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Oui, les Britanniques ont créé l’euro !

Dans les salles de classe où l’on planche sur les sciences politiques, il est de bon ton de présenter l’euro comme l’expression légitime d’une volonté des puissances d’Europe continentale – les Anglais, contaminés par un « euroscepticisme » à toute épreuve, restant très éloignés de cet élan. En réalité, rien n’est plus faux quand on examine de près la genèse de la monnaie unique européenne.

Une personne rarement mentionnée mais essentielle dans ce processus, est le baron Francis Arthur Cockfield (1916-2007). Après une carrière de ministre d’Etat au Trésor britannique sous Margaret Thatcher, entre 1979 et 1982, ce tory britannique, membre du Conseil privé de la Reine, devient, sous la présidence de Jacques Delors, l’un des vice-présidents de la Commission européenne en charge du marché intérieur, de la fiscalité et des douanes.

Dans cette position charnière, le baron Cockfield, au grand étonnement de ceux qui s’attendaient à le voir se cramponner à l’euroscepticisme de Thatcher, se révéla soudain une formidable force motrice pour poser les fondations du marché unique européen et de tous les traités européens, de Maastricht à Lisbonne, qui en furent la prolongation.

Ainsi, ce que l’on présente généralement comme les grandes contributions de Jacques Delors à la construction européenne ne sont souvent, en substance, que des lapins sortis du chapeau melon du baron Cockfield.

Parmi ceux-là, mentionnons :

  • le Livre blanc du 14 juin 1985 intitulé « Objectif 1992 » fixant un calendrier précis pour établir un marché unique.
  • l’Acte unique européen (AUE), une première révision du Traité de Rome de 1957 qui fixe la date du 31 décembre 1992 pour établir le marché unique. L’AUE, que Delors considère comme sa contribution majeure, est signé en février 1986 et entre en vigueur en juillet 1987 sous la Commission Delors.
  • le rapport Delors de 1989. Jacques Delors avait suggéré que le comité spécial sur l’Union monétaire soit composé, non pas des ministres des Finances, qui forment le Conseil économique et financier de la Communauté (Ecofin) et dont certains étaient hostiles au projet, mais des gouverneurs des banques centrales, plus ou moins indépendants des gouvernements… Après de vives discussions, le président de la Bundesbank se rallie au projet, à condition toutefois que la future Banque centrale européenne (BCE) soit indépendante. Le rapport Delors, approuvé par la Commission, est présenté le 12 avril 1989. Il reprend la définition de l’Union économique et monétaire (UEM) déjà exprimée par le rapport Werner en 1970. Trois conditions doivent être remplies : convertibilité totale et irréversible des monnaies, complète libération des mouvements de capitaux, fixation de parités fixes entre les monnaies européennes et, finalement, adoption d’une monnaie unique ;
  • le Traité de Maastricht, signé le 7 janvier 1992.

Si officiellement, c’est à Jacques Delors qu’on en attribue la gloire, avec le temps, et pas seulement en Angleterre, Cockfield est désormais reconnu comme le vrai « père de Maastricht ». On pourrait y rajouter le traité d’Amsterdam, si l’on intègre l’action de Michel Petite, un haut fonctionnaire français chargé, au sein du cabinet de Cockfield, du Marché intérieur en vue de supprimer les frontières internes entre les Etats membres de l’Union, et par la suite, après un passage au cabinet de Delors, directeur de l’équipe de négociation du Traité d’Amsterdam.

Selon une notice nécrologique publiée en 2007 par le quotidien britannique The Independant, « lorsqu’il s’est agi, au moment de la création de la Commission Delors, d’attribuer les domaines de responsabilité des commissaires, Cockfield persuada Delors de lui attribuer – en plus du marché intérieur – les institutions financières et la fiscalité commerciale, l’union douanière et les impôts indirects. Cockfield repoussa également toute obligation d’établir un lien explicite entre son programme et les initiatives des autres commissaires. C’est ce remarquable accaparement des fonctions qui permit à Cockfield de marquer de son sceau le projet du marché unique. Il fut l’influence déterminante dans le choix de la date du 31 décembre 1992 et c’est encore lui qui persuada Delors de présenter ce projet comme un tout, au lieu de le faire émerger bout par bout. Comme le soulignait Cockfield, il était crucial de disposer d’un programme structuré couvrant l’ensemble des éléments vitaux du marché intérieur. Cela ne servait à rien de continuer comme les commissions précédentes, qui ne sélectionnaient que des sujets attractifs pour certains Etats membres. C’était tout le paquet qu’il fallait présenter d’un coup.

« Entre le Conseil européen de Bruxelles, en mars 1985, et celui de Milan, en juin de la même année, Cockfield et Delors avaient réussi à produire un programme détaillé, extensif et élégant, de pas moins de 283 mesures qu’ils jugeaient nécessaires à la création d’une Europe "sans frontières". L’introduction en esquissait la philosophie sous-jacente et, en face de chaque mesure spécifique, on présentait le calendrier de son application. Bien conscient qu’en hâtant les choses, il pouvait marquer de manière décisive la façon dont d’autres envisageaient le projet, Cockfield avoua que "c’est la vitesse avec laquelle j’ai produit le Livre blanc qui permit de prendre tout le monde de court". En le publiant deux semaines avant le Conseil européen, il espérait "donner le temps qu’il faut aux chefs d’Etats pour parcourir le document et apprécier l’immense occasion qui se présente", sans "laisser assez de temps aux hauts fonctionnaires pour le mettre en pièces". La préparation du Livre blanc et sa sortie lors de la conférence de presse réussirent à façonner l’agenda politique, tout en obligeant les gouvernements à envisager quelque chose de définitif. Sans doute, la proposition clef qui assura le succès de tout le projet fut la proposition d’adopter désormais, par un vote à la majorité qualifiée, toutes les mesures envisagées par l’Acte unique européen. Presque trois cents mesures furent envisagées et en 1992, 90% d’entre elles furent incorporées à la législation européenne. »

Plusieurs journalistes d’investigation et historiens ont documenté le fait que le Livre blanc de Cockfield, compilé en un temps record, n’était en réalité qu’une copie légèrement modifiée de l’initiative « Europe 90 : un agenda pour l’action », du European Round Tables of Industrialists (ERT), un think-tank regroupant les quarante-cinq PDG les plus importants d’Europe. Ce document avait été présenté quelques mois plus tôt à Bruxelles par son président Wisse Decker, grand patron du géant néerlandais de l’électronique Phillips.

