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Avec l’Union eurasiatique, Poutine lance une nouvelle dynamique

Alors que l’UE se suicide à coups de politiques d’austérité, à Moscou une union douanière, faite d’échanges physiques et technologiques, est en gestation.

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Le 24 décembre, le président russe Vladimir Poutine a accéléré le mouvement vers la création de l’Union économique eurasiatique (UEA), au cours d’un sommet à Moscou, auquel participaient les pays membres de l’Union douanière, Russie, Kazakhstan et Biélorussie. Étaient aussi présents les chefs d’État du Kirghizstan et de l’Arménie, qui ont commencé les démarches pour devenir membres.

Très important, le Premier ministre ukrainien y participait aussi en tant qu’observateur. C’est un pas de plus de l’Ukraine vers cette alliance eurasiatique, après son refus de signer l’accord d’association EU/Ukraine, du moins en l’état.

L’économiste et stratège Lyndon LaRouche, notre ami outre-Atlantique, s’est réjoui de ce sommet, car c’est une attaque supplémentaire contre la tentative de réseaux atlantistes, via l’Union européenne, de porter un coup à la Russie, en attirant l’Ukraine dans une Union européenne qui ne représente pas aujourd’hui, pas plus que les Etats-Unis, une union économique viable.

Bien que les contours de cette Union eurasiatique que veut créer la Russie, ne soient pas encore très précis, LaRouche a salué l’intention qui la fonde : une volonté de créer un espace souverain de développement économique, d’intérêt commun, au moment où la zone transatlantique sombre dans la crise financière. Ce n’est pas encore une victoire de la zone eurasiatique sur la zone transatlantique, a dit LaRouche, mais c’est un pas dans la bonne direction.

Vladimir Poutine l’a, au contraire, affirmé dès le début du sommet, « nous créons l’Union eurasiatique pour renforcer nos économies et assurer leur développement harmonieux et leur rapprochement ». Il a défini « la coopération juste et mutuellement avantageuse, sur un pied d’égalité » comme l’un des principes de base de l’UEA, ainsi que, « le plus important », comme étant l’amélioration du bien-être des citoyens.

L’UEA pousse plus loin l’Union douanière (UD) et l’espace économique commun établis entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie entre 2010 et 2012, pour créer une zone économique intégrée et souveraine s’étendant à l’Asie centrale. Si les pays concernés sont issus de l’ancien bloc soviétique et ont de ce fait conservé des liens économiques forts, c’est plutôt un vent de type rooseveltien qui les inspire. La libre circulation des biens, personnes, services et capitaux que permettra à terme l’UEA, ne se fera donc pas entre pays aux niveaux économiques très différents, comme l’Ukraine et l’UE. Surtout, elle s’accompagne d’une volonté politique forte de développer les secteurs productifs à forte valeur ajoutée.

Il faut dire que les premiers résultats de l’Union douanière sont déjà encourageants. Les échanges commerciaux entre les trois pays de l’UD ont augmenté de 87 % de 2010 à 2012, alors qu’ils n’ont augmenté que de 50 % avec le reste du monde. Entre 2011 et 2012, ils étaient constitués à 37 % d’hydrocarbures (exportés principalement de Russie vers le Kazakhstan et la Biélorussie), à 21 % de moyens de transport et à 13 % de produits sidérurgiques. Les exportations biélorusses vers le Kazakhstan (22 % de véhicules, 20 % de machines-outils) ont augmenté, comme les exportations russes vers le Kazakhstan, constituées à 26 % de carburants, 15 % de machines-outils et 11 % de métaux. Si la part de biens à haute valeur ajoutée échangée reste faible, comme les produits high-tech, elle tend à augmenter, tandis que celle des matières premières tend à baisser, signe de relations économiques de meilleure qualité, comme s’en est réjoui Poutine le 24 décembre.

La Banque eurasiatique de développement fondée en 2009 a intensifié ses activités, finançant en grande partie des projets industriels liés à l’énergie, le développement des transports, l’extraction des minerais, l’agriculture… Une société conjointe de transport a été créée par les opérateurs ferroviaires des trois pays, la United Transport Logistic Company, dont les investissements devraient atteindre 6,2 Md$ d’ici à 2020, pour un gain de 11 Md$ pour le PIB des trois pays. Enfin, en janvier 2013, un centre pour l’innovation technologique a été créé, le centre conjoint de l’Eurasec.

Il sera établi prochainement que dans l’UEA, le vote de chaque pays aura le même poids (actuellement, le vote de la Russie compte plus que celui des deux autres pays). Quant aux conditions politiques d’entrée imposées par l’UE, l’entrée dans l’UD puis l’UEA ne met pas de conditions sur le régime et la vie politiques des pays membres.

Sans vouloir encenser la Russie, la Chine ou d’autres pays du Pacifique, une croissance robuste domine cette partie du monde, alimentée par le progrès scientifique et la volonté de maîtriser de grands défis, comme l’exploration spatiale ou la maîtrise de l’atome. Tel n’est plus le cas dans la zone transatlantique. Le progrès a changé de camp.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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