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« Cessation de paiements » de l’Argentine : l’hommage du vice à la vertu

La rédaction
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Affiches dans les rues de Buenos Aires : « Basta buitres » (Ça suffit, les vautours !)
Crédit : NA

L’Association internationale des swaps et dérivés (ISDA), qui a présidé à la croissance d’une bulle mondiale de produits dérivés de 1,7 millions de milliards de dollars, a eu l’audace de déclarer le 1er août l’Argentine en « cessation de paiements » pour son incapacité prétendue à effectuer un remboursement de 539 millions de dollars aux détenteurs d’obligations, situation qualifiée d’« événement de crédit ».

L’Argentine, comme tout le monde le sait, a effectué son paiement de 539 millions sur sa dette souveraine, qui avait été réorganisée en 2005 et 2010 avec l’accord de 93 % de ses créditeurs, transférant comme d’habitude les fonds en temps et en heure sur les comptes de son agent fiduciaire, la Bank of New York. Les 7 % de créditeurs qui avaient toutefois refusé l’entente, dont le fond vautour NML Capital de Paul Singer, ont reçu l’autorisation, par le juge de la Cour fédérale Thomas Griesa et son Special Master Daniel Pollack – maintenue par la Cour Suprême – d’être payés à 100 % de la valeur nominale pour les obligations déclassées et rachetées il y a six ans à faible prix, empêchant la BoNY de procéder au paiement à moins que les fonds vautours ne soient simultanément payés. L’Argentine a refusé, soulignant le profit de 1680 % qui en découlerait pour les fonds vautours, et le fait que la clause RUFO (droit sur les offres futures) exigerait que tous les détenteurs de la dette soient traités sur un pied d’égalité, ce qui conduirait le pays à la faillite.

Lors d’une conférence de presse le 31 juillet, le chef de cabinet du gouvernement argentin Jorge Capitanich a dénoncé le gouvernement Obama pour son manque de « rationalité », ainsi que les magistrats biaisés, qualifiant à juste titre Griesa et Pollack d’« agents des fonds vautours » :

Les Etats-Unis sont responsables de ne pas avoir agi de manière appropriée. Nous ne voulons pas entendre l’excuse de l’indépendance du système judiciaire. Ce dont ils sont indépendants, c’est de la rationalité. Ils sont indépendants de décisions qui sont compatibles avec le fonctionnement du système financier international, mais ils ne sont pas indépendants des fonds vautours. (…) Qu’il n’y ait aucun doute (...) le juge Griesa n’est pas indépendant ; il est un agent des fonds vautours, tout comme Pollack. De quel système de justice parlez vous donc ? (…) La communauté internationale ne peut endosser les actes de groupes minuscules ayant pour objectif de subvertir le processus de réorganisation volontaire de la dette d’un pays souverain. Que pouvons-nous espérer de dirigeants qui ne sont même pas capables d’intervenir pour mettre fin à des guerres où des gens sont tués ? Ils ne s’en soucient même pas – cela ne les dérange pas de voir la souveraineté des pays bafouée.

Dans un message vidéo du 25 juillet pour célébrer l’ouverture d’une nouvelle usine sidérurgique dans la province du Chaco, la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a de son côté souligné, sans en mentionner le nom (Glass-Steagall), qu’« il y avait jadis une loi aux Etats-Unis qui interdisait ce type de spéculation » que pratiquent les fonds vautours contre l’Argentine. Elle a clairement indiqué pourquoi une telle loi est nécessaire aujourd’hui :

Quiconque achète des titres suite à une cessation de paiements n’a clairement pas une bonne intention à l’esprit (...) car il veut spéculer et voir comment il peut faire plus d’argent. (...) Si ces pratiques arrivent à triompher dans le monde, qui voudra s’engager dans des investissements productifs tels que ceux consentis pour construire l’usine sidérurgique de Chaco, si dans six ans quelqu’un peut empocher un retour de 1680 % sans avoir rien [investi] ou rien risqué ? Si les vautours arrivent à leurs fins, il sera très difficile dans le monde de réorganiser les dettes, ou de convaincre les gens d’investir pour réactiver une économie mondiale qui a grand besoin d’emplois, de recherche et de développement dans la science et la technologie, etc.

Le « crédit démocratique » de Jaurès contre l’oligarchie

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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