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Finance Watch balaie les objections des banques d’affaires contre Glass-Steagall

La rédaction

Dans sa réponse du 13 novembre au rapport du groupe européen d’experts financiers de haut niveau connu comme le groupe Liikanen, l’ONG Finance Watch démonte la plupart des arguments fallacieux avancés par les banques d’affaires pour s’opposer à la seule réforme bancaire que tous les experts honnêtes estiment vraiment efficace : celle d’un retour à une séparation du type du Glass-Steagall Act, séparant de façon stricte les banques commerciales (dépôts, crédits, etc.) des banques d’affaires spéculatives. Extraits.

Dans un chapitre intitulé « Pourquoi les arguments contre une séparation des activités pèsent moins que les avantages », le rapport de Finance Watch constate que : « la diversité du système bancaire européen est largement réduite à cause de la domination exercée par une poignée de mégabanques opérant toutes avec le même modèle d’entreprise (business model). Comme on peut le constater, il est très compliqué d’organiser la mise en faillite de ces banques et elles concentrent sur elles des avantages indus en comparaison des autres institutions relativement plus petites.

« Le paysage bancaire européen, composé de plus de 8000 institutions financières, est pour l’essentiel dominé par une nombre très réduit de banques : les actifs des quinze plus grandes banques représentent près de 20 000 milliards d’euros, c’est-à-dire plus de 43% de la totalité des actifs des banques européennes. Parmi ces 15 banques, 14 sont des banques « systémiques » (Globally Systemically Important Banks). Toutes ces banques sont des banques de dépôt simultanément engagées dans des opérations de banque d’affaires et de marché et, en tant que telles, identifiées comme étant des banques universelles. Le bilan total des quinze plus grandes banques représente environ 1,5 fois le PIB de l’Europe des 27. En termes d’actifs, chacune d’entre elles pèse plus de 600 milliards d’euros et en moyenne 1300 milliards d’euros. Vu leur importance et leur taille, et étant donné le subside public implicite dont elles bénéficient grâce à la masse de leurs dépôts, les plus grandes banques européennes représentent un risque à la diversité du système bancaire européen : le soutien public implicite leur offre un accès à un financement moins onéreux que celui dont disposent les acteurs de moindre taille ou plus spécialisés, provoquant une distorsion de la concurrence. Un avantage certain est donné au modèle de la grande banque universelle.

« Non seulement ces banques universelles dominent le marché et distordent la concurrence, mais elles sont identifiées comme d’importance systémique à une échelle globale. Cela pose la question de l’impact potentiel d’un défaut de l’une de ces banques sur la stabilité financière et économique en Europe, étant donnée l’incapacité probable d’un cadre juridique de redressement et de mise en faillite en cas de défaut d’une telle entité. Notre système bancaire ne peut pas être qualifié de durable si une seule banque suffit pour mettre tout le système en danger, et la régulation est là pour protéger les citoyens en cas de circonstances extrêmes. »

Le rapport examine ensuite « ce que nous pouvons apprendre de l’expérience américaine d’activités bancaires séparées » : « Le Glass-Steagall Act (§ 16, 20, 21, 32 du Banking Act de 1933) limitait la possibilité pour les banques commerciales – celles qui collectent les dépôts de la population – de s’engager dans certaines opérations financières et transactions effectuées par les banques d’investissement. En essence, ce statut offrait une plus grande sécurité aux dépôts bancaires dans les banques commerciales. En outre, les banques d’investissement ne pouvaient qu’engager leurs fonds propres, limitant l’exposition des citoyens au risque systémique. »

Plus important encore, souligne Finance Watch : « En imposant la séparation légale entre banques d’investissement et banques commerciales, la loi empêchait les banques commerciales de s’engager dans des activités de banque d’investissement mettant en danger les dépôts, de vendre des obligations aux clients de la banque ou de faire des prêts à des sociétés dans lesquelles la banque avait investi. Sous la loi Glass-Steagall, les sociétés qui émettaient des obligations bénéficiaient en réalité d’une position intéressante puisqu’une partie de leur compétiteurs étaient hors jeu : comme résultat, entre 1933 et 1999, les Etats-Unis ont connus un puissant développement des marchés obligataires. La séparation entre banques commerciales et banques d’investissement a privé ces dernières d’un accès à des liquidités bon marché (sous la forme de dépôts) les obligeant à limiter leur taille ainsi que la taille de leurs paris. Ces limitations ont augmenté le nombre d’acteurs sur les marchés et accru sa liquidité. »

Ainsi : « Séparer les banques qui collectent des dépôts de celles qui émettent et vendent des obligations peut minimiser l’aléa moral et faciliter la surveillance des régulateurs. Les régulateurs bancaires étaient chargés d’assurer la stabilité des banques commerciales en minimisant le risque et en surveillant la fiabilité de leurs critères de prêt. La séparation entre banques d’investissement et banques commerciales aide à rendre le système financier plus résilient. Après le krach boursier de 1987, l’économie a été relativement peu affectée parce que les banques commerciales avaient été peu impactées par la baisse des actions. Lors de la crise bancaire de 1990-91, les marchés obligataires ont contribué à atténuer la pénurie de crédit du fait qu’ils n’étaient pas affectés par la crise bancaire. Par contraste, en 2008, la crise bancaire et l’effondrement des marchés d’actions se sont mutuellement infectés, tirant toute l’économie vers le bas. »

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  • petite souris • 17/11/2012 - 16:48

    ..... si j’ai bien compris, il y a trop de banques pour faire une loi concernant toutes ces banques !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    ..... donc les lois sont faites pour un petit nombres de personnes pour être efficaces !!!!!!!!!!
    .... je me demande donc pourquoi il faudrait une europe fédérale avec 350 millions de personnes "subissant" les mêmes lois !!!!!!!!!!!!
    .......
    .....et pourtant "ils" veulent un gouvernement mondial .... et une banque mondiale !!!!!!!!!!!!!!
    ............
    ........... j’ai pas dû bien comprendre ...........

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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