X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

C’était bien les Britanniques et non la Russie qui se sont ingérés dans les élections américaines !

La rédaction
JPEG - 110.8 ko
JPEG - 258.1 ko

Le 4 juin 2018, le site prestigieux du Russian International Affairs Council (RIAC) [1], a publié l’analyse suivante d’Harley Schlanger, vice-président de l’Institut Schiller États-Unis, et porte-parole national de l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche.

Plus de doute possible :
c’est le Royaume-Uni, et non la Russie, qui s’est immiscé dans les élections américaines

Par Harley Schlanger.

JPEG - 32.8 ko
Harley Schlanger, vice-président de l’Institut Schiller États-Unis, et porte-parole national de l’économiste et homme politique américain Lyndon LaRouche.

Avec la transformation du « Russiagate » en « Spygate », il devient clair désormais que c’est le Royaume-Uni, à travers ses différents services de renseignement, qui s’est « immiscé » dans les élections présidentielles américaines de 2016.

Les principaux médias américains tentent de limiter l’impact en réduisant le « Spygate » à un débat sémantique sur la question de savoir si le déploiement d’agents au sein de la campagne Trump peut être qualifié d’« espionnage », d’« infiltration », de légitime défense contre l’agression russe, ou de nouvelle invention de la « paranoïa » de Trump.

L’histoire est complexe, mais nous disposons désormais d’un nombre suffisant d’éléments pour affirmer avec certitude qu’il y a eu une opération conjointe des services de renseignements anglo-américains, dans le but de piéger certains responsables de la campagne de Trump, par le biais d’une opération classique d’infiltration.

L’on retrouve au cœur de cette opération trois agents liés à la CIA, au FBI et au MI-6 : Joseph Mifsud, Alexander Downer et Stefan Halper. Ces trois hommes ont été déployés pour manipuler Carter Page et George Papadopoulos, deux responsables subalternes du staff de campagne de Trump, en leur faisant croire qu’ils travailleraient avec les réseaux de renseignement russes, en prétendant que ceux-ci voulaient aider Trump, afin de planter des traces pouvant ensuite être utilisés contre Trump comme pièce à conviction.

Ce type d’opération d’infiltration et d’« entrapment » (piègeage) a été utilisé à plusieurs reprises par le FBI, contre les opposants de « gauche » et de « droite ». Il a été déployé contre le mouvement des droits civiques — y compris contre le Dr Martin Luther King, Jr. — contre le mouvement anti-guerre à la fin des années 1960 et au début des années 1970, contre le Ku Klux Klan, dans les opérations Abscam et Brilab contre les élus politiques et syndicaux et, depuis le 11 septembre, avec des cellules du FBI infiltrées dans des groupes terroristes présumées.

Cette opération a été lancée très tôt, entre juillet et septembre 2016, à peu près au moment où Trump a remporté la nomination du Parti républicain, et peu après que le directeur de la CIA de John Brennan ait mis sur pied avec James Clapper, le directeur du renseignement national, une « task force » inter-agences, véritable « cabinet noir » chargé d’enquêter sur les efforts présumés de la Russie visant à influencer le résultat de l’élection.

Brennan a initialement été encouragé dans ce sens par Robert Hannigan, alors chef du département cyberguerre de la Grande-Bretagne, le GCHQ [la NSA britannique, ndt]. Lui et Clapper ont convaincu le directeur du FBI James Comey et d’autres hauts responsables du FBI — y compris le contact de Brennan avec le FBI, Peter Strzok — d’ouvrir une enquête. Strzok a reçu l’ordre de rencontrer le 5 juillet à Londres l’ex-agent du MI-6 Christopher Steele, afin que ce dernier le briefe sur les « mémos » qu’il rédigeait, alléguant de multiples canaux d’influence russe sur Trump, y compris des enregistrements de chantage sexuel fictif. Le 31 juillet 2016 a été lancée l’enquête du FBI qui a servi à justifier les déploiements des « espions » qui étaient, en fait, en mouvement avant cette date.

Le rôle central de John Brennan et de James Clapper dans cette tentative de changement de régime est progressivement apparu à la lumière au fur et à mesure que les enquêtes avançaient. Leur rôle devient plus clair à partir du moment où l’on écarte les montages de l’ « ingérence » et du « piratage » russe, et que l’on se rend compte que la principale offense reprochée à la présidence Trump est son intention d’améliorer les relations de coopération avec la Russie et le président Poutine. La volonté de Trump de mettre un terme aux politiques dangereuses et provocatrices contre la Russie (et la Chine) de ses prédécesseurs George W. Bush et Barack Obama, est ce qui sous-tend l’histoire de Russiagate.

Brennan a un long pedigree d’activité anti-russe, notamment dans le soutien direct apporté par les États-Unis au coup d’État contre le président Viktor Ianoukovytch en Ukraine, ainsi que l’envoi d’armes et de fournitures militaires, la formation et le soutien logistique apporté aux rebelles anti-Assad en Syrie, dont une grande partie a fini entre les mains des terroristes de l’IS et d’Al-Qaïda. Depuis qu’il a quitté son poste à la CIA, il a été de plus en plus critique à l’égard de Trump et de Poutine, à travers ses tweets et ses commentaires dans les principaux médias américains.

Quant à Clapper, il suffit de considérer les commentaires fortement russophobes qu’il a fait en Australie le 6 juin 2017 pour voir son parti pris. Après avoir déclaré sans détour « les Russes ne sont pas nos amis », il a ajouté qu’il existe des « différences irréconciliables » entre les deux pays, et que la Russie « est diamétralement opposée, dans ses gênes, aux États-Unis et aux démocraties occidentales ».

Il ne faut donc pas s’étonner de voir l’étroite collaboration entre ces deux hommes et le « cabinet noir » qu’ils ont constitué avec leurs homologues britanniques anti-russes.

Le but de l’opération Mifsud/Downer/Halper a été résumé par une tribune de George Parry publiée dans The American Spectator le 22 mai 2018 et intitulée « L’affaire Papadopoulos : un véritable sédatif ». Parry écrit que le malheureux Papadopoulos a été « manipulé pour répéter une histoire inventée à propos des courriels de Clinton afin de créer l’apparence de collusion entre la campagne de Trump et les Russes et d’apporter au FBI un prédicat préfabriqué permettant de lancer une enquête ». En d’autres termes, il s’agissait d’une opération classique, où les « enquêteurs » incitent leurs victimes à passer aux actes avant de les arrêter en flagrant délit !

Dès le début, le mouvement LaRouche aux États-Unis a démontré qu’il n’y avait pas d’ingérence russe, ni de collusion, mais un effort conjoint des agences de renseignement américaines et britanniques pour faire perdre Trump, ou le démettre de ses fonctions une fois élu. Outre l’article de Parry, qui confirme l’analyse de LaRouche, de nombreux analystes ont abondé dans ce sens. Publius Tacitus, sur le blog Sic Semper Tyrannis du colonel Pat Lang, ancien spécialiste du renseignement militaire, a écrit que les nouvelles preuves « lèvent le doute sur le fait que les services de renseignement britanniques et américains ont collaboré à un stratagème sournois fabriqué de toutes pièces… »

Dans un autre article publié dans The American Spectator le 25 mai et intitulé « Le réseau d’espionnage de Londres à Langley [ville abritant le QG de la CIA] », George Newmayr détaille les nouveaux éléments qui sont apparus. L’article le plus significatif est celui de Jim Holf, publié sur le blog Gateway Pundit, dans lequel il écrit qu’un gouvernement étranger s’est bien immiscé dans les élections, mais que « le gouvernement identifié est le Royaume-Uni, pas la Russie ». Il affirme que ceux qui sont derrière le Russiagate « étaient prêts à risquer la troisième guerre mondiale avec la Russie plutôt que de faire face à une présidence Trump ».

Toutefois, l’article ne montre pas ce qui les effraie le plus, c’est-à-dire la possibilité que Trump n’inverse l’ensemble de l’orientation géopolitique belliqueuse sur laquelle ils ont fait leur carrière et leur fortune, et qui favorise ainsi une attitude hostile vis-à-vis de la Russie et la Chine.

L’idée que Trump puisse engager pleinement les États-Unis dans une coopération avec le nouveau paradigme émergent, emmené par la Chine et la Russie, a généré une réaction hystérique à son élection, d’où la fiction que l’on connaît sous le nom de Russiagate.

C’est cela qui complète le tableau, et montre clairement pourquoi cette opération de changement de régime contre Trump doit être stoppée.


[1Co-fondé par le ministère russe des Affaires étrangères, le ministère russe de l’Education et de la Science, l’Académie russe des Sciences, l’Union russe des industriels et des entrepreneurs et le groupe d’information Interfax.

Voir le commentaire

  • BONIN Stéphane • 09/06/2018 - 19:19

    Ah, qu’ est ce qu’ ils nous cachent nos "merdias occidentaux" !

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard