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Lafontaine s’en prend à la « troisième voie »

La rédaction

Dans son dernier livre, l’ancien président du SPD et ministre des Finances Oskar Lafontaine décrit l’état de faiblesse sans précédent dans lequel se trouve l’establishment allemand, et en particulier le gouvernement ainsi que le chancelier Schröder.

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C’est ce qui explique la levée de boucliers provoquée par ce livre, avant même sa publication officielle le 13 octobre. La plupart des extraits publiés dans la presse allemande ne contiennent rien qui soit de nature à justifier ces réactions hystériques.

Cependant, Lafontaine brise les tabous de l’establishment politique en parlant d’alternatives au monétarisme et au néolibéralisme du FMI, et en soulevant la question de l’influence britannique sur la politique allemande, y compris la participation allemande à la guerre du Kosovo.

C’est la première fois qu’un politicien allemand qualifie Tony Blair et sa « troisième voie » de tromperie. Caractérisant la politique étrangère de Blair comme étant la continuation de la « relation privilégiée » anglo-américaine, Lafontaine révèle la réalité politique derrière la propagande médiatique de Blair : « Pour sa part, Tony Blair a réussi à faire en sorte que ses conseillers créent en Europe l’impression qu’il lançait une politique social-démocrate nouvelle plutôt que traditionnelle. Le fait est que les réelles décisions du gouvernement Blair portant sur les affaires intérieures britanniques sont à l’opposé de ce que l’on prétend dans des campagnes orientées vers le marché [de relations publiques]. Tout ce que fait le gouvernement Blair est qualifié de "moderne" et "nouveau", de façon à pouvoir bien se vendre. "Nouveau Labour, Nouvelle Europe, Nouveau tout" ; même à Downing Street, les gens se plaignent. »

En préférant un axe franco-allemand à la politique anglo-saxonne de mondialisation, Lafontaine se trouve en conflit ouvert avec Schröder qui, lui, préfère la troisième voie de Blair. Il accuse Bodo Hombach, l’ancien secrétaire général anglophile de la chancellerie, d’être un catalyseur de cette poussée d’anglophilie à Bonn.

A l’instar des électeurs britanniques qui ont tourné le dos à Blair au cours des élections européennes du 13 juin dernier, une grande partie de l’électorat traditionnel SPD rejette le document Schröder-Blair et son orientation vers un néolibéralisme. Les graves défaites électorales de septembre sont à mettre entièrement sur le compte de Schröder, écrit Oskar Lafontaine.

L’orientation anglo-saxonne du gouvernement allemand actuel sape les relations franco-allemandes d’après-guerre, ajoute-t-il. « Pour cette raison, j’observe avec préoccupation qu’en général, le ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer penche plutôt vers Madeleine Albright et que le chancelier Schröder manifeste toujours sa sympathie pour Tony Blair. »

Ce contexte anglo-saxon explique pourquoi Schröder a voulu supprimer tout débat sur la compatibilité entre la guerre du Kosovo et le droit international. Selon l’ex-ministre, les électeurs allemands qui ont rejeté le SPD dans toutes les dernières élections, sont d’accord avec lui pour dire que « la guerre du Kosovo a porté atteinte au droit international ».

Lafontaine critique Schröder pour l’arrogance avec laquelle il a traité le point de vue russe dans la crise du Kosovo. « Il était impardonnable de ne pas insister pour que la Russie joue un rôle. La façon dont Gerhard Schröder a traité Primakov était totalement inappropriée. Il a fallu attendre que le mal soit fait pour que Schröder et Fischer reconnaissent que, sans la Russie, un ordre de paix européen est impossible. »

En dehors de l’Allemagne, les remarques de Lafontaine encouragent ceux qui, parmi les politiciens d’Europe continentale, critiquent le plus ouvertement Blair. C’est le cas notamment des socialistes français qui présentent un mémorandum allant à l’encontre de la troisième voie, en vue du congrès européen à venir de l’Internationale socialiste, à Paris du 8 au 10 novembre.

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La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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