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Réforme 2008 de l’OTAN : vers une gouvernance militaire mondiale

10 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) – En janvier, dans un rapport qualifié de « manifeste radical pour un nouvel Otan », cinq hauts gradés ont proposé une réforme de fond en comble de l’Otan.

Les auteurs du rapport Towards a Grand Strategy for an Uncertain World : Renewing Transatlantic Partnership [Vers une grande stratégie dans un monde incertain : renouvellement du partenariat transatlantique], sont :

  • L’ancien chef d’état major des Pays Bas le général Henk van den Breemen, dont la fondation Naober finança et publia le rapport en 2007 ;
  • L’ancien chef de l’armée britannique Field Marshal Lord Peter Inge, qui siège au conseil d’administration de la Société de mercenaires privé Aegis Defence très active en Irak ;
  • L’ancien chef d’état major français, l’amiral Jacques Lanxade ;
  • L’ancien chef du commandement suprême de l’Otan en Europe et ancien chef d’état major américain, le général John Shalikashvili ;
  • L’ancien chef de l’état major allemand et ancien président du comité militaire de l’Otan, le général Klaus Naumann connu pour ces critiques acerbes d’Angela Merkel pour son refus net de tout déploiement de troupes allemandes dans le sud de l’Afghanistan.
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Pour commencer, le rapport dresse une liste des menaces qui pèsent sur l’avenir de l’humanité :

  • Le fanatisme politique et le fondamentalisme religieux ;
  • La face « noire » de la mondialisation : le terrorisme internationale, le crime organisé et la prolifération des armes de destruction de masse ;
  • Le changement climatique (sic) pouvant provoquer des migrations « environnementales » à grande échelle et la sécurité des approvisionnements en énergie, menacée par des conflits provoqués par leur rareté croissante (re-sic) ;
  • L’affaiblissement des Etats-Nations ainsi que celle des organisations internationales : l’ONU, l’Otan et l’UE. (re-re-sic)

Pour faire face à ces dangers d’une façon rapide et efficace, les généraux appellent à un changement complet dans le processus décisionnel au sein de l’Otan et proposent la création d’un espèce de « directorat » crée par une fusion des instances dirigeantes des Etats-Unis, l’UE et l’Otan. Pour y aboutir, il est grand temps de mettre fin à « l’obstruction » et aux velléités de rivalité de la part des européens (comprenez de la part de la France et de l’Allemagne).

Selon un article du Guardian du 22 janvier, on trouve parmi les changements les plus radicaux :

  • L’adoption des décisions par vote majoritaire, permettant une prise de décision plus rapide grâce à l’élimination du droit de veto au sein de l’Otan ;
  • La fin des notifications d’opposition nationale lors des déploiements militaires de l’Otan du type constaté en Afghanistan où certains pays refusent d’envoyer leurs troupes dans les zones de guerre ;
  • Les membres de l’Alliance atlantique qui ne participent pas à une opération militaire n’en pourront plus décider le déroulement.
  • Permettre l’emploi de la force sans autorisation préalable de l’ONU quand « une action immédiate est nécessaire pour protéger un grand nombre de vies humaines ».

A l’instar des complaintes formulées par le Secrétaire à la défense américain Robert Gates lors du séminaire Wehrkunde à Munich et concernant « l’amateurisme » des alliés dans la lutte contre les Taliban, les cinq généraux ont dramatisé leur message en prétendant que l’avenir de l’Otan se jouait là-bas. Le général allemand Klaus Naumann s’est livré à une attaque en règle contre la politique afghane de son propre gouvernement : « Le moment est venu où l’Allemagne doit décider d’être un partenaire sur lequel on peut compter » (…) « En insistant que ses troupes puissent bénéficier d’un traitement de faveur, le gouvernement Merkel contribue à la dissolution de l’Otan ».

Comble de l’horreur, le manifeste insiste que l’option d’une “première frappe” nucléaire, reste “un instrument indispensable” puisque qu’il n’existe, tout simplement, “aucune possibilité qu’un monde dénucléarisé existera ». Naumann affirme que pour arrêter la prolifération nucléaire, « il existe un gros bâton qu’on sera peut-être obligé d’utiliser si aucune autre option n’est disponible ».

Pour mettre cette thèse délirante au centre des débats précédant le sommet sur la réforme de l’Otan à Bucarest début avril, les cinq généraux, et ceux qui sont derrière eux, tentent de faire beaucoup de bruit autour de ce rapport, tout en cachant ses aspects les plus fous.

Le rapport fut présenté le 10 janvier au CSIS à Washington, aux dirigeants du Pentagone et ensuite, le 16 janvier, à Bruxelles au German Marshall Fund of America (GMF).

En France, le Figaro du 3 mars a repris une tribune, signé par les mêmes cinq auteurs sous le titre : « On a besoin d’un nouveau concept pour l’Otan ».

Si le Traité de Lisbonne conduit l’UE à devenir une entité militaire, les généraux militent pour faire de l’Otan une entité politique, la conjonction des deux processus pouvant mener à leur fusion éventuelle. Face à des crises mondiales, et la nécessité d’agir d’une façon préventive, une réponse mondiale s’impose et après tout, pourquoi pas un gouvernement mondiale ?

Dans le passé disent-ils, l’Otan était une alliance défensive en charge de défendre le territoire des Etats membres. « Mais une réaction est aujourd’hui insuffisante, l’urgence est dans la prévention des crises, des conflits armés et des guerres, ce qui peut nécessiter une réaction initiale autre qu’une action militaire.

Aujourd’hui, « la stratégie que nous proposons est globale dans sa perspective. Elle cherche à prévenir les conflits en éliminant leurs causes. Certes, cela doit se faire en utilisant d’abord des moyens non militaires de manière proactive - et non pas réactive. Cette stratégie utilise l’escalade et la désescalade de la puissance de manière flexible et s’accorde tous les instruments de la politique et du pouvoir - la capacité d’influence et les moyens militaires. Elle n’implique le recours à la force militaire qu’en ultime recours, ce qui ne signifie pas nécessairement le dernier. »

A Prague en 2002, « l’Otan a convenu d’agir là ‘où ce serait nécessaire’, abandonnant ainsi la restriction imposée aux actes de défense de la zone du Traité. Finalement, les attentats du 11 septembre donnent à penser qu’aucun des conflits actuels ne peut être résolu exclusivement par des moyens militaires. Or, ceux de l’Otan sont exclusivement militaires. »

Les auteurs soulignent donc « la grande importance d’une coopération renforcée entre l’Otan, l’Onu et l’UE. L’Otan doit trouver les moyens de se doter des instruments et des ressources que les autres organisations internationales ont à leur disposition. Pour cela, la coopération entre l’Otan et l’UE en particulier doit être améliorée. L’Onu va continuer à jouer un rôle important, car c’est le seul organe qui possède une identité juridique capable d’autoriser des interventions, qu’elles soient militaires ou civiles, lorsqu’elles ne se réduisent pas à la légitime défense. » (…) « Etant donné que les moyens militaires ne suffisent plus, La difficulté est de convaincre les pays membres de l’Otan - notamment les Européens - de se pencher davantage sur les défis présents et à venir et de leur insuffler la volonté politique d’appliquer certaines de nos recommandations. »

Présent le 16 janvier lors de la présentation du rapport par quatre des cinq généraux (sans l’américain) au siège du German Marshall Fund of America à Bruxelles, l’apôtre du « libéral impérialisme » européen Robert Cooper a fait l’éloge du rapport qu’il qualifie « d’une étendu fantastique et très controversé ». Les auteurs ont prétendu alors d’avoir forcé quelque peu le trait afin d’attirer l’attention sur le fait qu’aucun plan existe pour confronter les défis globaux qu’ils soulèvent.

Notez ici que le modérateur du débat, Ronald D. Asmus, qui préside l’antenne du GMF à Bruxelles est un proche de Richard Holbrooke connu pour ses positions radicales sur le Kosovo. Asmus est également un grand partisan du retour de la France au commandement intégré de l’Otan et le vice-président du « Comité américain sur l’Otan » où siège Richard Perle et Robert Kagan dont la femme Victoria Nuland occupe le poste d’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’Otan à Bruxelles.

Pour conclure, le Guardian note que Robert Cooper se dit « intrigué » par le rapport tout en ajoutant avec une malice perfide « Peut-être allons nous employer l’arme nucléaire avant quiconque d’autre, mais je me méfierai de le dire à haute voix ».

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