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Bandar planifie le chaos en Syrie et au Liban pour la rentrée

La rédaction

Le 15 août, un attentat kamikaze dans le district proche du centre du Hezbollah à Beyrouth, a provoqué une véritable conflagration, 24 morts et plus de 300 blessés. Cet attentat à la bombe, visant l’un des principaux alliés de Damas, ressemble à s’y méprendre à l’offensive que décrivait la journaliste Scarlett Haddad dans un article très bien renseigné paru le 8 août dans le principal quotidien francophone du Liban, l’Orient le Jour.

Scarlett Haddad y confirmait que la récente rencontre entre le Prince Bandar Ben Sultan d’Arabie Saoudite et le président Vladimir Poutine, a officialisé la reprise en main de la stratégie anglo-américaine et française au Proche-Orient, par l’Arabie Saoudite.

Selon une source diplomatique appartenant à un pays des « BRICs » - est-ce la Russie ? -, Bandar aurait affirmé que « le déclin des Frères musulmans dans l’ensemble de la région, de la Tunisie à l’Égypte, en passant par le Qatar et même la Turquie, à joué en faveur de l’Arabie Saoudite, qui a repris en main les principaux dossiers ».

En outre, il aurait expliqué aux responsables russes que « le changement en douceur à la tête du Qatar et la quasi neutralisation de la diplomatie de l’Emirat dans la région » dérangeait de plus en plus Riyad, qui a en conséquence décidé de reprendre la main.

En effet, comme l’explique Bassam Tahhan dans un entretien avec Christine Bierre, daté du 1er août, suite à l’échec de la politique qatarie de financement des Frères musulmans au Moyen-Orient, le grand frère wahhabite, l’Arabie Saoudite, semble avoir été investi par Washington pour reprendre la main et rétablir l’agenda anglo-américain dans la région et plus particulièrement vis à vis de la Syrie.

Ainsi, c’est à ce titre que le représentant du royaume des Saoud s’est invité chez Vladimir Poutine afin de lui proposer de laisser tomber le régime de Bachar Al-Assad, en échange d’un contrat d’armement de 15 milliards de dollars, et l’assurance que les intérêts russes seraient préservés dans la région après la chute du régime.

Pour Volker Perthes de l’Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, cité par Russia Today, ce qui détermine les actions de l’Arabie Saoudite, c’est « la peur ». En ordre décroissant : peur que l’Iran gagne, ou que l’Iran (chiite) établisse une certaine forme d’hégémonie au Moyen-Orient ; peur que le Hezbollah (chiite) gagne au Liban contre les politiciens sunnites soutenus par l’Arabie Saoudite ; enfin, peur que Assad gagne, ou si c’est l’opposition, que ce soit la mauvaise opposition qui l’emporte.

Néanmoins, selon des retours sur la rencontre entre Bandar et Poutine, les frictions ont été vives lorsque l’accusation de « financer et armer des groupes extrémistes et terroristes » à été formulée à l’encontre du représentant saoudien.

En outre, selon un diplomate arabe cité par l’AFP, « le président Poutine a poliment écouté son interlocuteur et lui à fait savoir que la Russie ne changerait pas de politique. »

D’autre part, selon la source diplomatique de Scarlett Haddad, avant d’aller démarcher la Russie, « le Prince Bandar s’est rendu à Berlin, et dans d’autres capitales européennes pour les inciter à poursuivre leurs livraisons d’armes à la rébellion syrienne, les assurant qu’elles n’iraient pas aux mains d’Al-Qaïda. » Echec là aussi.

Mais suite à ses déboires diplomatiques, et « face à l’échec à rallier la Russie et l’Europe à son projet, le puissant Emir Bandar aurait décidé de lancer une offensive déterminante en Syrie contre les forces du régime ; il aurait annoncé que des résultats significatifs seraient visibles sur le terrain au cours des prochains mois. » Comme l’explique Scarlett Haddad : « Il aurait donc décidé de créer un nouvel équilibre des forces sur le terrain en Syrie en faveur de l’opposition, pour contraindre la Russie et ses alliés de sacrifier Bachar Al-Assad dans le cadre de nouvelles négociations internationales. »

La stratégie du « Prince des Djiadistes », est de faire des avancées dans le nord de la Syrie, en commençant par Alep, et dans le sud, où il pense convaincre le régime jordanien (via son frère, un diplomate proche du roi) de sortir de sa neutralité et d’approvisionner le Golan et le Dara en combattants et en armes.

A Damas, un responsable cité par Al-Akbar, reste dubitatif : « l’opposition est en mesure de faire des avancées à Meng contre la 17ème Brigade. Mais à Lataquié et à Salamyeh, tout ce que l’opposition réussira, c’est à commettre des massacres. »

Au Liban, d’autre part, Bandar compte utiliser son influence auprès des Sunnites et de leurs alliés chrétiens et druzes (Hariri, Joumblatt, Geagea) pour empêcher que la Coalition du 8 Mars, composée du Hezbollah et du Parti du général Aoun, ne reprenne le pouvoir, rétablisse sa minorité de blocage et augmente son soutien au régime Syrien.

Dans le camp du général Aoun, on confirme aussi ce scénario, selon lequel « Bandar tentera un assaut généralisé pour éliminer Bachar al-Assad, au cours des mois de septembre et octobre (...) Les temps qui viennent vont être terribles, (...) l’Occident a opté pour une stratégie de chaos et de destruction de l’ensemble de la région ». La source a aussi souligné les monstruosités perpétrées dans ces derniers jours dans le gouvernorat de Lattaquié (Abu Makka et Obin) où des gangs de djihadistes ont exécuté des familles entières, voire même, dans le cas de Obin, des village entiers.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

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Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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