En 1991, évoquant le désintérêt des gouvernements, Jacques Delors lui-même, lors de l’émission « La Marche du siècle » sur FR3 n’a pas caché ce fantastique coup de main : « Lorsque j’ai lancé, en 1984-1985, le projet de grand marché, la Table ronde des industriels a soutenu ce projet. Et aujourd’hui, les industriels invitent les gouvernements à aller plus vite encore, et ce n’est pas moi qui leur dirais le contraire : nous avons bien besoin de cette poussée salutaire, sinon nous aurions tendance à ne pas aller au rythme où les évènements vont. »

L’ERT fut créée à l’initiative du vicomte Etienne Davignon, un ami de Delors, et de Pehr Gyllenhammer, PDG de Volvo. Sur invitation de ce dernier, dix-sept hommes d’affaires se rencontrèrent en 1983 au siège parisien de Volvo afin d’élaborer une stratégie pour renforcer la compétitivité européenne. Parmi les participants, deux membres de la Commission européenne : François-Xavier Ortoli et Etienne Davignon.

Après avoir acté le « tournant de la rigueur » et abrogé, par la loi bancaire 84-46 du 24 janvier 1984 (dite de « modernisation »), la loi du 2 décembre 1945, qui imposait jusque-là une stricte séparation entre les activités des banques de dépôts et des banques d’affaires (Glass-Steagall français), Jacques Delors était leur homme de confiance. Est-il encore le vôtre ?


Articles :


Voir les 6 commentaires

  • yoananda • 17/06/2010 - 11:01

    quand on veut pas voir, on ne voit rien.
    Ce ne sont pas les britanniques qui ont créé l’Euro, ce sont les industriels.
    Les industriels préfère le libéralisme britanique, c’est tout.
    Dans une "guerre", il ne faut pas se tromper de cible.

    La clique qui met la planète à feu et a sang est internationale. C’est une hydre. Vouloir accuser le peuple britanique, c’est une forfaiture, même s’ils n’y sont pas étrangers, ce sont les multinationales qui sont en cause, et pas un pays en particulier. Même si elles sont "grandies" dans ce pays, elles s’en sont émancipées.

    C’est donc une idée, et pas un peuple qui est en cause.

    • Bertrand Buisson • 17/06/2010 - 11:12

      Il va de soit que "les britanniques" ne désigne pas le peuple anglais (le pauvre), mais l’oligarchie britannique, qui n’est effectivement pas patriote et a pour particularité d’avoir tissé sa toile dans le monde entier depuis 300 ans... bref un empire quoi.

    • guiamiens • 17/06/2010 - 20:52

      Quand Jacques Cheminade parle des Britaniques, il ne cible pas le peuple anglais qui déclare lui même victime. Les Britaniques sont les financiers de la City de Londres ainsi que des membres de la famille royale qui y sont associés

    Répondre à ce message

  • petite souris • 17/06/2010 - 13:59

    Cockfield avouait que "c’était la vitesse avec laquelle j’ai produit le Livre blanc qui a permis de prendre tout le monde de court". (…) En publiant le Livre blanc deux semaines avant le Conseil européen, il espérait "donner le temps qu’il faut aux chefs d’Etats pour parcourir le document et apprécier l’immense occasion qui se présente", sans "laisser assez de temps aux hauts fonctionnaires pour le mettre en pièces

    On ne peut pas être plus clair ! S’introduire comme le ver dans le fruit pour le pourrir !

    Normal donc, la Perfide Albion est toujours en activité, elle avance toujours plus ou moins masquée, toujours pour garder le pouvoir en détruisant les pays souverains, et toujours vexée d’avoir dû quitter l’Aquitaine...

    Chasser le naturel, il revient au galop !

    Combattre l’ennemi invisible, l’hydre à mille têtes est toujours d’actualité, et si l’on connaît les mythes et légendes, on ne peut-être qu’optimiste !

    Répondre à ce message

  • Leens • 17/06/2010 - 09:15

    Merci de rappeler que l’Europe surtout pas sociale est aussi l’invention de Jacques Delors depuis longtemps démasqué par ATTAC comme l’homme du patronat et des multinationales via l’ERT et Cockfield.
    N’a-t-il pas soutenu la destruction de la Belgique le 16 juin sur France inter en préconisant que la Belgique s’affaiblisse en devenant une confédération de petits Etats. Les multinationales adorent les petits pays si faciles à manoeuvrer et auxquels imposer leur volonté.

    Répondre à ce message

  • fred • 17/06/2010 - 01:42

    Delors n’est qu’un imposteur. Il se vante de choses qu’il n’a meme pas ecrit. Maintenant sur france inter il nous annonce que les banques n’ont plus d’argent. SUPER on le savait pas.

    Enfin il a refuse la place de president. Voila qui n’est pas un mal........

    J’ai personnellement scié le bas du L place au I.........

    Desintegration amorcee. Pas de retour possible.

    A bientôt dans un nouveau monde......

    Répondre à ce message

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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