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Belgique : la faillite, nous voilà !

Le 5 septembre, dans un entretien avec les quotidiens flamands De Standaard et le Nieuwsblad, le nouveau ministre belge du Budget, le libéral Guy Vanhengel, fraîchement nommé, vient de dire tout haut ce qu’il fallait taire : « La Belgique est en faillite virtuelle. Tout comme la Fortis Banque l’était l’année dernière. Quand, à un certain moment, le trou budgétaire est tel qu’il est difficile de le combler, on peut dire qu’on est dans une situation de faillite virtuelle. »

Après avoir sifflé dans La Libre Belgique à la fin de la trêve estivale que la situation s’annonçait une situation « très très très très difficile », Vanhengel affirme aujourd’hui dans un entretien simultanément publié par les quotidiens flamands le Standaard et le Nieuwsblad que « tout le monde devra faire des efforts. Aussi bien les banques que le système de santé ».

Et il insiste : « Les efforts que nous devrions réaliser sont gigantesques. Si on examine la situation comme dans une entreprise, la Belgique est en faillite virtuelle, à ceci près que les pouvoirs publics ne peuvent être mis dans cette situation. Il n’est pas midi moins cinq mais midi cinq. Plus on attend, plus la situation s’aggrave. »

Il n’y a pas que Olivier Blanchard et le FMI pour exiger qu’on sabre les dépenses pour les régimes sociaux. La Belgique est sous pression intense de l’UE, admet Vanhengel : « L’Europe nous envoie des lettres pour nous dire de faire attention au dérapage qui a lieu. Pour le 20 septembre, nous devons donner une réponse à l’Europe. Il faudra leur donner une feuille de route de notre programme pluriannuel pour revenir à l’équilibre. »

Ces déclarations ont provoqué des réactions de toutes parts. Les courants séparatistes au sein du gouvernement régional flamand sont accusés en filigrane de laisser s’allumer la bombe de la dette nationale pour faire éclater le pays. Vanhengel, qui n’a pas choisi par hasard de se confier à la presse flamande, souligne que « Le gouvernement flamand est suspendu à la même corde que le fédéral pour escalader la montagne. Si le gouvernement fédéral tombe, il sombrera également. Apparemment, ils ne comprennent pas bien cela en Flandre ». Il existe une stratégie préconisant la bombe de la dette pour mettre fin à l’unité du pays baptisée « doctrine Maddens », du nom d’un politologue flamand pour qui la crise économique est en train d’accélérer la faillite de l’Etat fédéral, qui deviendra inéluctable sans réforme du système de partage financier entre fédéral et régions. Donc un outil de chantage et de négociations.

Le déficit budgétaire de la Belgique (25 milliards d’euros) devrait dépasser la barre des 100% du PIB cette année. Avec les renflouements bancaires, l’accroissement des dépenses de santé et du chômage, et une chute de 7% des recettes fiscales ainsi qu’un recul de 3,4% du PIB, la situation s’aggrave rapidement.

Entre une forte hausse des impôts et des coupes draconiennes dans les dépenses, le libéral Vanhengel choisit la deuxième solution. La socialiste belge Laurette Onkelinx ne s’y trompe pas quand elle affirme : « C’est ce que le parti libéral a toujours voulu, couper dans la santé et les services publiques ».

Articles :

Jacques Cheminade : Faire face aux Ides d’octobre

Karel Vereycken : Le sécessionnisme et l’Europe de Léopold Kohr, projet d’un fascisme universel

Voir les 3 commentaires

  • Goody belgium • 29/09/2009 - 22:01

    Tout dépend de quelles dépenses il s’agit pour faire des coupes sombres ; pour inaugurer une gare pompante neuve, il n’y a pas eut d’hésitation pour offrir un spectacle gratuit que tous les belges ont payés et qui a dû couter très très très très cher !!!!
    Pourquoi les états se coupent-ils les bras en n’osant pas réduire les impôts pour laisser la créativité relancer des projets économiques car finalement 60% du salaire brut, c’est beaucoup.
    Bref, il y a beaucoup de choses à faire et aussi il faudra bien consentir à certains renoncements pour en sortir ensemble mais aussi pour réactiver la solidarité réelle entre les gens, sans trop d’immixtion de l’état providence … soit, cette société doit changer en pariant sur l’élévation de l’être humain. C’est vrai pour la Belgique et pour tous les pays.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 28/09/2009 - 12:03

    Le Roi est Roi des belges pas roi de la Belgique....

    Est-ce que ceci va préserver la Belgique de l’implosion ?

    Répondre à ce message

  • zheng • 28/09/2009 - 03:03

    D’accord avec l’article sauf pour la phrase concernant Laurette Onkelinx et son parti, qui font partie du pouvoir depuis au moins 15 ans...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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