Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

14 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 2] Lire 14 décembre - Non à la « normalisation » (comprenez braquage) de la Caisse des dépôts ! Lire 14 décembre - Vidéo : François Gervais - l’urgence climatique est un leurre Lire
AccueilActualité
Brèves

Rationnement des soins et euthanasie. Non, merci !

31 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Depuis plusieurs mois, l’assurance maladie poursuit le docteur Didier Poupardin, un médecin de quartier de Vitry-sur-Seine, pour avoir fait bénéficier systématiquement ses patients en longue maladie de remboursements à 100%. Ce praticien « désobéissant » souligne que certaines personnes renoncent à la partie du traitement qui n’est pas totalement prise en charge, avec de graves conséquences pour leur santé.

Son indignation active a fini par faire des émules. Le 18 janvier, avec cent-vingt confrères et quelques élus, il vient de lancer une pétition dénonçant « les consignes de restriction » de l’accès aux soins remboursés et la privatisation de la Sécurité sociale. Selon ce manifeste, la fondation de la Sécurité sociale, prévue dans le programme du Conseil national de la Résistance, « reposait sur un principe majeur de solidarité et d’équité : chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins ». Aujourd’hui, sous la pression de la « finance folle », ce principe « recule et tend à s’inverser : chacun doit payer selon ses besoins (si vous êtes très malade, vous devez payer beaucoup) et chacun reçoit selon ses moyens (si vous êtes riche, vous êtes bien soigné) ».

Pour sa part, la députée communiste Jacqueline Fraysse, elle-même médecin cardiologue, rappelle que « la Fédération hospitalière de France, qui n’est pas une organisation révolutionnaire, demandait pour 2011 une hausse du budget des hôpitaux de 3,4% pour reconduire l’activité à l’identique. Le Parlement a voté une hausse de seulement 2,8%. On a ainsi voté un chiffre qui met les hôpitaux en déséquilibre. »

Euthanasie, non merci !

Alors que le gouvernement envisage de taxer les seniors pour financer la grande dépendance et que les investissements manquent cruellement pour développer les soins palliatifs, certains veulent ouvrir la boîte de Pandore de l’euthanasie volontaire. Chez nos voisins outre-Rhin, où le président de l’Ordre des médecins comptait ouvrir un débat similaire, une vive opposition s’est manifestée. Aux Etats-Unis, Barak Obama, qui veut réduire les dépenses de santé, a dû reculer sur son projet de forcer les personnes âgées à formuler leur « testament biologique ».

En France, le 18 janvier, la commission des affaires sociales du Sénat adopta, chose inédite, un projet de loi visant à légaliser « l’assistance médicalisée à mourir », synthèse de trois propositions présentées par un sénateur socialiste (Jean-Pierre Godefroy), un UMP (Alain Fouché) et les sénateurs communiste et Parti de Gauche (François Autain et Guy Fischer). La présidente de la commission des affaires sociales, la centriste Muguette Dini, a voté le texte. Tous sympathisent de près ou de loin avec l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Alors que certains espéraient faire passer ce projet en catimini, se drapant dans un prétendu « humanisme », une forte indignation a empêché son adoption au Sénat le 25 janvier.

Sous le titre « La pitié dangereuse », le député UMP Bernard Debré soulignait sur son blog que ce n’est pas de la dignité des malades qu’il s’agit, mais de notre dignité à nous ! Car c’est nous « qui décrétons » que tel ou tel individu « n’est plus digne et qu’il a assez duré ». De ce point de vue, « cette loi sur l’euthanasie active est indigne du monde dans lequel nous vivons » et ne fait qu’ouvrir « la voie à une méta-humanité matérialiste et desséchée ».

Pour sa part, le Conseil national de l’ordre des médecins, dans un court communiqué de presse, souligna qu’instituer le droit à une injection létale ou un suicide assisté « exposera les personnes les plus vulnérables, malades ou handicapées, à des dérives incontrôlables au moment où la société s’interroge sur le financement de la dépendance ». A part ruiner la confiance entre malades et soignants, la loi exercera « à l’encontre des médecins une pression d’une extrême violence » en leur demandant ou leur imposant « de faire un geste létal contraire à leur éthique sans respecter leur conscience ».

