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Le Glass-Steagall à l’ordre du jour en Islande

La rédaction

En 2008, un volcan financier à explosé en Islande, dans le cadre de la crise financière globale. Les trois grandes banques de ce petit pays de 320 000 habitants ont été mises en redressement judiciaire, après qu’elles aient accumulés des actifs atteignant, selon certaines sources, dix fois le PIB national.

La population s’est opposée à deux occasions au renflouement par l’Etat islandais des dettes de la banque privée Icesave envers des clients britanniques et hollandais, qui avaient été remboursés par leurs gouvernements respectifs. Des poursuites judiciaires ont été intentées par l’Etat islandais contre des dirigeants politiques et financiers.

En avril 2012, la députée Álfheidur Ingadóttir (Mouvement des Verts et de gauche) ainsi que 14 autres députés de divers partis ont introduit une motion au parlement islandais pour s’assurer que ce type de situation ne se reproduise jamais plus. Cette motion vise à faire adopter un loi séparant les banques commerciales des banques d’investissement, comme la Loi Glass-Steagall avait permis de le faire en 1933 aux Etats-Unis.

La motion stipule : « Le parlement souhaite confier au ministre des Affaires économiques la tâche d’établir un comité qui sera responsable de revoir la cadre définissant les services bancaires en Islande de manière à minimiser, par la séparation des banques commerciales des banques d’investissement, le risque de perturbations dans le secteur bancaire pouvant avoir des conséquences sur l’économie nationale. Le comité devra examiner les discussions politiques en cours dans nos pays voisins par rapport à cette question et soumettre ses propositions avant le 1er octobre 2012. »

Leur espoir est que l’Islande montre la voie hors de la crise en étant le premier pays à rétablir Glass-Steagall.

Michelle Rasmussen, vice-présidente de l’Institut Schiller au Danemark s’est entretenue avec madame Ingadótti le 15 août. Madame Álfheidur est vice-présidente du Parlement islandais, et vice-présidente du Mouvement des verts et degauche, un groupe parlementaire dirigé par le ministre des Affaires économiques Steingrímur J. Sigfússon.


Question : Pouvez-vous nous en dire plus sur le contenu de votre résolution et de la situation au Parlement ?

Mme Ingadóttir : Étant donné que la résolution introduite en avril n’a pas été soumise au vote avant la fin de la dernière session parlementaire en juin, je l’introduis à nouveau, dès le début de la prochaine session en septembre. Le seul changement sera que la loi que nous demandons devra être présentée avant le 1er février 2013, au lieu du 1er octobre 2012 prévu à l’origine.

L’objectif est de voir le parlement confier au ministre des Affaires économiques le pouvoir d’établir un comité qui aura pour tâche de préparer un projet de loi, et possiblement d’autres propositions au parlement. Le but est d’introduire une séparation complète entre les banques d’investissement et les banques commerciales en Islande ; et les propositions du comité devront démontrer comment et quelle sera la démarche à suivre pour y arriver.

La motion est soutenu par des membres de tous les partis politiques, à part le Parti de l’Indépendance, de tendance conservatrice. Deux parlementaires non-affiliés soutiennent également la motion.

Dès le début de la crise bancaire chez nous à l’automne 2008, nous avons, bien sûr, entrepris des réformes bancaires et nous sommes en train de reconstruire un système entièrement nouveau et mieux régulé. J’espère que l’Islande sera non seulement le premier pays à sortir de la crise, mais aussi le premier à séparer les banques commerciales des banques d’investissement.

Nous avons prôné cela depuis 2009 – en le Parti vert-gauche a proposé ceci en 2003 – et la position du ministre des Affaires économiques est que nous ne devrions pas être les premiers. Ainsi, d’une certaine manière, le ministre et le parlement ont attendu de voir ce qu’il se passerait en Europe, au Royaume-Uni, dans l’Union européenne et aussi aux Etats-Unis. Mais nous proposons cette motion parce que nous sommes fatigués d’attendre.

Question : Il y a maintenant un comité qui travaille sur un rapport au ministère des Affaires économiques, mais êtes-vous sûre qu’ils seront suffisamment exigeants sur le besoin d’une séparation ?

Mme Ingadóttir : Nous recevons de nouvelles régulations de l’Union européenne presque tous les jours [car l’Islande a fait un demande d’adhésion à l’UE], mais nous sommes les premiers à sortir de cette crise bancaire et nous avons appris notre leçon, et je pense que nous devrions être capables de présenter ce que nous avons appris aux autres pays. Nous ne devrions par conséquent pas attendre les autres et introduire une loi comme Glass-Steagall dès maintenant.

Question : Quels sont les principaux arguments que vous utilisez pour convaincre la population ?

Mme Ingadóttir : Il y en a deux. Premièrement, c’est une occasion que nous ne pouvons pas laisser passer. Nous sommes en train de réformer les banques, et devrions donc aller jusqu’au bout. Nous pouvons le faire tandis que les banques d’investissement ne représentent qu’un sixième de ce qu’elles étaient avant la crise. Ensuite, et le principal argument est de protéger l’épargne des gens ordinaires, afin qu’elle ne tombe pas dans les mains des banques appelées à prendre des risques comme les banques d’investissement, et par conséquent diminuer le risque pour la société dans son ensemble. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi et même leur domicile, et devons faire en sorte que cela ne se reproduise plus.

Question : Quelle est la réponse de la population à cet égard ?

Mme Ingadóttir : Je pense que les gens comprennent qu’on ne peut pas mélanger l’épargne populaire et l’investissement spéculatif, ils ne se mélangent pas bien, c’est comme l’huile et l’eau.

Voir les 3 commentaires

  • petite souris • 01/09/2012 - 15:54

    Mme Ingadóttir : Je pense que les gens comprennent qu’on ne peut pas mélanger l’épargne populaire et l’investissement spéculatif, ils ne se mélangent pas bien, c’est comme l’huile et l’eau.

    une députée écolo qui veut montrer l’exemple aux autres pays européens !!!!

    Que tous les écolos et tous les socialistes "en responsabilité " en prennent de la graine !!!!!!!!!

    Répondre à ce message

  • Pic et Puce • 01/09/2012 - 20:26

    Les Islandais c’est le bon sens. Ils ne sont que 300 000 et sont relativement soudés. En France, cela prend du temps, chacun cherchant à préserver ses propres intérêts pendant que le bateau coule...

    Répondre à ce message

  • Eric • 01/09/2012 - 20:31

    L’Islande a fait une demande d’adhésion à l’Union européenne. La bêtise humaine est décidément sans fond.

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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