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Pébereau, rends-toi ! T’es cerné !

On avait bien ri lorsque ce pourfendeur de la dépense publique s’était converti au renflouement des banques aux frais du contribuable dès le début de la crise. Le Président du Conseil d’administration de BNP-Paribas se prend aujourd’hui pour le Président du Conseil d’administration de la France ! Il faut dire qu’avec un homme d’honneur comme Nicolas Sarkozy, il n’a pas de peine à dicter son agenda financier à l’exécutif français. Surtout au vu de la compétence toute relative en économie et en finance de notre ministre de tutelle comme de la plupart des politiques, ils ne peuvent que se coucher face à l’expert aux mille arguments et au long carnet d’adresses.

Dans son dossier du jour dénonçant l’entrisme des banques chez les régulateurs européens, Libération semble fasciné par Michel Pébereau, « l’homme d’influence, au nom de la France ». Il conseille Christine Lagarde sur tous les gros dossiers, il est proche de DSK (son ancien élève) et sert d’éminence grise à Michel Barnier, le tout nouveau commissaire européen à la régulation financière. Si Libé concède que sur la taxe bancaire et l’interdiction des ventes à découvert, Pébereau n’a rien pu faire, il prévient que le maître de la BNP « sait que certaines lignes jaunes sont infranchissables ». Libération cite un haut fonctionnaire : « Jamais le gouvernement ne prendra le temps de réfléchir à l’opportunité de séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’investissement, c’est un sujet tabou en France ». Puis le journaliste ajoute : « Et Pébereau y est pour beaucoup ». Le directeur de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, nous avait expliqué en septembre dernier qu’ « à peu près tout le monde est d’accord, sauf toutes les grandes banques françaises, qui ont bâti leur compétitivité internationale sur l’absence de cette distinction. (…) Mais moi, je ne veux pas être assassiné lundi matin ! » Voilà l’effet Pébereau !

Dès lors, le seul recours est de saisir le peuple : que nos représentants soient plus effrayés par la fureur pro-Glass-Steagall, que par cette mafia en col blanc.

Connaître Michel Pébereau

Énarque promu à la prestigieuse Inspection des Finances, il commence sa carrière au cabinet du ministre des Finances (de 1970 à 1974) Valérie Giscard d’Estaing, à l’époque où ce dernier présidait au démantèlement du système de crédit public qui avait permis le miracle des Trente glorieuses. Au moment de la bancarisation fulgurante de l’économie française qui allait véritablement privatiser le crédit, il revint au cabinet du ministre des Finances René Monory, d’où s’organisait le détournement de l’épargne vers les marchés financiers.

Après tous ces efforts, il sera bien récompensé puisqu’il sera chargé de la privatisation du Crédit Commercial de France (CCF) avant d’en devenir le Pdg ! Rebelote avec BNP : en 1993 il est parachuté à sa tête pour en superviser la privatisation. Il en restera le Pdg jusqu’en 2000, après avoir avalé la banque d’affaire Paribas.

En 2005, il est chargé par le ministre de l’Economie d’un rapport sur la dette publique, qui sonne le début d’une grande campagne de propagande pour faire avaler l’austérité aux français, puis lance l’inquisition du « chiffrage des programmes » dans la présidentielles de 2007. Dès l’intronisation de Sarkozy, il participe à la RGPP pour réduire les dépenses publiques et en préside le Comité de suivi. Dans le même temps, depuis qu’il a été nommé (par son ami Jacques Dermagne, ancien président du syndicat patronal) au Haut conseil sur l’éducation chargé d’élaborer les programmes scolaires, il a façonné le tout nouveau programme d’économie pour les élèves de Seconde ; on n’y étudiera point le « chômage », les « syndicats » ou le « pouvoir d’achat » mais plutôt « l’élasticité des prix ». A part ça, pour se détendre, Pébereau remplit les têtes à Science-Po, est chroniqueur Science-Fiction (!) au JDD et féru des messes dominicales.

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Quoi faire :


Vidéo : du Pecora pour Pebereau !



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  • Duchene • 02/11/2010 - 13:35

    Cette excellente vidéo centrale de Mr Cheminade : "Pecora pour Pebereau !" est très explicite, spécialisée, laborieuse, résolutive, et doit donc etre diffusée partout en France, et pour les chercheurs internationaux encore francophiles...! Merci 60M fois.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 02/07/2010 - 23:43

    Pébereau va à la messe tous les dimanches !!!

    En voilà une bonne nouvelle !

    Libération cite un haut fonctionnaire : « Jamais le gouvernement ne prendra le temps de réfléchir à l’opportunité de séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’investissement, c’est un sujet tabou en France ». Puis le journaliste ajoute : « Et Pébereau y est pour beaucoup »

    En voilà une autre nouvelle !

    ... et là je suis perplexe !

    En effet, en catholique pratiquant, Pebereau est, à la compréhension des écritures, un humaniste charitable,un altruiste, qui veut le bien de tous ;

    alors comment se fait-il qu’il ne veuille pas séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’investissement ? ce qui mettrait fin à de nombreuses injustices sociales,

    pourquoi ne veut-ils pas des grands travaux d’infra-structure qui assurerait la paix par un développement mutuel, en conformité d’esprit totale avec la religion qu’il pratique ?

    Comment peut-il faire ce grand écart permanent entre ses convictions de croyant pratiquant et ses activités de conseils et d’action de professionnel de la finance ?

    J’avoue ne pas très bien comprendre cette situation kafkaïenne, il est vrai que je ne suis pas lui !!!!

    Répondre à ce message

  • pIC ET pUCE • 02/07/2010 - 19:47

    En 1789, la fin des privilège était aussi un sujet tabou pour la noblesse. Il est donc normal que notre actuelle noblesse financière fasse la sourde oreille en ce qui concerne la séparation des activités bancaires et spéculatives. Elle pense à tort que la société française, fagocitée comme elle semble l’être, ne va pas réagir...

    Les mêmes erreurs de jugement conduiront aux mêmes résultats...Quand le peuple n’a plus rien à perdre...

    Mais peut-être nous mettront-ils en guerre....

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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