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Sarkozy sous influence du Boston Consulting Group (BCG)

On s’en doutait. Pour que la France et le monde aillent mieux, Nicolas Sarkozy souhaite donner toutes les chances à l’initiative privée, et surtout la sienne. Une fois président de la République, on peut craindre qu’il rebaptise cette fonction Chief Executive Officer (CEO) de « Marianne Incorporated ».

Mais, toute grande entreprise, dans un monde secoué par la tempête de la mondialisation et des nouvelles technologies, ne saurait survivre que grâce aux bons offices et excellents conseils d’experts et de consultants, bientôt « au service » de leur nouveau client, la France.

Il était donc grand temps de faire plancher les cadres de l’UMP avec des conseillers en stratégie d’entreprise pour élaborer un programme. C’est chose faite, puisque le 4, 6, 11 et 13 juillet, « ils découvrirent », aux cotés de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, trois autres personnes qui les attendaient.

Comme le décrivait Le Monde du 14 sept. « Au fur et à mesure de leurs réunions, ils s’habitueront à leurs interventions, à leur exigence d’abandonner la langue de bois des politiques, et à passer des drôles de tests. Un jour, ils devront chercher une forme masquée dans une figure géométrique, parce que l’évidence n’est pas toujours visible. Un autre, ils s’imagineront en rédacteur en chef d’un journal chargé de commenter une réforme qui leur tient à cœur, parce que le savoir-faire doit se conjuguer au faire savoir. Ces trois hommes inconnus sont les animateurs du cabinet international Boston Consulting Group (BCG). »

Si l’idée vient de Gérard Longuet, la responsable des études de l’UMP, Emmanuelle Mignon, affirme que « nous avons des experts, des députés avec des idées, mais pas de méthodes de travail. BCG a comblé ce manque. »

Suite à ce véritable brainstorming, à laquelle se sont joint les ex-ennemis du candidat, Copé, Perben, Baroin et Dutreil, une liste de 250 propositions, parfois contradictoires, parfois complémentaires, a été soumis à Sarkozy.

Ce dernier a commencé l’élagage en criant « Je veux quinze mesures première division. »

Boston Consulting Group

Mais quelle est cette boite à idées appelé Boston Consulting Group ? Selon son site Internet, la BCG « apporte à ses clients son expérience et sa compréhension unique des règles du jeu concurrentiel. Il aide les directions générales à identifier, évaluer et mettre en oeuvre les orientations majeures qui leur permettront d’améliorer la performance économique et financière de leur entreprise et de développer des avantages concurrentiels durables. Le BCG intervient sur tous les enjeux majeurs auxquels les directions générales sont confrontées. Les missions qui lui sont confiées vont de l’analyse à l’accompagnement et à la mise en oeuvre de solutions sur mesure adaptées à la situation spécifique de chaque client. »

Fondé à Boston en 1963 par un ancien vendeur de bibles, Bruce D. Henderson, le BCG est devenu aujourd’hui une multinationale du conseil en gestion et de management d’entreprises comptant quelques 2600 consultants dans le monde couvrant 60 pays. Le bureau parisien de la société, fondé en 1972 après celui de Tokyo et de Londres et un des plus importants dans le monde avec 200 consultants venu des grandes écuries françaises (Centrale, Mines, X, ESSEC, ENSEA, etc.) ou ayant obtenu des MBA à Harvard, Chicago ou Columbia. Le bureau parisien compte 33 « vice-présidents associés. »

Henderson passa de l’université Vanderbilt, de la Harvard Business School et de Westinghouse pour travailler au service conseil de la Boston Safe Deposit and Trust Company, subsidiaire de la Boston Company, racheté en 1993 d’American Express par l’empire financier de la famille ultraconservatrice Mellon.

Xavier Mosquet, un français actuellement senior vice-président du BCG à Detroit et proche des négociations tordus entre l’actionnaire de Général Motors Kirk Kerkorian et Carlos Ghosn de Renault-Nissan, n’a jamais caché la philosophie du BCG.

Délocalisations : oui merci !

Coauteur d’une étude du BCG The Value Creators : A study of the world top performers qui analyse les meilleurs performances financiers de plus de 5000 entreprises entre 1993 et 1998, la conclusion du rapport affirme que : « Les managers disposent de trois leviers pour créer de la valeur : le cash disponible, la productivité des actions et l’investissement. » Mais, attention, si « La croissance a été un moteur pour la création de valeur aux Etats-Unis, en Europe ce sont les restructurations qui sont le levier préféré. »

Mosquet est aussi un défenseur zélé de la mondialisation et son cortège de délocalisations qui, selon lui, s’exprimant dans une autre étude de juin 2004, ne détruisent pas des emplois, mais globalement, permettent d’en créer. Car, dit-il : « Depuis les années 1970, la productivité est le premier destructeur d’emplois. (...) En revanche, la mondialisation a bénéficié aux entreprises françaises et à l’emploi de ces entreprises en France. »

La chute dramatique de l’emploi industriel (passé de 38 % dans les années 70 à moins de 18 % aujourd’hui) est selon lui « un facteur naturel d’érosion, qui libère des ressources pour le développement des services, à l’instar de ce qui s’est passé entre l’agriculture et l’industrie au début du XX e siècle. » Même son de cloche concernant le rapprochement éventuel de GM avec Renault : « GM a des ressemblances avec Renault ou Nissan de l’époque : la société a encore en son sein une bureaucratie qui nécessite une vraie transformation culturelle. Les trois sociétés peuvent constituer ensemble une réelle opportunité de création de valeur ».

French MBA Club

Pour donner encore plus de prestige à ce réseau politico financier de plus en plus avide de confisquer le pouvoir politique en temps de crise, un « French MBA Club » a été fondé en mars 2002 dont l’objectif est de « permettre aux étudiants français en MBA aux Etats-Unis de se rencontrer et de partager leur expérience ».

Qui sont les sponsors de ce club ? Les banques ultra spéculatives de Wall Street : Goldman Sachs, Lehman Brothers et ceux capables de faire accepter leurs politiques aux universités, entreprises et gouvernements, le Boston Consulting Group. Sur le thème sarkozien du « Futur de la France et de ses entreprises ; redynamiser et moderniser l’économie française », le French MBA Club a réuni en 2005 à Philadelphie Noël Forgeard ancien co-président d’EADS, Jean-Marie Messier, ancien président de Vivendi et Xavier Mosquet du BCG.

Si cette année-là, Jean-David Levitte, ambassadeur de France aux Etats-Unis a présidé le dîner de clôture de la conférence, il fut conférencier en 2004 aux cotés de Jean-Louis Gergorin, ancien directeur de la stratégie d’EADS et Jean-Paul Agon, PDG de l’Oréal USA.

En France, Michel Frédeau, directeur du bureau parisien du BCG, a été appelé le 7 avril 2004 à témoigner devant le Sénat sur les « méthodes de contrôle budgétaire » et Didier Ribadeau-Dumas, l’actuel senior vice-président du BCG à Paris, siège au comité de surveillance de La Banque postale, véritable magot convoité par les spéculateurs de tout poil.

Comme nous l’avons déjà souligné dans un article sur la French American Foundation, nous appelons de tous nos vœux une meilleure entente entre la France et les Etats-Unis pour rebâtir le monde de demain. C’est d’ailleurs au nom de cette amitié que nous ne pouvons tolérer que ces relations soient confisquées par un quarteron de spéculateurs opérant entre le 8ème arrondissement et Wall Street.

En tout cas, Didier Ribadeau-Dumas, ancien haut fonctionnaire du trésor, énarque et senior vice président du BCG à Paris, écrivant sous le pseudonyme de Paul Van Giers, s’affole sur le blog Débat 2007.fr de ne pas connaître réellement les intentions de Ségolène Royal, et lance des appels aux « éléphants » de son parti, pour qu’ils fassent savoir, en cas où « par erreur, elle était adoubée par les militants et devenait la candidate officielle, pour éviter le pire à la France, vous ne la soutiendriez pas. »
Quant à l’UMP de Nicolas Sarkozy : à force de méthodes qui consistent à introduire des gros requins dans le bocal de l’UMP voulant transformer des carpes en piranhas, il est fort à craindre que l’instigateur de la manœuvre finira un jour par glisser lui-même dans l’aquarium mortel.

Karel Vereycken

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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