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Les BRICS créent leur propre banque internationale pour le développement !

La rédaction
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Vladimir Poutine, Narendra Modi, Dilma Rousseff, Xi Jinping et Jacob Zuma, le 15 juillet 2014 à Fortaleza.
Crédit : itamaraty.gov.br

Les chefs d’Etat des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont rencontrés le 15 juillet à Fortaleza au Brésil pour leur sixième sommet, et ont publié une déclaration historique. Parmi ses 72 points, la déclaration de Fortaleza annonce en effet la création d’une Nouvelle banque de développement (NBD) pour financer l’infrastructure et les projets de développement dans les pays membres et d’autres pays en développement.

Le siège de la banque sera situé à Shanghai, et la nouvelle institution sera dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, avec une contribution égale des 5 pays fondateurs.

La déclaration contient également une annonce de la mise en place d’un système de réserve en devise (le BRICS Contingent Reserve Arrangement, CRA), avec une réserve de 100 milliards de dollars au départ, « pour aider à anticiper les pressions à court terme sur la liquidité ». La déclaration de Fortaleza contient donc en germe un système financier international entièrement nouveau, fondé sur le développement mutuel et la souveraineté des nations.

Les trois paragraphes pertinents se lisent comme suit :

11. Les BRICS, ainsi que les autres EMDC [pays en voie de développement et économies de marchés émergentes] continuent d’être confrontés à des contraintes de financement significatives lorsqu’ils cherchent à résoudre des problèmes d’infrastructure et des besoins en développement durable. Ayant ceci à l’esprit, nous avons le plaisir d’annoncer la signature d’un accord établissant la Nouvelle banque de développement (NBD), ayant pour objectif de mobiliser les ressources pour l’infrastructure et des projets de développement durable, tant dans les pays membres des BRICS que les autres pays émergents et en voie de développement. Nous apprécions le travail entrepris par nos ministres des Finances. Reposant sur des principes bancaires sains, la NBD va renforcer la coopération entre les pays et se conjuguer aux efforts des institutions multilatérales et régionales pour le développement global, contribuant ainsi à nos engagements collectifs en vue de réaliser les objectifs d’une croissance forte, soutenable et équilibrée.

12. La Banque sera dotée d’un capital initial autorisé de 100 milliards de dollars américains. La souscription initiale sera de 50 milliards de dollars, également répartie entre les membres fondateurs. Le premier dirigeant du Conseil des gouverneurs sera russe. Le premier dirigeant du Conseil de direction sera brésilien. Le premier président sera indien. Le siège de la Banque sera situé à Shanghai. Le centre régional pour l’Afrique de la Nouvelle banque de développement sera situé en Afrique du Sud, en même temps que son siège. Nous instruisons nos ministres des Finances de faire le nécessaire pour sa mise en opération.

13. Nous avons également le plaisir d’annoncer la signature de l’Accord établissant le BRICS Contingent Reserve Arrangement (CRA), avec des réserves de 100 milliards de dollars américains. Cet arrangement aura un effet préventif positif, aidera les pays à anticiper les pressions en termes de liquidité, renforcera la sécurité financière globale et viendra compléter les arrangements internationaux existants. Nous apprécions le travail accompli par nos ministres des Finances et les gouverneurs de nos banques centrales. L’Accord offrira un cadre pour l’approvisionnement en liquidité grâce à des échanges croisés de devises en réponse aux pressions actuelles ou potentielles dans la balance des paiements.

La Déclaration de Fortaleza contient aussi des passages critiquant l’incapacité du Fonds monétaire international à répondre à la crise et affirme :

Nous appelons à la mise en place d’une architecture financière internationale qui soit plus à même de répondre aux défis associés au développement. Nous avons été très actifs afin d’améliorer l’architecture financière internationale à travers notre coordination multilatérale, et à travers d’initiatives de coopération financière qui accroîtront, de manière complémentaire, la diversité et la disponibilité des ressources pour la promotion du développement et apporteront une sécurité adéquate dans l’économie globale.

La déclaration condamne fortement l’ingérence militaire unilatérale et les sanctions économiques :

27. Nous insistons sur notre engagement pour la résolution de disputes de manière soutenable et pacifique, selon les principes et objectifs de la charte des Nations unies. Nous condamnons les actes d’ingérence militaire unilatérale et les sanctions économiques en violation du droit international et des normes universellement reconnues pour ce qui concerne les relations internationales. Gardant ceci à l’esprit, nous soulignons l’importance de la nature indivisible de la sécurité, et qu’aucun Etat ne devrait renforcer sa sécurité aux dépens de la sécurité d’autrui.

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Le concept de Banque internationale de développement lancé par l’économiste américain Lyndon LaRouche en 1975, avait inspiré la Conférence des pays non-alignés dans son combat pour se libérer de l’oligarchie financière.

Bien que la Déclaration de Fortaleza contienne des signes d’apaisement à l’égard des forces oligarchiques dominant le globe à l’heure actuelle, en endossant le concept de « développement durable » et de « sources d’énergie renouvelables », il s’agit sans aucun doute d’un acte fondateur faisant écho à la proposition de Banque internationale de développement mise de l’avant en 1975, soit près de 40 ans plus tard, par l’économiste américain Lyndon LaRouche, ainsi qu’aux nombreuses critiques faites par lui et ses associés contre le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Comme l’a déclaré la Présidente brésilienne Dilma Rousseff : « La Banque représente une alternative pour les besoins de financement des pays en voie de développement, capable de les comprendre et de compenser l’insuffisance de crédit en provenance des institutions financières internationales. »

Ceci n’arrive pas trop tôt, car le système bancaire européen entre rapidement dans une nouvelle phase d’effondrement, tandis que le FMI, la BCE et l’UE sont incapables d’imaginer autre chose que le renflouement (externe et/ou interne) des jeux spéculatifs des mégabanques universelles nées de la destruction des lois de types Glass-Steagall

La Banque asiatique d’investissement pour l’infrastructure (AIIB), qui sera fondée à l’initiative de la Chine plus tard cette année (et dotée d’un capital similaire), viendra certainement renforcer l’effort pour jeter les bases d’un nouveau système financier international juste et efficace.

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  • petite souris • 17/07/2014 - 13:52

    malgré ces détails très importants
    c’est une excellente nouvelle !

    Répondre à ce message

  • Omar • 17/07/2014 - 11:32

    Ce qui serait pertinent de connaitre, c’est si ces pays, les BRICS, poursuivent leur
    engagement dans des instances comme le FMI, la Banque Mondiale...
    On ne peut pas dénoncer un système et continuer à en faire partie.
    Par ailleurs, l’oligarchie financière pourra toujours user de pressions politiques et
    militaires sur les petits pays désireux d’avoir recours à la NBD. L’Empire ne va pas
    se laisser faire, on a vu pour l’Ukraine.
    Alors, n’est-ce pas une "déclaration de guerre" à lEmpire ?

    Répondre à ce message

  • Armel • 17/07/2014 - 02:15

    Le capital reste libellé en dollars. Je ne comprends pas bien où est l’émancipation par rapport à l’Occident. Est-ce une façon de recycler cette monnaie qu’auraient en excédents les BRICS ?

    Répondre à ce message

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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