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La Poste : un massacre à la tronçonneuse

29 juillet 2009 (Nouvelle Solidarité) — Le Conseil des ministres vient d’examiner ce matin le projet de loi qui vise à transformer La Poste, une entreprise publique, en société anonyme (S.A.). Le texte de onze pages sera déposé au Parlement à la rentrée et discuté à l’automne.

Ce tournant est historique, car il s’agit de transformer la Poste en S.A. au 1er janvier 2010 et d’organiser la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008 qui libéralisera entièrement le marché du courrier au 1er janvier 2011.

Si le gouvernement se démène pour tenter de rassurer personnels et usagers, il est un secret de polichinelle : ce changement de statut n’est que l’amorce d’une privatisation larvée mais bien réelle.

« À aucun moment nous ne laisserons place à l’intérieur du capital à quelque acteur privé que ce soit », martelait le ministre de l’Industrie Luc Chatel, le 16 juin lors de la présentation du projet de loi. Pour le ministre - depuis remplacé par Christian Estrosi-, le texte interdit toute privatisation puisqu’il stipule que le capital de la SA La Poste « est détenu par l’Etat ou d’autres personnes morale appartenant au secteur public », sauf la partie détenue par l’actionnariat salarié, c’est-à-dire le personnel.

Le hic, c’est que le label « secteur public » ne fait que désigner des entreprises ayant au moins 51% de leur capital détenu par l’Etat, autrement dit… admettant jusqu’à 49% de capitaux privés. Le plan du gouvernement consiste à faire entrer, dans un premier temps, la Caisse des dépôts et des consignations, institution 100% public, au capital de la Poste aux côtés de l’Etat, pour un apport total supplémentaire de 2,7 milliards d’euros.

Cependant, par la suite, sous prétexte de besoins de financement de la Poste face à la concurrence privée, de nouvelles augmentations de capital ou la cession des parts de la Caisse des dépôts pourront à tout moment conduire à l’intervention de sociétés aux capitaux en partie privés. Sans compter qu’il suffira d’une nouvelle loi pour modifier à la baisse le caractère « public » du capital de La Poste.

Cela rappelle fortement ce qu’il s’est passé avec France Télécom après l’ouverture de son capital en 1997. Depuis lors, des restructurations massives et 60000 suppressions de postes ont provoqués des surcharges de travail directement liées à la baisse des effectifs et des responsabilités de plus en plus difficile à supporter pour les cadres. « Ces changements se sont accompagnés d’une transformation d’une entreprise de métiers techniques d’excellence en une société perçue essentiellement attachée à dégager du cash », accuse Oliver Flament, secrétaire général de SUD PTT. Cette dérive n’est pas étrangère au fait que « des identités professionnelles ont été mises à mal sans que l’on s’en aperçoive ».

Comme aurait du nous l’enseigner les suicides en série chez Renault, la mondialisation tue. Le 14 juillet à Marseille, un cadre de France Télécom à mis fin à ses jours à son domicile en laissant à sa famille et à ses collègues une lettre sans ambiguïté : « Je me suicide à cause de mon travail à France Telecom ». Pourquoi ? « Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, désorganisation totale de l’entreprise. Management par la terreur ! Cela m’a totalement perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir ».

En effet, if faut en finir, non pas en mettant fin a votre existence personnelle, mais en combattant avec nous pour mettre hors d’état de nuire un système financier devenu fou et malade à l’agonie.

Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France ont mille fois raison : n’attendons plus une seconde pour mettre à plat tout le système et créons les bases d’une renaissance de l’économie mondiale.

Les 5000 documents disponibles sur notre site sont votre arsenal : nous comptons sur vous pour les faire connaître !

A lire : Jacques Cheminade : "touche pas à ma poste !"

Voir les 3 commentaires

  • ? • 04/02/2011 - 06:26

    J’ai 52 ans et je travaille à la Poste depuis 36 ans. Durant toutes ces années J’ai eu un parcours professionnel exemplaire.Depuis septembre 2009, je ne cesse de subir des pressions sachant que mes conditions de travail et moral se sont considérablement dégradées. Malgré mes bons et loyaux services force est de constater que maintenant je suis un élément devenu indésirable à la télévente où j’exerce la fonction de superviseur télévente. Petit à petit on m’a dépouillé de l’ensemble des attributions liées à ma fonction de superviseur télévente. Je dois faire face au mépris de mes responsables hiérarchiques, et supporter leurs humiliations. Je n’ai plus droit aux formations données par mon entraineur mon directeur me dit que je n’ai plus les compétences pour être cadre. Je suis discrédité face à mes collègues de travail et je me sens bien seul. Ma hiérarchie n’hésite pas à bafouer les règles en vigueur à La Poste pour arriver à me faire craquer. Ma situation financière se dégrade, mon avenir professionnel est compromis et ma situation physique et psychologique se détériore de jour en jour. Plusieurs conciliations avec le responsable syndical Sud et représentant du CHSCT de la télévente sont restées sans issue.Je suis au placard. Ma hierarchie fait la sourde pour laiser pourir la situation. Déterminé pour retrouver mon honneur et tous ceux qui se sont suicidés j’ai déposé une plainte au tribunal.
    Jacques GALLOT

    Répondre à ce message

  • dra • 01/08/2009 - 01:50

    Lorsque tout sera privatisé : les transports ferroviaires, le courrier, les autoroutes, la santé, l’université, la sécurité, etc...
    et, puisque les lois sont celles de l’europe ainsi que la monnaie...
    est-ce que la France, notre cher vieux pays, aura encore une existence ?

    Je pense que oui parcequ’elle est une nation grâce aux peuples qui la font vivre et ce, contre les dirigeants qui la détruisent.

    "J’ai d’instinct l’impression que la Providence a créer la France pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires" Charles de Gaulle

    Répondre à ce message

  • dootjeblauw • 30/07/2009 - 09:22

    La privatisation de la poste aux Pays-Bas a entrainé l’augmentation des tarifs, l’allongement de la distribution du courrier (au moins 2 jours au lieu d’un jour), le licenciement de 15.000 facteurs et agents au tri sur 3 ans et hier le porte-parole a décrété que le courrier ne serait plus distribué que quelques jours par semaine au lieu de six jours.

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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