Alors que l’UMP n’avait donné aucune consigne de vote, François Fillon annonça dans Le Monde « qu’à titre personnel », il était hostile à la légalisation d’une aide active à mourir.

Le député UMP Jean-Marc Nesme, dans les pages de l’Humanité, souligne que « ceux qui prônent l’euthanasie avancent également l’argument que cela coûterait beaucoup moins cher à la Sécurité sociale que les soins palliatifs. C’est inadmissible ! Cela voudrait dire que l’acte de tuer un malade deviendrait une variable d’ajustement des dépenses de Sécurité sociale. »

Alors qu’à gauche on caresse l’idée de faire de l’euthanasie un thème de campagne pour 2012, plusieurs spécialistes des soins palliatifs, s’exprimant dans Marianne, rappellent que ce projet de loi « n’est pas compatible avec les valeurs de la gauche ». Ils rappellent d’abord qu’« un des acquis emblématiques de la gauche a été de mettre fin à la barbarie de la peine de mort, au juste motif qu’aucune situation ne peut justifier la mise à mort d’une autre être humain ».

Ils précisent que « l’expérience des pays européens dont la loi permet le suicide assisté ou l’euthanasie montre les limites d’une telle autorisation. L’analyse attentive montre qu’aucun des dispositifs législatifs existant ailleurs n’échappe à des dérives inquiétantes. Ainsi en Suisse, les pratiques déviantes de l’association Dignitas ont fait l’objet de nombreuses investigations : pratique de tarifs prohibitifs, organisation lucrative d’un véritable tourisme de la mort, suicide de personnes non atteintes de pathologies graves et/ou victimes d’une erreur de diagnostic, etc. En Belgique, des publications scientifiques démontrent que la loi n’est en fait pas respectée. Elles révèlent que la moitié des cas d’administration de produits destinés à provoquer la mort ne répondait à aucune demande explicite du patient (surtout pour les personnes âgées). D’autres articles scientifiques avaient également révélé la pratique d’euthanasies de nouveau-nés et même l’organisation de prélèvements d’organes sur des patients ayant subi une euthanasie. Aux Pays-Bas, la pratique des euthanasies vient d’être l’objet d’une sérieuse polémique entre les autorités et les commissions régionales de contrôle, car celles-là n’engagent pas de poursuites même en cas de non-respect des dispositions légales. Par ailleurs, le projet d’ouverture d’une "clinique de l’euthanasie" par les militants du droit au suicide assisté fait polémique ».

Sans ambiguïté, ils pensent que « s’engager dans un droit à la mort provoqué est une impasse » dont ils redoutent les dérives. Ils se disent d’ailleurs assez « surpris que soit mis en avant par des parlementaires appartenant à la gauche un principe aussi fondamentalement ultralibéral que la prééminence absolue de l’autonomie individuelle ».

Alors que pour l’instant, le projet visant à légaliser l’euthanasie restera lettre morte en France, l’ADMD, profitant de la crise financière et du pessimisme ambiant, espère relancer le sujet au plus vite.


Pour creuser :


Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • petite souris • 31/01/2011 - 16:22

    Ah, si la plus haute dignité de l’état était la dignité humaine !

    Un visionnaire ?
    ou alors, rien n’a vraiment changé ...
    En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui, elle est une charge.François René de Chateaubriand

    Force est de constater que ceux qui préconisent l’euthanasie ont manqué d’amour !!!
    La seule force, la seule valeur, la seule dignité de tout ; c’est d’être aimé. Charles Péguy

    Enfin, et pour nous dire ce qu’il faut faire :
    Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.Gandhi

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Vivre ou laisser mourir : le cas Vincent Lambert

4 février 2014
Actualité
Vivre ou laisser mourir : le cas Vincent Lambert

Euthanasie, la France à la croisée des chemins

18 janvier 2011
Politique
Euthanasie, la France à la croisée des chemins

Euthanasie pour les mineurs en Belgique : Agora Erasmus dénonce « un jour d’infamie »

21 février 2014
Actualité
Euthanasie pour les mineurs en Belgique : Agora Erasmus dénonce « un jour d’infamie »

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard