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Blackwater : les Démocrates manquent de courage face à la « SS de Rohatyn »

La rédaction

La privatisation des armées et des services de sécurité au bénéfice de Sociétés Militaires Privées (SMP) fait partie d’un plan d’ensemble pour en finir avec les Etats-Unis comme République souveraine. Voilà ce qui aurait du être le sujet des auditions organisées par le sénateur démocrate de Californie Henry Waxman lors des interrogatoires sur les « bavures » de Blackwater USA lors des missions de sécurité en Irak. Waxman et les démocrates se sont limités à poser des questions utiles sans vouloir confronter la substance de la politique fasciste imposée depuis des années par Félix Rohatyn et celui qui est le « parrain » de l’administration Bush/Cheney, l’ancien secrétaire d’Etat George Schultz.

L’interrogatoire durant quatre heures du directeur de Blackwater Eric Prince, s’est perdu dans des détails sans fin sur les contrats de la société, le comportement particulièrement violent des employés réputés d’avoir la gâchette facile et les manquements étrangement complices des autorités de tutelle, en particulier le Département d’Etat. Déjà, en décembre 2006, ce dernier avait négocié un « arrangement » de 15.000 dollars en faveur de la famille d’un vigile irakien assassiné par un employé ivre de Blackwater. D’autre part, au nom du patriotisme, on a pu voir des Républicains défendre la grande utilité et les prestations de Blackwater en Irak.

Les Démocrates se sont révélés incapables de dévoiler aussi bien la nature « SS » de Blackwater, que le scandale du conflit d’intérêt majeur qui caractérise cette affaire. C’est seulement le Républicain Darrell Issa de Californie qui a documenté les relations intimes d’Eric Prince avec le parti de George Bush, mais dans le but de démontrer que l’opposition démocrate profite de cette affaire pour dénigrer les « bons patriotes » de Blackwater et l’administration Bush. La veille des auditions, Oliver North, l’ancien colonel qui fut condamné pour avoir envoyé des armes en échange de cocaïne dans le cadre de la lutte contre le communisme au Nicaragua, avait même accusé le sénateur Waxman d’être à la tête d’une vaste « chasse aux sorcières ».

Dennis Kucinich, l’élu démocrate de l’Ohio, soulignait à juste titre que si les fonctions militaires sont privatisées, les sous-traitants trouvent tout intérêt à prolonger la guerre et non pas à y mettre un terme. Certains journalistes de la presse américaine se posent d’ailleurs la question si Blackwater lui-même ne soutient pas les insurgés, notamment en leur fournissant des armes. Kucinich était par ailleurs le seul à demander à Eric Prince s’il s’était entretenu avec des intermédiaires à la Maison Blanche, au Congrès ou avec la famille DeVos, à quoi Prince a répondu « non ».

Cependant, un article de Salon.com du 2 octobre reprenait en détail les accusations de Jeremy Scahill, auteur de « Blackwater, l’épopée de la plus puissante armée de mercenaires ». Cette enquête dépeint la nébuleuse des fondamentalistes chrétiens derrière Blackwater qui sont le noyau dur du parti de la guerre de Schultz et Cheney.

Déjà, les parents d’Eric Prince, Edgar Prince et sa femme Elsa Prince Broekhuizen, à travers leur fondation financent le Council for National Policy, une société ultra-secrète qui s’est réunie à Salt Lake City le 28 septembre pour entendre Dick Cheney expliquer les raisons d’un départ en guerre contre l’Iran. Prince père a été un des piliers de la « Christian Coalition » de Gary Bauer et du Family Research Council de James Dobson. La sœur d’Eric Prince, Elisabeth « Betsy » est l’épouse de Dick DeVos, le fils de Richard DeVos, lui aussi millionnaire « chrétien » et co-fondateur de la société de vente direct Amway.

Betsy, très haut placée dans la machine du Parti Républicain du Michigan et au niveau national, affirme sans rougir que, oui, sa famille « est le plus grand contributeur en ‘soft money’ du parti Républicain », et aujourd’hui, ne se disant plus offensée à l’idée qu’elle « achète de l’influence politique », elle « avoue simplement ce fait. ». Elle est aussi une responsable de l’Acton Institute pour l’étude de la religion et la liberté, une espèce de Société du Mont Pèlerin bis qui promeut la libre entreprise et prône un état minimal.

Eric Prince, à travers sa propre fondation, la « Freiheit Foundation » finance Christendom College, l’Institute for World Politics, le Crisis Magazine que dirige le Républicain ultra conservateur Rick Santorum et le Prison Fellowship de Chuck Colson. Les « Légionnaires du Christ », liés aux Cristeros synarchistes mexicains, et La Christian Freedom International (CFI), dirigée par l’ancien responsable de l’administration Reagan Jim Jacobson sont aussi financés par Prince. En 1998, CFI a acheté une douzaine d’esclaves au Soudan pour démontrer l’existence de l’esclavage dans un pays où Blackwater USA, à travers Greystone Limited, a été choisi pour former la guérilla au maintien de l’ordre...

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Si à l’âge de 27 ans Eric Prince a fondé Blackwater USA, un certain nombre de militaires et d’autres professionnels ont rejoint l’entreprise voulant profiter de la manne des contrats dont le montant total (de 2001 à 2006) dépasse le milliard de dollars !

Par exemple Joseph Schmitz, avant de rejoindre Blackwater, fut nommé par Bush en 2002 comme inspecteur général des armées en charge de surveiller à la transparence des contrats militaires. Dans cette fonction il a assisté au plus grand accroissement de l’histoire américaine de contrats au bénéfice des fournisseurs aux armées, attribuant 42,1 milliards de dollars à 77 compagnies privées. Schmitz ne rendait compte qu’auprès du ministre de la Défense américain, une situation qui irritait fortement aussi bien les élus Démocrates que Républicains. Sous pression du Congrès, Schmitz a rendu son tablier pour devenir le conseiller juridique principal de Blackwater USA. Schmitz milite pour la Federalist Society qui défend avec des juges de la Cour Suprême le modèle d’un exécutif unitaire développé dans les années trente par le juriste du régime allemand Carl Schmitt. Il a ramené à Blackwater un de ses proches, l’ancien procureur « indépendant » Kenneth Star qui mena la chasse aux sorcières contre le président Bill Clinton.

Passée de la CIA au département d’Etat pour devenir depuis 2004 le vice-président de Blackwater, Cofer Black a le sens de l’humour. Celui qui a dirigé pendant 28 ans le centre anti-terroriste de la centrale du renseignement américain demanda à un de ses officiers de lui ramener la tête de Ben Laden tenue au frais dans des glaçons pour la montrer à Bush. Black est le conseiller principal de Mitt Romney, le candidat qui risque fortement d’être le challenger officiel du Parti Républicain face à Hillary en 2008.

Souvenons-nous qu’à la CIA, Black fut en charge des « extraditions spéciales », organisant le déplacement secret de prisonniers d’Irak ou d’Afghanistan vers des pays moins regardants sur les pratiques de torture (Pologne, Roumanie, Egypte, etc.). Ces avions, qui faisaient la navette entre Abou Graïb, Guantanamo et l’Afghanistan ont fait escale dans de nombreux pays européens (Angleterre, Italie, France, Allemagne, Malte, etc.) parfois avec, et souvent sans le consentement des pays en question suite à des accords de coopération juridique conclu entre l’UE et les Etats-Unis.

Sans surprise, on découvre dans les documents de l’enquête du procureur suisse Dick Marty au parlement européen sur les « prisons volantes de la CIA », les noms de deux filiales de Blackwater : Presidential Airways and Aviation Worldwide Services (AWS). Le document de travail N°4 du parlement européen, établi par Giovanni Claudio Fava, affirme que « les deux compagnies utilisent des avions CASA C-212 » capables de transporter des paras et des gros cargos et en mesure d’atterrir sur des pistes improvisés. En Europe, Malte est leur base d’opérations. »

Il est également établi que, au moment même où le gouvernement chilien s’opposait courageusement à la guerre d’Irak, le représentant de Blackwater sur place, un admirateur de Pinochet, Jose Miguel Pizarro et son Groupe Réseau Tactique a recruté par voie de presse 750 anciens tortionnaires du régime Pinochet pour partir dans cette guerre. Le manager de l’opération n’est personne d’autre que le fils de l’ancien ministre de la défense sous Pinochet Herman Brady Roche. Quand l’opération fut découverte, ce dernier s’est installé en Uruguay en se disant inarrêtable.

Retraçant l’origine des compagnies de mercenaires fascistes privés à la Compagnie des Indes Orientales Britanniques, LaRouche disait que

Cet appareil est une SS (...) et le Congrès devrait le dire. C’est la SS de Felix Rohatyn et de George Schultz. Mais est-ce que les démocrates ont les tripes de dire que ces assassins sont la SS de Rohatyn ? D’où vient la politique de Blackwater ? du Middlebury College de Rohatyn.

D’ailleurs, disait LaRouche, dans le cas de Blackwater on ne devrait pas parler de l’armée de mercenaires « le plus puissant du monde » car la société britannique Aegis Defence de Timothy Spicer emploie plus de 20.000 hommes en Irak, tandis que le nombre de « chiens de guerre » de Blackwater en Irak dépasse à peine les 10.000.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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