Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Avec le canal Seine-Nord, le retour des grands projets en France ?

JPEG - 269.7 ko
Quelques-uns des projets promus par Solidarité & Progrès.

Après vingt ans d’études, d’estimations et de reports, le canal Seine-Nord devrait enfin voir le jour. Poudre aux yeux, manœuvre politique ou vraie rupture ? Le temps nous le dira. En tout cas, pour le plus grand bonheur des élus locaux, Manuel Valls s’est engagé fermement à Arras vendredi 26 septembre à lancer la construction de ce canal, « beau projet fédérateur pour la nouvelle grande région Nord -Pas-de-Calais Picardie ». Certes, on peut croire qu’il s’agissait également d’un petit clin d’œil pour faire avaler son projet calamiteux de big bang territorial.

Officiellement, pour le gouvernement, il s’agit de démontrer qu’à part organiser l’austérité pour tous, il veut également relancer l’investissement. Si l’État ne déviera donc pas de son intention d’économiser 50 milliards d’euros en trois ans, il ne veut pas s’interdire d’investir pour un « grand projet structurant » comme l’est le canal Seine-Nord-Europe dans lequel 12 à 14 000 emplois directs sont en jeu, dont le coût total est désormais estimé à 3,5-4 milliards d’euros.

Les 106 km du canal Seine-Nord à creuser entre Compiègne et Maquion près de Cambrai doivent permettre à des péniches de gros gabarit de relier la région parisienne et ses deux ports maritimes, Rouen et Le Havre, à l’Escaut et, au-delà, aux 20 000 kilomètres du réseau fluvial d’Europe du Nord.

Ce qui rassure :

  1. C’est que c’est la fin de la désastreuse politique des PPP (partenariat public-privé) qui profitent le plus souvent aux grands groupes et les grandes banques qui les contrôlent. Pour Cuvillier « certains [partenaires privés] voulaient d’abord faire de ce canal une vitrine de savoir-faire, englobant des équipements technologiques démesurés », ce qui faisait exploser les coûts.
  2. C’est que c’est Rémi Pauvros, le maire de Maubeuge et député PS qui soit nommé pour piloter la mise en œuvre du projet. En 2013, à la demande de Frédéric Cuvillier, à l’époque ministre des transports, Pauvros fut chargé de reconfigurer le projet. Résultat : le coût du projet est revu à la baisse. Des écluses moins hautes et un tracé qui reprend sur dix kilomètres celui du canal du Nord. Le coût estimé du chantier passe d’une fourchette de 6 à 7 milliards d’euros à une fourchette de 4,4 à 4,7 milliards d’euros.
  3. C’est que le gouvernement s’affirme déterminé à remettre un dossier de demande de subvention à la Commission européenne pour ce projet à dimension transfrontalière. Cette subvention passera de 6 % à 40 % du projet (1,8 milliard d’euros). Cuvillier annonce qu’il a « obtenu la signature du commissaire européen aux transports Siim Kallas pour un financement possible à hauteur de 40 % ».
  4. C’est que Bercy n’a pas mis son véto. Emmanuel Macron, après tout, est un ami de Michel Rocard qui défend depuis trente ans le canal Seine-Nord.
  5. C’est qu’une date précise a été fixée : le chantier sera lancé en 2017 pour une mise en service en 2023.
  6. C’est que c’est le début d’un retour à un Etat stratège. « On va faire bien attention à ce que les entreprises locales puissent en profiter », s’engage Rémi Pauvros, « Ce qui change par rapport à l’ancien projet, c’est l’allotissement », explique le lobbyiste Christian Decocq. « Ce ne devrait pas être un marché d’un bloc de 4,5 milliards d’euros, seulement supportable par Bouygues, Vinci ou Eiffage, sous-traitant une partie à des entreprises locales sous des conditions très peu avantageuses pour elles. Mais des lots : un appel d’offres pour creuser tant de km de canal, un autre pour construire une écluse… » Résultat, les grands groupes, mais pas seulement eux, décrocheront des marchés. « On ne peut pas se passer de leur technicité et de leur puissance », indique Rémi Pauvros. « Par exemple, quand il faudra terrasser des milliers de mètres cubes de terrain, on aura besoin d’eux », reconnaît Alain Sur, président de la fédération régionale des travaux publics. Mais au nom des 330 entreprises régionales qu’il représente, il espère aussi décrocher des marchés et table sur 1000 des 6000 à 7000 emplois directs prévus sur l’ensemble du tracé. « Il faudra néanmoins être vigilant à ce que les lots ne soient pas trop gros pour qu’ils nous soient accessibles. »
  7. C’est que le gouvernement annonce vouloir être « au rendez-vous financier » en dégainant un milliard d’euros plus 700 millions d’emprunt qui viendront s’ajouter au milliard d’euros réuni par les Régions (Nord - Pas-de-Calais, Picardie et Île-de-France) et Départements (Nord, Pas-de-Calais, Somme et Oise).

Ce qui inquiète :

  1. C’est que le milliard promis par l’État est suspendu à l’écotaxe. Mais Manuel Valls explique que sa nouvelle version, le péage de transit poids lourds, participera à cette manne. Mais comme il va rapporter moins, il est envisagé d’augmenter le gazole de 2 centimes, où, une idée bien plus lumineuse, de se financer sur les sociétés d’autoroute qui ont engrangé des profits considérables.

En France, à part les écologistes (EELV) et le Front national (FN), tout en restant vigilant, tout le monde se réjouit de la direction que prennent les choses.

Pour conclure, soulignons qu’avec le canal Seine-Nord, le gouvernement semble s’inspirer du « New Deal » du président Franklin Roosevelt. Il a seulement oublié que Roosevelt, afin de pouvoir lancer sa politique de grands travaux (barrages, électrification du monde rurale, etc.), avait pris soin de mettre les banques au pas, en particulier en imposant une séparation stricte des banques avec le Glass-Steagall Act. Aujourd’hui il faut faire mieux encore en recréant, comme le préconise Solidarité & Progrès, une véritable force de frappe souveraine de crédit productif.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard