Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Canal Seine-Nord, Grand Paris, SNCF : l’euro ou les grands travaux, il faut choisir !

JPEG - 105.1 ko

L’euro exige sa livre de sang pour perdurer ! Le sujet est tabou. D’ailleurs il ne faut pas en parler ! Ne dites à personne que vous avez lu les lignes qui suivent.

Alors que toute la France attend le coup de manivelle pour que la machine économique reparte, plusieurs grands chantiers, parmi lesquels les plus importants de toute l’UE, aussi prometteurs de croissance qu’ils le sont en termes d’emplois, de formations, bref en promesses d’espoir d’un avenir meilleur, ces projets sont aujourd’hui, non pas annulés, mais en panne, suspendus ou remis à plus tard…

Parmi eux, trois énormes chantiers : les investissements urgentissimes dans la SNCF, le Canal Seine Nord Europe (CSNE) et le Grand Paris.

Or, comme nous allons le montrer ici, dans les trois cas, l’Etat français, pieds et poings liés par les traités européens qui l’obligent à ramener les comptes publics à l’équilibre à l’horizon 2022, soit la fin du quinquennat, en réduisant le déficit à 0,9 % du PIB en 2020 puis 0,3 % l’année suivante, en 2021, comme l’exigent les critères de Maastricht, se retrouve dans l’incapacité totale de mettre la main à la poche. Un cas d’école pour comprendre ce que veut dire Jacques Cheminade lorsqu’il parle « d’occupation financière »

Voici donc comment ces sacro-saints critères :

1. Empêchent la reprise de la dette de la SNCF

Investir dans le ferroviaire, il y a urgence. Or, les grèves des cheminots, nous l’espérons, ont permis au Français de découvrir à quel point leur service public est plombé par une dette odieuse.

JPEG - 553.8 ko

Lundi 7 mai, le Premier ministre Edouard Philippe a reçu à Matignon les syndicats et leur a promis une reprise « progressive mais substantielle » de la dette de la SNCF. Cependant, alors qu’il s’agit là d’une des clés permettant de nous sortir de l’impasse actuelle, faire une telle annonce maintenant est jugé contre-productif. Philippe leur a donné rendez-vous après le 23 mai, c’est-à-dire le jour où Bruxelles annoncera la sortie de la France de la procédure pour déficit excessif ouverte contre elle en 2009.

Comme le précise le site de France Inter :

Si rien n’est encore annoncé de façon précise, c’est parce que la Commission européenne officialise le 23 mai la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. On repasse sous la barre des 3 %, pas question donc d’annoncer pour le moment la reprise de la dette de SNCF Réseau. (…) Enfin, il n’est pas possible de reprendre la dette (de la SNCF) dès 2019 car il faut déjà amortir la transformation du CICE en baisse de charges. À moins, comme envisage de le faire Bercy, de faire passer ça à Bruxelles comme un One-Off, une procédure spéciale pour mesure exceptionnelle qui ne doit en aucun cas se renouveler. Sorte de solde de tout compte, à condition de prouver que l’Etat ne devra plus jamais remettre la main au pot.

2. Retardent inutilement la construction du Canal Seine-Nord Europe (CSNE)

Construire un canal à grand gabarit de 107 km entre Compiègne et Cambrai. Il s’agit du plus grand chantier d’infrastructure d’Europe. Dans l’immédiat, c’est 10 000 emplois et une fois les plateformes multimodales en opération le long du canal, c’est au moins 30 000 emplois.

JPEG - 113.9 ko
Lors de la visite d’Emmanuel Macron à Amiens : manifestation d’élus réclamant la réalisation du Canal Seine-Nord Europe (CSNE).

Le 4 avril, interrogé au Parlement sur le calendrier du canal Seine-Nord Europe (CSNE), la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson a annoncé le début des travaux pour fin 2019 avec mise en service progressive en 2026.

On ne peut pas démarrer plut tôt pour la simple raison que l’Etat, cerclé dans la camisole de l’euro, n’a pas les marges financières requises pour honorer son engagement !

Car, sur les 4,7 milliards d’euros du projet, l’UE donnera presque 2 milliards (40 %), les régions 1 milliard. Sur les 1,7 milliard qui restent, la Société du Canal Seine-Nord Europe que préside Xavier Bertrand, emprunte 750 millions.

Constatons ensuite qu’après le refus de l’Etat de se porter garant pour l’emprunt (car la dette entre dans les critères de Maastricht), ce sont les régions qui ont pris le relais. Reste donc enfin l’Etat, c’est-à-dire Bercy, qui doit décaisser « son » milliard.

Or, l’argent « ce n’est pas magique » nous répète Emmanuel Macron. Et là aussi, hors de question de s’endetter, une fois de plus, pour honorer les engagements européens.

Le 16 avril, Stéphane Demilly, un député de la Somme qui se bat bec et ongles pour le projet, a regretté dans un entretien vidéo que l’Etat « n’[ait] pas beaucoup de sous » et qu’il « traine un peu » pour lâcher son milliard. Pire, Bercy étudie « une taxe nationale à assiette locale », c’est-à-dire que l’Etat, pour « trouver » l’argent, compte de nouveau se servir dans l’assiette des habitants du Nord de la France bien qu’ils aient déjà mis la main à la poche deux fois : une fois en payant « leur » milliard, et une deuxième fois en se portant caution de l’endettement de la Société de projet.

3. Renvoient aux calendes grecques le chantier du Grand Paris

Autre chantier gigantesque (38,5 milliards d’euro) qui augmenterait le nombre de km du métro parisien de 200 à 400.

JPEG - 1.2 Mo

Créé pour la circonstance, la Société du Grand Paris (SGP) doit concevoir et réaliser le Réseau de transport public du Grand Paris (RTGP), connu sous le nom de Grand Paris Express, financé par deux grands axes : des taxes et un emprunt.

La SGP percevra directement une fraction d’une taxe payée par les entreprises sur les surfaces des bureaux (TSB) ainsi qu’une taxe spéciale d’équipement (TSE) « Grand Paris » à régler par chaque habitant d’Ile de France.

Riche de ses rentrées fiscales stables, la SGP s’endettera auprès des banques privées. Ces dernières exigent que l’Etat français se porte caution. La Cour des comptes s’y oppose prétextant, encore une fois, que cette caution figurera forcément dans le chiffre de la dette de l’Etat « au sens maastrichtien »

Résultat : le grand Paris se fait petit. Seuls les JO de 2024 obligent Bercy à lâcher quelques miettes pour la réalisation des lignes ayant un rapport direct avec leur organisation. Le village olympique sera-t-il donc un village Potemkine ?

Incompétence crasse

On voit donc clairement qu’il faut choisir : les grands travaux ou l’adoration de l’euro ! Car dans les conditions actuelles, impossible d’organiser une relance par l’investissement productif ! Impossible de faire ce qui a permis à la Chine de tirer 700 millions de ses habitants de la pauvreté la plus extrême.

A cela s’ajoute, que sur le plan de la science économique, les fameux « critères économiques de convergence de Maastricht » (dont un déficit public inférieur à 3% du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB) ne valent même pas leur pesant de cacahuètes !

D’ailleurs, comme le note l’Economiste,

Le seuil des 3%, n’est pas né d’une réflexion économique théorique poussée, mais il a été imaginé par trois hauts fonctionnaires français (Guy Abeille, Pierre Bilger et Roland de Villepin) sur un coin de table afin de fournir au président Mitterrand une règle facile qu’il puisse opposer aux ministres qui lui demandent des fonds...

Et en effet, depuis Mitterrand, ça semble marcher à tous les coups ! [1]

Enfin, ces critères font croire que toute dette est préjudiciable. Or, que vaut la monnaie d’un Etat qui n’investit en rien ? Le problème n’est donc pas la dette en tant que telle. Mieux vaut se demander à quoi sert une dette ? Va-t-elle se rembourser en mobilisant le capital financier, technique et humain afin de transformer ce qui n’est qu’un jeu d’écriture en véritable richesse économique et humaine ?

Soulignons enfin que c’est bien une application mécanique et autoritaire de ces critères à des pays très différents, qui a fait diverger des pays comme la Grèce, l’Espagne, le Royaume-Uni ou le Portugal, c’est-à-dire tout le contraire d’une intégration harmonieuse de la zone euro.

En clair, face à cette (fausse) « Europe » de faux-monnayeurs, S&P préconise une refondation de fond en comble du projet européen. Cette refondation passe par la triple sortie : celle de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. Non pas comme un saut dans le vide mais comme l’acte fondateur d’une Europe des patries et des projets capable de coopérer d’un commun accord avec les BRICS et les Nouvelles Routes de la soie que nous propose la Chine.

« Il est légitime que l’État s’endette pour investir »

Sur la « science » économique « maastrichtienne », voici ce qu’en disait le 23 novembre 2016 Catherine Mathieu, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :

Lors de la signature du traité de Maastricht en 1992, pour accepter la création de la monnaie unique, l’Allemagne a imposé des critères d’entrée, dont celui d’avoir un déficit budgétaire public inférieur à 3 % du PIB. Les Allemands craignaient que la monnaie unique permette aux pays « laxistes » (les pays du Sud et la France) d’avoir des déficits excessifs qu’eux-mêmes devraient financer un jour ; par ailleurs, selon l’idéologie libérale, le secteur privé est toujours efficace ; il suffit donc de contrôler les soldes publics.

JPEG - 43.7 ko
Cathérine Mathieu, économiste de l’OFCE.
Crédit : Patrick Nussbaum

Ces 3 %, sortis d’un chapeau, représentaient le niveau moyen d’investissement public des pays de l’UE à l’époque. Or, la seule règle budgétaire ayant un sens économique est la « règle d’or des finances publiques », énoncée par Paul Leroy-Beaulieu il y a plus de cent ans : il est légitime que l’État s’endette pour investir. Mais la règle des 3 % ne lie pas explicitement le niveau de déficit permis au niveau effectif de l’investissement. Dans la vraie règle d’or, de plus, il s’agit d’une égalité et non d’une limite supérieure.

La règle devrait s’appliquer au solde corrigé de la conjoncture, ce que la règle des 3 % oublie. Un pays dont la croissance ralentit voit son solde public se creuser (moindres rentrées d’impôts, dépenses d’allocations chômage), c’est la composante conjoncturelle du déficit. Dans ces circonstances, il est légitime que son déficit structurel (le solde corrigé de la conjoncture) soit supérieur au niveau d’investissement public, afin de soutenir l’activité. Le critère devrait être : un pays a droit au déficit nécessaire pour obtenir un niveau satisfaisant d’activité, celui qui correspond au maximum d’emploi possible sans induire de tensions inflationnistes. C’est ce que continuent à faire le Japon (déficit public de 4,2 % en 2016), les États-Unis (4,4 %) et le Royaume-Uni (3 %).

Pourtant, la contrainte des règles européennes a été renforcée au cours du temps. Les pays de la zone euro ayant un déficit public supérieur à 3 % du PIB entrent dans une procédure dite de déficit excessif et doivent s’engager à le réduire, selon une trajectoire fixée par la Commission. Sinon, ils sont susceptibles d’être soumis à des sanctions financières. Cela aurait dû être le cas en juillet dernier pour la France, l’Espagne et le Portugal, mais la Commission a préféré ne pas jeter encore de l’huile sur le feu.

Selon le traité budgétaire, tous les pays doivent réduire leur déficit structurel d’au moins 0,5 point de PIB par an tant qu’ils ne sont pas à l’équilibre. Tous les pays de la zone euro ont été placés à un moment ou un autre en procédure de déficit excessif, quatre pays y sont encore (Espagne, France, Grèce, Portugal). Mais la Commission critique aussi d’autres pays, dont l’Italie aujourd’hui menacée d’entrer de nouveau en procédure de déficit excessif si elle ne fait pas d’avantage d’efforts. En fait, le calcul du solde structurel repose sur l’évaluation de la croissance potentielle, faite par la Commission, et qui est toujours proche de la croissance observée.

Ainsi, la composante conjoncturelle du déficit et l’effort budgétaire sont toujours sous-estimés, ce qui contraint les pays à mener des politiques pro-cycliques : un pays en récession devrait mener une politique récessive pour tenter de ramener son déficit en dessous des 3 %. Comme le montre l’exemple de la Grèce depuis 2010, renforcer l’austérité budgétaire dans un pays en récession ne permet guère de réduire le déficit, fait chuter le PIB et augmenter le poids de la dette publique. La règle des 3 % comme le traité budgétaire sont une machine à enfoncer les pays en crise.

Par ailleurs, ils ne permettent pas de demander à des pays qui connaissent une demande privée trop forte (comme l’Espagne avant 2007) de la modérer, ni aux pays qui pèsent sur la croissance de la zone par des excédents extérieurs trop élevés (comme l’Allemagne ou les Pays-Bas) de pratiquer une politique de relance. Ils ne sont pas adaptés à la situation actuelle où des déficits budgétaires sont nécessaires compte-tenu de la faiblesse de la demande. Ils sont foncièrement déséquilibrants pour la zone euro.


[1Ce seuil est devenu ensuite un des cinq critères de convergence de Maastricht à cause de phénomènes de change (augmentation des écarts de taux) qui ont requis une convergence économique des pays candidats à l’adoption de la monnaie unique.

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • BONIN Stéphane • 12/05/2018 - 16:57

    Le problème du Grand Paris Express - dans le cas d’ une réalisation dans un calendrier d’ ici 2030 - est qu’ il mobilisera des crédits que les provinciaux ne pourront avoir . Or, eux aussi ont des projets de développement de réseaux de transports en commun, qu’ ils soient tramway ou BHNS..................voire même de "train de banlieue" comme Marseille (électrification et doublement intégral de Marseille - Aix en Provence, électrification de Marseille - Miramas par Fos) . La limitation du projet Parisien aux lignes 15 et 16 d’ ici 2030 (les lignes à fort trafic du G.P.E.) permettrait aux réseaux provinciaux d’ avoir (eux aussi) des crédits pour leurs créations ou développements . La FNAUT est favorable à un tel scénario.

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 12/05/2018 - 16:49

    Dans le "secteur Sud" du Grand Paris, il serait peut-être plus judicieux de remplacer la ligne 18 par un réseau de tramway ou Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) qui pourrait desservir une zone bien plus large que la ligne 18 de la zone Ouest de l’ aéroport d’ Orly (disons un secteur "Massy - Versailles" . Si, par la suite, ce réseau ne suffit pas, alors un renforcement par cette ligne 18 deviendrait alors inévitable et serait une véritable colonne vertébrale de ce secteur "Massy - Versailles"..........................en favorisant d’ abord ainsi une "desserte fine", puis par la suite en la renforçant en son centre (et si nécessaire) par un "axe lourd" que serait donc cette ligne 18.

    La FNAUT préconnise une situation de ce genre, tel que proposé dans les posts précédents . Ce réseau fin préconnisé pour "Massy - Versailles" pourrait se faire dans les mêmes délais prévus pour la 18, et pour probablement moins cher et en desservant bien plus de monde(s !) .

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 11/05/2018 - 19:43

    Pardon, RER B et non D.

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 11/05/2018 - 19:38

    Attention aux divers projets que vous soutenez ! Le projet de Canal Seine-Nord pourrait être remplacer par un véritable projet de modernisation électrification de l’ axe ferroviaire (Le Havre) Amiens - Laon - Reims - Chalons (Nancy, Alsace du Nord) - Chaumont - Culmont (Dijon, Belfort, Alsace du Sud), ainsi que l’ électrification de (Boulogne) Rang du Fliers - Amiens (menacé par le COI) . Mettre à niveau cet axe permettrait d’ en faire profiter non seulement les marchandises venues du Havre (en complément de Gisors - Serqueux), d’ Europe du Nord et de Grande-Bretagne (et de contourner le noeud Parisien), mais aussi les voyageurs . Entre les 2, le choix est vite fait !

    Pour le Grand Paris Express, la priorité est de faire l’ intégralité de la ligne 15, puis la 16 . Les 17 et 18 (désolé) ne sont pas indispensable avant au moins 20 ans............l’ intérêt de la 17 étant même remis en cause vu que Roissy Charles de Gaulle sera desservie par la ligne D du RER (déja fait) et par le Charles de Gaulle Express (travaux imminent).

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Soutenons la résistance de la Grèce face aux puissances de chantage du fascisme financier. Il est temps de bâtir un monde sans la City ni Wall Street.

En savoir plus

Refonder l’Europe pour ne pas rater le train de l’histoire

17 juin 2017
Nouvelle Solidarité N°3/2017
Refonder l’Europe pour ne pas rater le train de l’histoire

OTAN, UE, Euro : pour l’indépendance de la Grèce et des autres nations

28 mars
Actualité
OTAN, UE, Euro : pour l’indépendance de la Grèce et des autres nations

Canal Seine-Nord Europe (SNE), la lettre ouverte de S&P aux élus

16 septembre 2017
Actualité
Canal Seine-Nord Europe (SNE), la lettre ouverte de S&P aux élus

Sortir de L’UE et de l’euro
pour une Europe des patries et des projets

9 mars 2017
Sortir de L’UE
et de l’euro
pour refonder l’Europe
Sortir de L’UE et de l’euro<br/> pour une Europe des patries et des projets

La dette française, un cas d’école de « l’occupation financière »

9 mai 2017
Actualité
La dette française, un cas d’école de « l’occupation financière »

Une pratique ancestrale : la remise jubilaire des dettes

7 juin 2017
Economie
Une pratique ancestrale : la remise jubilaire des dettes

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard