reçoivent des dépôts et dont les activités bancaires autres que les prêts immobiliers résidentiels sont restreintes par des limites quantitatives (cas des prêts immobiliers commerciaux) et/ou des interdictions (trading pour compte propre).

Ce type de mesures fait aujourd’hui débat aux Etats-Unis sous le nom Volcker rule et conduirait à interdire aux banques de dépôts les activités de financement des hedge funds, des fonds de private equity ou de toute autre activité pour compte propre déconnectée d’un service au client. Ces mesures conduiraient à supprimer le statut de banque universelle au profit de deux statuts distincts, celui de banque commerciale de dépôt d’une part (dont les activités bancaires se limitent aux services à la clientèle) et celui de banque d’investissement d’autre part (spécialisée dans les activités pour compte propre).

Cette proposition correspond à la mise en place d’un Glass Steagall Act tel qu’institué aux Etats-Unis en 1933 : elle est revenue dans le débat public aux Etats-Unis et au Royaume Uni, même si peu de propositions opérationnelles en découlent. Ces mesures sont inadaptées pour réduire le risque systémique voire même contreproductives.

Tout d’abord, ces mesures ne protègeraient les banques de dépôts que d’une partie limitée des activités systémiques (par exemple les activités de compte propre), dont on a vu en première partie qu’elles sont plus larges et incluent notamment la titrisation des crédits et les activités de marché au sens large (y compris les services à la clientèle). Ces mesures pourraient en outre augmenter la vulnérabilité de certaines entités qui concentreraient les activités interdites aux banques de dépôts et deviendraient des contreparties peu substituables, dont le défaut serait préjudiciable à l’ensemble du secteur financier. Dans l’hypothèse où elles conduiraient à mettre en place deux systèmes de supervision distincts, comme c’est le cas aujourd’hui aux Etats-Unis pour les banques commerciales et les banques d’investissement, ces mesures favoriseraient le développement d’arbitrages réglementaires alors même qu’une régulation efficace du risque systémique vise précisément à réduire les possibilités d’arbitrage réglementaire.

En outre, la faisabilité opérationnelle de ces mesures est très incertaine. Tout d’abord la distinction entre banque commerciale de dépôt et banque d’investissement n’apparaît plus possible aujourd’hui : cette distinction, pensée en 1933 dans un système de change fixe où la circulation du capital était très limitée, n’a plus de déclinaison opérationnelle aujourd’hui.

Certaines prestations classiques des banques d’investissement (produits de couverture de taux, de change, de défaut, etc.) sont devenus indissociables des prestations des banques commerciales : la séparation de ces activités conduirait à appauvrir considérablement les services bancaires au détriment de la sécurité de la clientèle bancaire. De même, la distinction effectuée entre activités de clientèle et activités de compte propre semble difficile compte tenu de la forte porosité des activités de marché (cf. p37)."

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  • petite souris • 21/07/2012 - 16:02

    Whaou !!!!!!!!!!!!!!!!!
    Ben voilà une belle réforme au su de ceux qui composent le groupe de travail ...........

    Certitude : ce ne sera pas pour le bien commun !!!!!!!!!

    "Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent " Jean-Paul Sartre

    Répondre à ce message

  • Eric • 21/07/2012 - 12:40

    Vu l’ampleur des réseaux bancaires et l’hégémonie des personnes qui les composent, il n’y a pas d’issue par la voie "diplomatique"... Il est clair qu’ils mettrons tout en œuvre pour détourner une fois encore les objectifs ayant pour but la primauté citoyenne et son développement. C’est le pot de fer contre le pot de vin !

    Répondre à ce message

  • gdfontaines • 19/07/2012 - 23:44

    On ne résout pas un problème avec les systèmes de pensée qui l’ont engendré ! A. Einstein

    • TERNOn Max • 21/07/2012 - 07:15

      J’aime.
      Ce qui explique aussi très certainement, qu’il soit difficile de se faire comprendre qd on pense autrement...

    Répondre à ce message

  • Karel Vereycken • 20/07/2012 - 12:04

    Comme prévu, certains détails restaient à confirmer. C’est chose faite avec l’article paru ce matin dans "La lettre A" intitulé : "L’ombre de Pébereau sur la réforme bancaire".

    Texte : "La réflexion sur la réforme bancaire
    risque de manquer d’objectivité. Plusieurs acteurs chargés d’y travailler sont d’anciens banquiers, dont certains proches de Michel Pébereau. Le fait est acquis : tous les membres du Conseil de régulation financière et du risque systémique (CRFRS), qui a commencé à plancher le 16 juillet sur la réforme des banques promise par François Hollande (LLA n°1554), sont des spécialistes de la chose bancaire. Mais ne le sont-ils pas trop ?

    Sur les sept membres du CRFRS, deux sont ainsi très proches de Michel Pébereau, le président d’honneur de BNP-Paribas et premier promoteur du modèle de la banque universelle à la française. Il s’agit de Jacques de Larosière (83 ans), ex-DG du FMI, qui a été son conseiller pendant dix ans, et Jean-François Lepetit, ancien patron d’lndosuez et administrateur de BNP Paribas depuis 2004.

    Autre homme-clé du comité : Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Sa religion sur la séparation des banques d’affaires et de dépôts semble faite puisqu’il a déjà affirmé son opposition. "Ça ne sert à rien’ : résumait en novembre (LLA n°1 543) le camarade de l’actuel président de BNP Pari bas, Baudouin Prot, dont il fut le condisciple à l’ENA.

    A leurs côtés, certes, les autres membres présentent des profils différents, à l’instar de l’ex-patron du groupe Banque populaire, Jacques Delmas-Marsalet ; de l’inspectrice générale des finances, Florence Lustman ; de l’assureur et président de l’Autorité de contrôle prudentiel, Jean-Pierre Thierry ; et du patron de l’Autorité nationale des comptes, Jérôme Haas.

    Mais le premier bilan tiré du groupe de travail du 16 juillet témoigne d’un certain embarras sur la perspective d’une séparation entre banque d’affaires et de dépôts. L’exception française y apparaît dès les premières lignes :les débats "ont porté sur les mesures envisagées dans d’autres pays et sur leur pertinence dans le contexte français, où les banques universelles ont montré leur résilience face à la crise".

    C’est pourtant le CRFRS que Pierre Moscovici a chargé de mener des consultations auprès "des représentants des banques et de la place de Paris" afin de faire des propositions pour mettre en oeuvre cette réforme."

    Répondre à ce message

  • charlotangi • 19/07/2012 - 21:43

    Cette article est parfait tant sur le fond et que sur la forme (il est parfois trop fait mention de Larouche que je ne dénigre cependant pas). Comme il relate une actualité brulante, je ne pourrais que trop conseiller de le proposer au média citoyen type agoravox, le post,...

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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