Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

L’Afrique, colonie du premier président noir-américain ?

Ou comment Obama amplifie les politiques de Bush et Cheney

Tout commence une nuit de novembre 2003, la lune est presque pleine, les citoyens européens et américains dorment pour la plupart paisiblement. C’est alors qu’un submersible des forces spéciales de la marine des Etats-Unis (les SEALs, acronyme pour Sea, Air and Land – Mer, Air, Terre) s’approche de la côte somalienne, pour une opération contre un pays avec lequel ils ne sont pas même en guerre. Pourquoi ?

SPECIAL : Les assassinats ciblés et la dangereuse militarisation du régime Obama

Les Etats-Unis sont en guerre en Afghanistan depuis 2 ans, où ils ont capturé un certain Ali Abdul Aziz al-Fakhri, directeur d’un camp d’entraînement en Afghanistan pour Al-Qaida. Suite à un interrogatoire dans la tristement célèbre prison de Bagram, il déclare que le réseau terroriste, s’il est chassé d’Afghanistan, cherchera à reconstruire ses bases au Yémen et en Somalie [1]. C’est suite à ces renseignements que se déroulera l’opération des forces spéciales américaines en Somalie. Le but de cette opération : installer des caméras, qui ressemblent à des pierres ou des ananas (!) dans les ports de Kismaayo, de Merka ou dans certains endroits spécifiques où sont censés s’entraîner des groupes islamistes comme Al-Shabbaab.

Avant le lancement de cette opération de remilitarisation du continent africain par les Donald Rumsfeld & Cie, c’est depuis les Seychelles, que des drones décollent pour des missions de surveillance, et c’est du Koweït qu’une couverture militaire par avion d’attaque au sol AC-130, est déployée en cas de problèmes. Ajoutons à cela le soutien considérable, depuis l’opération « Liberté immuable » de 2001, fourni par le Camp Lemonnier, la base militaire américaine à Djibouti. C’est également des opérations comme celle de « l’initiative transsaharienne contre le terrorisme », qui ont permis, sous prétexte de guerre globale au terrorisme, d’envoyer des troupes américaines au Tchad, en Tunisie, en Mauritanie, au Maroc, au Mali et autres, ainsi que dans la corne de l’Afrique.

Alors, nous pourrions dire, c’est normal, c’était l’ère Bush & Cheney, l’ère des néo-conservateurs, et la France, en s’opposant à la guerre d’Irak, s’était opposée en partie à cette politique d’occupation militaire du Moyen-Orient et de l’Afrique. Or l’heure de ces fantasmes européens est terminée, avec la récente politique de changement de régime qui a été montrée dernièrement en Libye, sans mandat explicite ni de l’ONU, ni des parlements français ou anglais, ou du congrès américain. C’est donc une politique pire que celle de Bush & Cheney dont sont aujourd’hui auteurs le valet Nicolas Sarkozy et l’empereur Barack Obama.

Preuve en sont les récentes déclarations du général Carter F. Ham, commandant en chef de l’AFRICOM, le commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (basé en Allemagne à Stuttgart), s’inquiétant de la fusion du groupe islamiste du Nigéria, le Boko Haram, avec Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) en Afrique du Nord et le groupe Al-Shabbaab en Somalie. C’est contre cette soi-disant menace qu’en juin 2011, le gouvernement Obama a fourni 45 millions de dollars d’équipement militaire aux 9000 soldats de l’Ouganda et du Burundi, afin de combattre les ennemis de la liberté à Mogadiscio, capitale de la Somalie. Et enfin ce sont encore 24 millions de dollars qui ont été donnés au Kenya, permettant aux troupes kényanes d’envahir au mois d’octobre la partie sud de la Somalie et d’y combattre les militants d’Al-Shabbaab. Rappelons que c’est aussi en Somalie qu’avait eu lieu en 2009 l’opération d’assassinat de Saleh Ali Saleh Nabhan [2].

C’est aujourd’hui l’intégrité de la Somalie qui est en jeu, puisque les troupes ougandaises, burundaises et kényanes, armées par les Etats-Unis, contrôlent déjà une partie du sud de la Somalie.

Le 14 octobre dernier, l’empereur Obama a décrété l’envoi de 100 conseillers militaires de ces fameuses forces spéciales, afin d’aider l’Ouganda à capturer le chef de guerre Joseph Kony, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, qui vit aujourd’hui avec ses combattants dans les forêts d’Afrique centrale. Dans sa lettre au Congrès américain, cité sur le site du Figaro [3], Obama dit avoir « autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région œuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony ». Sous prétexte des atrocités commises par l’Armée de résistance du seigneur, LRA, en Centrafrique, Ouganda, République Démocratique du Congo et au Sud-Soudan, ce sont donc les forces spéciales de l’armée américaine qui s’installent dans toute l’Afrique centrale.

Soutien militaire plutôt qu’alimentaire

L’espoir qu’avait suscité l’élection de Barack Obama en Afrique a fait pschitt ! Les fantasmes ont disparu et laissent place aujourd’hui à une colère grandissante des populations africaines, qui attendaient un changement de politique. Au lieu de quoi elles se retrouvent envahies par les forces spéciales de l’armée américaine, pour lesquelles le gouvernement dépense des millions de dollars qui auraient dû servir, par exemple, dans la corne de l’Afrique, à une aide alimentaire, au moment où plusieurs millions d’enfants sont en train de mourir de faim. En Europe l’heure des fantasmes doit être remplacée par l’heure des grands projets [4] que le continent attend depuis des décennies ; la mise en place de grands projets comme le projet Transaqua pour le lac Tchad, le projet de canal du Jonglei, le projet pour le désenclavement de la RDC, ainsi qu’une politique continentale d’autosuffisance alimentaire, en remplacement des folies imposées par le FMI depuis les années 70 du XXe siècle.


[3Voir la dépêche Afrique : les USA traquent Joseph Kony et la lettre d’Obama (en anglais) publiée par foxnewsinsider.com.

[4Voir notre dossier et notre vidéo Afrique : l’heure des grands projets est venue.

Voir le commentaire

  • petite souris • 15/11/2011 - 13:23

    J’ai lu trois fois cet article, pour être sûre d’avoir bien vu et lu.
    Et là, je suis au delà de la révulsion et de l’écœurement !!!
    Je ne suis même pas étonnée !!!

    Tout cela est moche, pervers dégueulasse, inhumain etc...

    Je me répète, lezélites responsables de ce qu’il se passent en afrique devraient répondre au tribunal de La Haye pour association de malfaiteurs, incitation à la haine, pillage et crime contre l’humanité.

    Place aux hommes de bonne volonté qui veulent agir pour le bien commun et la paix par le développement mutuel

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard